"Disparues de l'A6": peine de 20 ans de réclusion confirmée en appel pour le meurtrier de Christelle Maillery

Publié le 25/06/2016 - 08:15
Mis à jour le 25/06/2016 - 10:03

La cour d’assises de Côte-d’Or a confirmé vendredi soir en appel à Dijon la peine de vingt ans de réclusion à l’encontre de Jean-Pierre Mura, 48 ans, pour le meurtre en 1986 au Creusot (Saône-et-Loire) de Christelle Maillery.

Le 18 décembre 1986, le corps de la collégienne de 16 ans, tuée d'une trentaine de coups de couteau, avait été retrouvé dans une cave de sa résidence. "C'est un grand soulagement", a déclaré à la presse la mère de la victime, Marie Pichon, qui a dit "voir le bout du tunnel avec Christelle au bout".

Jean-Pierre Mura, accoudé au box, a pris connaisance du verdict sans réagir. Son avocate, Me Audrey Bittard, a dit respecter "l'intime conviction de la cour", sans écarter la possibilité d'un pourvoi en cassation. Dans la matinée, l'avocat général Philippe Chassaigne avait requis la confirmation de la peine de vingt ans de réclusion, prononcée en juin 2015 par la cour d'assises de Saône-et-Loire.

Durant tout le procès à Dijon, Jean-Pierre Mura a répété ne pas connaître la victime, qui habitait le quartier des Charmilles au Creusot, qu'il avait lui-même habité plus jeune et qu'il continuait de fréquenter pour y retrouver ses amis. "Il est un moment où le déni de Jean-Pierre Mura devient accablant", a asséné M. Chassaigne. "Comment comprendre l'obsession de Jean-Pierre Mura pour Christelle Maillery pendant 30 ans, et son entêtement à prétendre ne pas la connaître ?", a-t-il poursuivi.

Au cours de l'enquête, son entourage avait témoigné de l'obsession que nourrissait ce collectionneur de couteaux pour le meurtre de la jeune fille, au point de tenir des carnets - détruits depuis - dans lesquels il compilait des éléments sur l'affaire. Jeudi, rebondissement à l'audience quand a été révélée l'existence d'un courrier envoyé par l'accusé en mars dernier au procureur général de Dijon dans lequel, au milieu de propos incohérents, il écrit : "Elle s'est fait avorter, Michel (l'ancien petit ami de la victime, ndlr), elle a tué ton bébé. J'ai bien fait de lui couper la gueule à cette putain". Or, Christelle Maillery avait subi un avortement quelques mois avant sa mort. En s'adressant une dernière fois à la cour, l'accusé avait continué de nier son implication dans ce meurtre. "Je n'aurais pas eu le courage de dire à la maman de Christelle Maillery que je n'ai pas tué sa fille, si je l'avais fait", avait-il dit avant que le jury ne se retire pour délibérer, durant près de huit heures.

Pour Me Bittard, qui avait plaidé l'acquittement, cette affaire est "une énigme", dans laquelle "des personnes sans alibi, aux déclarations incohérentes" n'ont pas fait l'objet de vérification par les enquêteurs.

(AFP)

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Justice

Un des deux évadés de Dijon condamné à 12 ans de réclusion pour violences sur son ex

Un des deux hommes qui s'était évadé fin novembre de la prison de Dijon, avant d'être rapidement repris, a été condamné lundi à Lons-le-Saunier à 12 ans de réclusion pour des violences sur son ex-compagne, qu'il avait éborgnée en lui plantant une fourchette dans l'oeil.

Il avait tué son compagnon en l’écrasant : peine de 15 ans de prison confirmée en appel   

Un homme de 46 ans a été condamné jeudi 22 janvier 2026 en appel à Lons-le-Saunier à 15 ans de réclusion criminelle pour avoir tué son compagnon en 2022 en lui roulant dessus avec sa voiture, la même peine que celle infligée il y a un an en première instance. L'accusation avait requis 25 ans de réclusion.

Le ”droit de correction parentale” n’existe pas, rappelle la Cour de cassation

La Cour de cassation a rendu mercredi 14 janvier 2026 une décision dans une affaire portant sur des faits de violences commises par un père sur ses enfants. Cette décision intervient après la relaxe prononcée par la cour d’appel de Metz le 18 avril 2024, fondée notamment sur l’invocation d’un prétendu ”droit de correction”.

Espoir pour Fralsen à Besançon : des offres déposées au tribunal…

Placée en redressement judiciaire, l’entreprise Fralsen, basée à Besançon, dispose désormais de nouvelles perspectives. Selon nos informations, plusieurs offres de reprise ont été déposées auprès du tribunal des affaires économiques de Lyon. Une étape cruciale alors que la société doit impérativement trouver un repreneur d’ici le 5 février 2026.

La demande de remise en liberté de Frédéric Péchier examinée le 11 février 2026

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Besançon examinera le 11 février 2026 une demande de remise en liberté de l'ex-anesthésiste Frédéric Péchier, condamné en décembre pour l'empoisonnement de 30 patients, dont 12 sont morts, a-t-on appris mardi 13 janvier 2026 de sources concordantes.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 4.31
nuageux
le 03/02 à 18h00
Vent
1.46 m/s
Pression
1002 hPa
Humidité
88 %