Lancement de la phase 2 du projet d'écoquartier des Vaîtes à Besançon

Publié le 06/11/2024 - 12:00
Mis à jour le 09/11/2024 - 09:17

En présence de plusieurs élus, la maire de Besançon Anne Vignot, a annoncé mardi 5 novembre 2024 à l’Hôtel de Ville le lancement officiel de l’acte 2 du projet revisité d’aménagement urbain des Vaîtes. À terme, celui-ci livrera un total de 600 logements sur une surface totale de 23 hectares. 

Lancé en 2005, le projet des Vaîtes, qui a vécu de nombreux coup d’arrêt notamment en raison des requêtes administratives d’associations, est peut-être enfin sur le point de voir le jour. La maire de Besançon a en tout cas annoncé officiellement le lancement de la deuxième phase, "celle de la co-construction et de la programmation". 

© Ville de Besançon

Pour rappel, le projet initial de la municipalité de Jean-Louis Fousseret prévoyait une zone d’aménagement concerté de 1.150 logements. Celui-ci avait connu un premier coup d’arrêt en 2020 après une décision du Conseil d’État. La nouvelle municipalité avait alors redéfini un projet "revisité" dès 2021 en y intégrant "une réinterrogation démocratique profonde du projet" structurée autour de deux approches, une technique et l’autre citoyenne a rappelé Anne Vignot.

Les associations vent debout contre le projet

Le travail co-construit entre d’une part, un groupe d’experts sur l’environnement et le climat indépendant et d’autre part le résultat issue de la démarche participative citoyenne avaient alors permis de définir les orientations d’aménagement de ce projet revisité, approuvé par le conseil municipal du 30 septembre 2021. Mais celui-ci avait une nouvelle fois été stoppé en février 2023 après une requête de l’association des jardins des Vaîtes, finalement déboutée par le tribunal administratif le 11 avril 2024. 

Le lancement de cette deuxième phase entend ainsi poursuivre le projet revisité issu de la convention citoyenne, avec cette fois pour objectif de "dessiner le projet urbain et aboutir à sa mise en oeuvre", a rappelé la maire.

Des logements "accessibles à tous"

Face à un "besoin de logement incontestable" à Besançon, le projet résidentiel fait donc désormais état de 600 logements "accessibles à tous" et "dans un espace plus contraint" (4,2 ha de bâtis). L’objectif étant de répondre notamment aux besoins des familles et d’éviter ainsi l’étalement urbain. Mais la maire de Besançon a rappelé que les logements répondront à des typologies différentes pour autant. Avec 30% de logements locatifs sociaux, 15% en accession abordable et 55% en accession libre, ceux-ci favoriseront également la mixité sociale. 

La culture potagère "bienvenue aux Vaîtes"

Concernant les quelques 70 jardiniers qui se sont "appropriés illégalement" 1,5 hectare de terrain, propriété de l’aménageur Territoire 25, la Ville entend jouer la carte de l’apaisement en proposant un processus de régularisation des occupations des potagers. Si l’activité potagère est effectivement "la bienvenue aux Vaîtes" reconnaît la maire, celle-ci ne doit pour autant pas être appliquée "de façon exclusive". Estimant qu’il s’agit là d’un "espace qui appartient au public et qui doit revenir à la sphère publique", la municipalité entend ainsi privilégier la "cohabitation de différents usages". 

L’idée étant non seulement "d’accueillir les jardiniers actuels mais aussi de faire une place aux futurs résidents du quartier des Vaîtes" qui "devront eux aussi pouvoir cultiver un lopin de terre" a expliqué Anne Vignot. La culture potagère devrait ainsi être maintenue mais tant qu’elle s’applique "dans une démarche collective et transparente" a ajouté Anne Vignot. Une reconnaissance de ce droit individuel devrait ainsi être actualisée dans le cadre d’une convention pour la plupart des jardiniers.

Par ailleurs, le projet définit des zones agricoles et des zones humides protégées qui seront sactuarisées. Ces zones préservées ne seront donc concernées ni par une "réduction" ni par de la "construction" a encore précisé la Ville. 

