Barrage sur le Cusancin : le juge suspend les travaux

Publié le 23/08/2024 - 15:19
Mis à jour le 23/08/2024 - 17:33

Le juge des référés du tribunal administratif de Besançon a suspendu l’exécution des travaux de destruction du barrage et de l’arrêté préfectoral déclarant d’intérêt général l’opération, a t-on appris dans un communiqué du 23 août 2024.

 © Alexane Alfaro
© Alexane Alfaro

Les faits

Le Cusancin est un affluent du Doubs qui, au niveau de la commune de Baume-les-Dames, supporte un barrage alimentant un canal d'amenée vers un ancien moulin et l'usine dite ''des pipes'' fermée depuis 1991.

La barrage appartient à la commune de Baumes-les-Dames alors que le canal, l'ancien moulin et l'usine sont la propriété de particuliers.

L'établissement public d’aménagement et de gestion des eaux Doubs Dessoubre (EPAGE) a déposé un dossier en préfecture afin d'obtenir les pièces nécessaires à la destruction de ce barrage pour rétablir la continuité écologique de la rivière.

Par un arrêté du 30 avril 2024, le préfet du Doubs a déclaré d’intérêt général les travaux d’arasement du barrage et a donné son accord. Les travaux de destruction ont débuté le 20 août 2024.

Estimant que ces travaux portaient une atteinte grave et manifestement illégale à leur ''droit fondé en titre'' d'usage de l'eau, les propriétaires de l'ancien moulin et de l'usine des pipes ont introduit le 20 août dernier un référé-liberté devant le tribunal administratif de Besançon.

La décision du tribunal

Le juge des référés a estimé que les requérants apportaient la preuve de l'existence d'un ''droit fondé en titre'' d'usage de l'eau du Cusancin. ''Le ''droit fondé en titre'' n’est pas un droit de propriété de l’eau, mais un droit d’usage, attaché à la propriété du terrain. C’est donc un droit réel immobilier qui se transmet de propriétaire en propriétaire.''

Il a également jugé que les travaux en litige conduiraient à un assèchement du canal qui aurait pour conséquence d'éteindre le ''droit en titre'' des requérants. Il a estimé que ces derniers ne pouvaient être dépossédés de ce droit sans leur accord ou, à défaut, qu'une procédure d'expropriation ait été menée à bien.

Il a donc ordonné la suspension des travaux d'arasement et de l'exécution de l'arrêté du 30 avril 2024.

Justice

La Cour de cassation rejette le recours de Frédéric Péchier sur sa demande de mise en liberté

La Cour de cassation a rejeté mardi 12 mai 2026 le recours de l'anesthésiste Frédéric Péchier, condamné en décembre à perpétuité pour 30 empoisonnements dont 12 mortels, qui réclamait sa remise en liberté pour préparer son procès en appel, a-t-on appris de source judiciaire.

Vols de camions chez des artisans du Haut Doubs : 126 gendarmes mobilisés et 12 personnes interpellées

Mardi 5 mai 2026, une opération judiciaire a été menée simultanément dans les départements du Doubs, de la Côte d’Or et de la Haute-Saône pour des faits de vol avec trois circonstances aggravantes, blanchiment d’argent, escroquerie, travail dissimulé et non-justification de ressources.

Affaire Avenir Fermetures : 100 victimes, 700.000 € de préjudice et une enquête pénale ouverte à Besançon

Les sociétés Avenir Fermetures Saint-Vit et Rioz, spécialisées dans la menuiserie, font l’objet de procédures de liquidation judiciaire devant le tribunal de commerce de Besançon. Plusieurs clients affirment avoir versé des acomptes pour des travaux jamais réalisés, donnant lieu à un préjudice financier significatif et à la création d’un collectif d’aide aux victimes de ces affaires, a-t-on appris en mars 2026.

Poulain jeté dans un trou : un éleveur condamné et interdit à vie de détenir un animal

Un éleveur de chevaux du Doubs qui avait jeté un poulain dans un trou, entraînant sa mort, a été condamné lundi 27 avril 2026 à Besançon à une interdiction définitive de détenir un animal et d'exercer une profession en lien avec les animaux, a-t-on appris auprès du parquet.

Enquête sur le drame de Crans-Montana: des avocats dénoncent une “collusion”

Plusieurs avocats ont dénoncé mercredi 15 avril 2026 une probable collusion entre le maire de la station suisse de Crans-Montana et un ancien conseiller communal, tous deux auditionnés cette semaine dans l'enquête sur l'incendie d'un bar qui a fait 41 morts la nuit du nouvel an.

Suisse: le maire de Crans-Montana affirme qu’il ignorait l’absence de contrôles avant l’incendie du nouvel an

Le président de la commune de Crans-Montana, Nicolas Féraud, a assuré lundi 13 avril 2026 devant les magistrats suisses ne pas avoir été au courant du fait que les contrôles du Constellation n'avaient pas été effectuées depuis 2019, soit pendant six ans avant l'incendie de ce bar qui a fait 41 morts la nuit du nouvel an dans la station alpine.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 3.21C°
couvert
le 13/05 à 06h00
Vent
1.87 m/s
Pression
1013 hPa
Humidité
94 %

Sondage