UE : Moscovici plaide pour un "sérieux toilettage" du pacte de stabilité

Publié le 01/10/2019 - 14:12
Mis à jour le 01/10/2019 - 14:28

Le commissaire européen Pierre Moscovici a plaidé ce mardi 1er octobre 2019 pour que la prochaine Commission européenne effectue « un sérieux toilettage » du pacte de stabilité et de croissance, pour permette à la fois de réduire l’endettement des Etats et favoriser la croissance.

© d poirier ©
© d poirier ©
"Je souhaite que la prochaine commission maintienne le choix de la flexibilité dans le cadre des règles et qu'elle soit aussi capable de proposer leur réforme", a affirmé le commissaire aux Affaires économiques lors d'une rencontre à Paris avec l'Association des journalistes économiques et financiers (AJEF).
M. Moscovici, qui quittera ses fonctions à la fin du mois, a insisté sur le "besoin d'un sérieux toilettage" du pacte de stabilité et de croissance, qui fixe les règles de la zone euro notamment pour le déficit public et l'endettement des pays membres, afin de "le rendre plus lisible, plus simple, plus efficace". Il doit être remplacé dès le 1er novembre par l'ancien Premier ministre italien Paolo Gentiloni, un social-démocrate modéré. Il s'est attardé sur la réduction du déficit structurel qui doit aboutir à une réduction de l'endettement public, à ses yeux "contestable conceptuellement, difficile à mesurer empiriquement et extrêmement difficile à introduire comme élément de négociation avec les Etats membres", a-t-il constaté.
"Cela ne doit pas être incompatible avec la réduction de la dette"
Le commissaire, qui a rappelé que le dernier mot revient aux Etats membres, a prôné une "réforme des règles pour les rendre capables de mettre en place des politiques qui réduisent la dette tout en soutenant la croissance". Dans son projet de budget 2020, la France revient dans les clous avec un déficit budgétaire de 2,2% contre plus de 3% attendu cette année, mais ne réduit pratiquement pas son déficit structurel, comme a relevé le Haut conseil des finances publiques (HCFP).
A ce propos, le commissaire n'a pas souhaité commenter le budget français qui lui sera remis le 15 octobre prochain, mais il a rappelé qu'il n'avait pas critiqué les mesures prises par le gouvernement pour apaiser la grogne des gilets jaunes et soutenir la consommation."Il y avait une réponse sociale et politique qui était nécessaire face à
une crise qui, vue de Bruxelles, était considérée de très grande ampleur. De surcroît, il y a là un soutien à la croissance qui n'est pas malvenu", a-t-il déclaré.
"Cela ne doit pas être incompatible avec la réduction de la dette", a-t-il toutefois ajouté. M. Moscovici est, par ailleurs revenu sur les tensions qui avaient marqué
ses relations il y a un an avec l'ancien gouvernement populiste italien. "Je n'ai pas du tout de critique à faire sur la manière dont notre dialogue s'est passé depuis un an", a-t-il souligné, même s'il a estimé que Rome "n'avait pas à se plaindre de la Commission au cours des cinq dernières années et en particulier pas de moi".
Il a toutefois reconnu que "les choses sont bien plus faciles avec le gouvernement actuel", issu d'une coalition entre le Mouvement 5 Etoiles (M5S, antisystème) et le Parti démocrate (centre gauche). Le chef du gouvernement italien Giuseppe Conte a estimé le mois dernier qu'il fallait "améliorer le pacte de stabilité" qui impose aux pays membres que leur déficit budgétaire ne dépasse pas les 3% du PIB et leur dette les 60% du PIB.
(Source AFP)
Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Economie

Quitter le salariat pour entreprendre : une reconversion qui séduit aussi à Besançon

La reconversion professionnelle vers un projet entrepreneurial occupe une place croissante dans le paysage économique et social français. De plus en plus d’actifs choisissent de quitter le salariat pour créer leur propre emploi, souvent dans une recherche de sens, d’autonomie et d’équilibre entre vie professionnelle et personnelle. Un constat partagé par la coopérative d’activités et d’emplois (CAE) Coopilote à Besançon, qui met en lumière plusieurs parcours d’entrepreneurs ayant fait le choix de l’entrepreneuriat comme voie de reconversion.