Une dynamique "démocratique"

S’appuyant sur le fait de vouloir "mettre ce quartier au coeur de l’intérêt général", celui-ci doit ainsi "être conçu par le maximum de personnes". Anne Vignot a donc réaffirmé son souhait de vouloir co-construire cet éco-quartier avec l’appui des riverains du secteur mais également, le plus largement possible, la population bisontine dans son ensemble, via un processus démocratique. Une grande soirée de lancement est ainsi prévue le 11 décembre prochain à 18h30 dans un lieu qui reste encore à définir. Cette démarcation participative permettra des réflexions collectives autour de différents aspects du projet, en prenant en compte "des invariants comme le nombre de logements" a précisé le conseiller municipal délégué à l’urbanisme Aurélien Laroppe. Mais d’autres "variants" eux, pourront être décidés par la population comme par exemple : "la hauteur des immeubles, la présence de balcon ou non" ou encore les usages de l’espace de la nature urbaine, les formes urbaines, le paysage etc.

Livraison des logements entre 2028 et 2038

"Le temps de l’urbanisme est un temps long" il est donc "important et urgent que les premières étapes de ce dossier se concrétisent" a insisté la maire de Besançon. Selon le prévisionnel défini par la municipalité, les travaux sur les espaces naturels ne devraient débuter qu’à partir de 2026, ceux de la construction des logements, fin 2026, tout comme le début des travaux de la future école Tristant Bernard qui devrait être opérationnelle pour la rentrée 2028. La livraison prévisionnelle des logements est, elle, estimée entre 2028 et 2038. 

les vaîtes

Donnez votre avis sur l’écoquartier des Vaites à Besançon !

Jusqu'au 9 mai 2021 • Une nouvelle étape s’ouvre à partir de ce 19 mars 2021 pour aller plus loin dans la réflexion sur le sujet des Vaites à Besançon. Après le rapport du Geec (groupe d’experts qui a rendu son analyse le 12 mars dernier), chacun peut à présent donner son avis sur le sujet via le site internet : « besancon-vaites.jenparle.net« . Une cinquantaine de personnes représentatives de la Ville de Besançon seront ensuite tirées au sort afin de donner un avis qui servira à la décision finale qui sera prise lors de conseil municipal en septembre 2021.

Le Groupe des Epouvantails en Colère (Geec) s’est installé aux Vaîtes à Besançon

Ce mardi 17 novembre, jour de l’appel à une deuxième vague d’action contre la réintoxication du monde, l’association Les Jardins des Vaîtes, a appelé jardinièr·es et ami·es des Jardins des Vaîtes à déposer banderoles et épouvantails aux Vaîtes. L’occasion de réaffirmer leur volonté de « préserver ce poumon vert en coeur de ville, avec ses jardins, ses zones humides, ses habitant·es humains et non humains. »

Vigie des Vaîtes à Besançon : où en est-on ?

Nous avions rencontré plusieurs membres du collectif de la Vigie des Vaîtes en juillet dernier. Ils expliquaient que cette dernière avait pour but de « veiller ». Un arrêté municipal a été pris le 7 août pour déconstruire la tour. Pour l’heure, la situation reste figée…

Vaîtes : " Seule une convention citoyenne peut conduire à un consensus "

Dans un communiqué de mercredi 29 juillet 2020, l’équipe d’Eric Alauzet au conseil municipal de Besançon demande une « position claire sur les intentions de l’actuelle majorité », réaffirme sa volonté d’un éco-quartier sur ce terrain et déclare que « seule une convention citoyenne (…) peut conduire à un consensus ». 

Politique

Rassemblement contre les violences urbaines à Besançon : un appel à l’apaisement qui tourne à la confrontation

VIDÉO • Réunis lundi 19 octobre devant l’hôtel de ville à l’appel de l’Association des maires de France et de France urbaine, environ 250 personnes ont répondu à l’invitation du maire, Ludovic Fagaut. L’arrivée d’un contre-rassemblement d’une centaine de personnes a rapidement tendu l’atmosphère. Entre condamnation des dégradations, revendications sociales et désaccords sur les valeurs républicaines, les échanges ont illustré les divisions apparues après les événements du 17 octobre.

La France insoumise condamne les pillages et dénonce les violences policières après la mobilisation du 17 octobre à Besançon

Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, le groupe La France insoumise au conseil municipal de Besançon revient sur la manifestation du samedi 17 octobre. Il soutient les revendications des manifestants pacifiques, condamne les pillages et met en cause la gestion des événements par l’État et le gouvernement.

