'Affaire des cantines' : la CFTC avait alerté sur une situation 'explosive'

Publié le 02/05/2018 - 12:26
Mis à jour le 02/05/2018 - 12:27

Suite à l’agression d’un employé de la Ville de Besançon en charge du périscolaire le 27 avril 2018 dernier par un parent d'élève, le syndicat CFTC souhaite rappeler qu'elle avait "interpellé la collectivité à différentes reprises" afin "d’alerter sur les conditions de travail déplorables du service des inscriptions scolaires."

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La Confédération française des travailleurs chrétiens avance de nombreux problèmes rencontrés par les services de la Ville :

  • "Logiciel défectueux engendrant des problèmes d’une rare complexité."
  • "Configuration des locaux totalement inadaptés, à la limite du respect des parents et des employés."
  • "Manque de personnel pallié par des "renforts" ponctuels."
  • "Manque de place dans les cantines générant incompréhension quand ce n’est pas menaces et insultes envers le personnel municipal."

Selon le syndicat, "toutes les conditions étaient réunies pour en arriver à cet épisode aussi violent qu’insupportable." Et les contraintes budgétaires ne seraient pas une excuse, pour la CFTC : "justifier un tel "délabrement" du service des inscriptions scolaires est insupportable."

"Des parents dépourvus de discernement"

La CFTC met en avant plusieurs paramètres décidant du nombre de place en cantines : sécurité des enfants (cadre réglementaire), manque de moyen humain et budgétaire, manque d'espace... "Ces problèmes peuvent renvoyer à une certaine frustration compréhensible, mais ne doit en aucun cas être vecteur de violence, verbale ou physique." Et c'est "las d'être devenu l'exutoire de parents dépourvus de discernement" que le service s'était "spontanément fermé" le 30 avril 2018 dans l'après-midi. 

"Il y a urgence à (re)placer l'humain au coeur de l'administration"

Face à cette situation, le syndicat rappelle que "la collectivité est tenue de protéger le fonctionnaire contre toutes les atteintes volontaires à l’intégrité de la personne, les violences, les agissements constitutifs de harcèlement, les menaces, les injures, les diffamations ou les outrages dont il pourrait être victime sans qu’aucune faute personnelle puisse lui être imputée. La collectivité est tenue de réparer, le cas échéant, le préjudice qui en résulté."

Et de conclure : "Au-delà d’une prise de conscience tant de fois érigée en écran de fumée et de toute considération budgétaire, il y a urgence à (re)placer l’humain au cœur même de notre administration."

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