À Besançon, le restaurant L’Unalôme inaugure un nouvel espace culturel… dans sa cave

Référence reconnue de la scène gastronomique bisontine depuis 4 ans, le restaurant L’Unalôme annonce l’élargissement de son activité avec l’ouverture d’un espace dédié à la culture et à l’événementiel. Installé dans une cave voûtée réaménagée, ce nouveau lieu accueillera à la fois une programmation artistique régulière et des événements privatifs, a-ton appris ce mardi 20 janvier.

Menace de taxes douanières sur les vins : Macron et Genevard montent au créneau face aux menaces de Trump

La France a vivement réagi après la nouvelle menace de Donald Trump d’imposer des droits de douane de 200 % sur les vins et champagnes français. L’entourage d’Emmanuel Macron, tout comme la ministre de l’Agriculture Annie Genevard, ont condamné ces déclarations, mardi 20 janvier 2026.

Ambiance bar à jeux et cuisine mexicaine pour la réouverture du Pixel à Besançon

Situé en plein coeur de la Cité des Arts, le Pixel a fermé ses portes le 1er décembre 2023. Deux ans plus tard, le voilà qu’il s’apprête à rouvrir ses portes sous l’impulsion d’Eric Grux, Jocelyn Lamy et Johann Donnenwirth. À eux trois, ils représentent respectivement les entreprises Jinic Media, Lamy traiteur (Samouraï sushis) et les Jeux de la Comté et ont décidé d’unir leurs forces pour transformer Le Pixel en restaurant, coffee shop et bar à jeux, nommé Taqueria Quest. La pré-ouverture aura lieu le 30 janvier 2026 et l’ouverture officielle est prévue pour la fin du mois de février. 

Logement neuf : un marché national en repli, des signaux de résilience à Besançon

Dans un contexte national marqué par un ralentissement de la production de logements neufs, l’année 2025 apparaît contrastée pour Besançon. Si la baisse des ventes et des mises en chantier est nette, certains indicateurs locaux traduisent une capacité d’adaptation du marché et une confiance maintenue des opérateurs. Explications avec Fabrice Jeannot, vice-président de la Fédération des promoteurs immobiliers Bourgogne Franche-Comté ce lundi 19 janvier.

Le fisc réclame des millions d’euros de redressement à General Electric Belfort

Le fisc français a notifié un important redressement au groupe industriel GE Energy Products France (EPF), filiale de la multinationale américaine GE Vernova, lui reprochant d'avoir artificiellement réduit son bénéfice imposable de 212 millions d'euros, a-t-on appris vendredi auprès du CSE de l'entreprise basée à Belfort.

Jott en redressement judiciaire : les cinq boutiques de Besançon, Belfort, Dijon et Chalon-sur-Saône surveillées

Le tribunal des activités économiques de Marseille a décidé le 18 décembre 2025 de placer la société SAS JOTT sous le régime du redressement judiciaire. Cette procédure, déclenchée en raison d’une situation de cessation des paiements, ouvre une période d’observation de six mois durant laquelle la viabilité de l’entreprise sera examinée. Une audience clé est prévue le 5 février 2026.

Espoir pour Fralsen à Besançon : des offres déposées au tribunal…

Placée en redressement judiciaire, l’entreprise Fralsen, basée à Besançon, dispose désormais de nouvelles perspectives. Selon nos informations, plusieurs offres de reprise ont été déposées auprès du tribunal des affaires économiques de Lyon. Une étape cruciale alors que la société doit impérativement trouver un repreneur d’ici le 5 février 2026.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 9.64
couvert
le 21/01 à 12h00
Vent
0.89 m/s
Pression
1005 hPa
Humidité
100 %