Bourgogne : maigres recettes pour les enchères des vins des Hospices de Nuits

Publié le 10/03/2025 - 08:24
Mis à jour le 10/03/2025 - 08:19

Freinée par un nombre de lots historiquement bas, la 64e vente des vins des Hospices de Nuits-Saint-Georges (Côte d'Or), petite soeur des prestigieuses enchères des Hospices de Beaune, a engrangé dimanche moins de 900.000 euros, une chute de 61% par rapport à l'an dernier a-t-on appris dimanche 9 mars 2025.

 ©  phideg/Pixabay
© phideg/Pixabay

Le total des recettes (856.950 euros) se situe largement en retrait par rapport à 2024 (2,3 M EUR) et loin derrière le record de 2023 (3,6 M EUR), maigre récolte oblige.

Organisée pour la première fois par iDealwine, leader mondial des enchères en ligne de vin, la vente ne présentait en effet que 36 pièces et demi (une pièce est un fût de 228 litres soit 288 bouteilles), contre 150 l'an dernier. 

Le nombre de lots représente "un record à la baisse", a indiqué à l'AFP Jean-Marc Moron, régisseur des quelque 12 hectares de vignes que possèdent les Hospices. La récolte 2024, comme ailleurs en Bourgogne, a en effet été durement affectée par les aléas climatiques: "on a eu l'an dernier le double de pluie sur les vignes de Nuits", a expliqué M. Moron. 

Les enchères des Hospices de Beaune (Côte d'Or), grande soeur des Hospices de Nuits, avaient elles aussi été marquées, en novembre dernier, par un sévère recul de ses recettes (14 millions d'euros contre 23,3 en 2023).

Des records néanmoins

Rareté oblige, le prix moyen de la pièce vendue aux enchères de Nuits a cependant bondi de plus de 40% par rapport à l'an dernier, à 22.422 euros, frôlant le record de 2022 (22.807 euros). Une nouvelle confirmation de l'engouement continue pour les bourgognes. "Nous sommes très heureux du résultat de la vente, nous espérions une petite augmentation sur les prix des pièces et nous avons eu une belle surprise avec des records" sur certains lots, a réagi Guillaume Koch, directeur des Hospices civils de Beaune, qui chapeautent également celles de Nuits.

Poussée par les harangues des parrains de la vente, l'actrice Chantal Ladesou et le patineur artistique Philippe Candeloro, la vente de la "pièce de charité", dont le fruit revient traditionnellement à une autre oeuvre caritative que les Hospices, a été adjugée 50.900 euros. Le précédent plus-haut de l'an dernier avait atteint 68.630 euros. Cette pièce a été vendue au profit de l'association "Coucou nous voilou", qui oeuvre à améliorer le quotidien des enfants et adolescents hospitalisés. Un magnifique coffret de deux bouteilles de la maison Delaunay, des fabuleux millésimes 1955 et 1959, a également été adjugé (2.000 euros) au profit de cette association. C'était la première fois dans l'histoire des enchères que des bouteilles étaient vendues.

Outre l'association caritative Coucou nous voilou, les recettes reviennent à l'hôpital et la maison de retraite gérés par les Hospices de Nuits qui, comme Beaune, sont un "hôpital vigneron": les investissements de modernisation ne reçoivent aucune aide de l'État et sont financées grâce aux vignes apportées en dons au fil des siècles.

(AFP)

Société

Marche LGBTQIA+ à Besançon : “C’est encore insupportable de savoir que deux hommes couchent ensemble”

La marche militante LGBTQIA+ (ou marche des fiertés) de Besançon se tiendra le samedi 16 mai 2026. Organisée par le collectif 17 mai, cet événement revendicatif et festif s’inscrit dans une dynamique locale initiée depuis 2020, avec le soutien de l'ancienne maire Anne Vignot et la participation de nombreuses associations du territoire. On en parle en détail avec Lucie Dernière Minute, responsable de l’organisation de l’évènement.

Besançon est-elle menacée par la mouvance “masculiniste” ?

La préfecture du Doubs organisait ce mercredi 6 avril un exercice de sécurité grandeur nature simulant une attaque terroriste menée par des assaillants se réclamant du courant “masculiniste”. Ce choix de scénario soulève des interrogations. Faut-il y voir une menace réelle pour Besançon ? Et cette mouvance vise-t-elle uniquement les femmes ? Éléments de réponse.

À Besançon, une spécialiste RH propose ses services “à la carte” aux entreprises

Pendant plusieurs années, Bérengère Reisser a travaillé pour de nombreuses entreprises à Besançon en tant que responsable des ressources humaines. Après un licenciement économique  éprouvant, elle a fait le choix de légèrement réorienter sa carrière. Depuis janvier 2026, elle exerce désormais en tant qu’indépendante, proposant ses services aux entreprises et aux structures associatives de Besançon et plus largement de la Franche-Comté.

Attaque masculiniste au collège : un exercice grandeur nature avec deux morts simulés à Quingey

VIDÉOS + DIAPORAMA • Un exercice de sécurité civile grandeur nature s’est tenu mercredi 6 mai au collège Félix Gaffiot, dans la commune de Quingey. Organisée à l’initiative de Rémi Bastille, cette simulation visait à entraîner les différents services de secours et de gestion de crise à la prise en charge d’un événement provoquant de nombreuses victimes.

Dans le Doubs, la contestation de l’expulsion d’un ressortissant kosovar adressée au préfet

Dans une lettre ouverte datée du 22 avril 2026 et adressée au préfet du Doubs, le président du Collectif de Défense des Droits et Libertés des Étrangers (CDDLE) exprime son désaccord après l’expulsion d'un père de famille originaire du Kosovo, une mesure qui a conduit, selon la lettre, à la séparation de l’intéressé avec son épouse et leurs trois enfants restés en France à ce moment-là.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 16.12
légère pluie
le 10/05 à 12h00
Vent
4.19 m/s
Pression
1011 hPa
Humidité
84 %

Sondage