À Besançon, le PCF appelle à une conférence sociale et refuse de participer au rassemblement #TouchePasÀMaMairie ce soir

Dans une prise de position communiqués ce lundi 19 octobre 2026, le Parti communiste français de Besançon condamne les dégradations et les violences qui se sont produites lors de la manifestation du 17 octobre, tout en défendant la légitimité de la mobilisation sociale. Le parti appelle le gouvernement à réunir syndicats, organisations patronales et mouvements de jeunesse pour répondre aux revendications.

À Besançon, un rassemblement citoyen prévu lundi 19 octobre contre les violences urbaines

#TouchePasÀMaVille • À l’appel de France urbaine et de l’Association des maires de France, relayé par la Ville de Besançon, un rassemblement républicain et transpartisan est annoncé lundi 19 octobre 2026, place du 8 Septembre, devant l’Hôtel de Ville de Besançon. L’initiative, placée sous le mot d’ordre #TouchePasÀMaVille, entend réunir les citoyens autour du refus des violences et de la défense des valeurs républicaines.

Manifestation et dégradations du 17 octobre : réactions d’élu(e)s à Besançon

MISE À JOUR À 17H30 • Entre 9 500 (préfecture) et 12 000 (FO) personnes ont participé à la manifestation du 17 octobre à Besançon. Alors que le rassemblement était présenté comme pacifique, des commerces ont été pillés, la préfecture du Doubs a été visée par une tentative d’incendie et les forces de l’ordre ont été prises pour cible. Si les réactions politiques divergent sur les responsabilités, elles condamnent les violences.

Manifestation du 17 octobre à Besançon : Ludovic Fagaut appelle au calme et réclame que les casseurs paient

Le soir de la manifestation du 17 octobre 2026, marquée par des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre et des dégradations dans le centre-ville de Besançon, le maire Ludovic Fagaut a pris la parole dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux. Aux côtés de sa première adjointe, Emmanuel Huot-Cusenier, il condamne les violences, apporte son soutien aux commerçants et aux forces de l’ordre et demande que les auteurs des dégradations soient identifiés et sanctionnés.

Montbéliard : Jérôme Durain condamne les violences survenues au lycée Germaine-Tillion

Après l’intrusion d’un jeune homme dans le lycée Germaine-Tillion à Montbéliard vendredi 16 octobre 2026 et le déclenchement de mortiers d’artifice, qui ont blessé une élève, le président de la Région Bourgogne-Franche-Comté annonce que la collectivité portera plainte.

À Besançon, les Écologistes dénoncent un " deux poids, deux mesures " de Ludovic Fagaut face aux insultes et au racisme

Dans un communiqué du 16 octobre 2026, les Écologistes du Grand Besançon reprochent au maire un manque de constance dans ses prises de position contre les insultes, les menaces et les attaques racistes. Ils s’appuient sur plusieurs épisodes survenus depuis 2020, dont le rejet d’une motion au conseil municipal en avril 2026. Le mouvement condamne également les insultes visant l’édile et sa famille.

Hausse ou baisse des dotations dans les lycées de Bourgogne-Franche-Comté ? Les avis divergent à la Région…

Suite à l’assemblée plénière du 15 octobre 2026, les élus du groupe communiste et républicain de Bourgogne-Franche-Comté ont souhaité réagir dans un communiqué au sujet des dotations accordées pour les lycées de la région. Le président, Jérome Durain, a, quant à lui, refait un point sur ces dernières lors de l’assemblée. On en parle.

Ce que l’on a retenu du conseil municipal de Besançon du 15 octobre 2026

Après un conseil municipal de plus de 8h le mois dernier, celui de ce jeudi 15 octobre 2026 n’a heureusement pas instauré un nouveau record. En 5h45, les élus ont toutefois débattu de plusieurs dossiers importants dont la modification du règlement intérieur, le projet des Vaites ou encore du renouvellement de l’Assemblée des Sages.

Besançon, berceau oublié de l’anarchisme ?

Dans la boucle du Doubs, entre une citadelle classée à l'Unesco et les ateliers d'horlogerie qui firent sa fortune, Besançon a nourri l'une des traditions libertaires les plus singulières de France. De la naissance de Pierre-Joseph Proudhon au projet avorté de Commune en 1871, retour sur une histoire où la "ville horlogère" a longtemps battu au rythme des idées anarchistes... pour rappel.

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