Une brassière de détection du cancer du sein développée à Besançon

Publié le 14/10/2020 - 18:40
Mis à jour le 29/10/2020 - 15:29

Développé par l’École Nationale Supérieure de Mécanique et des Microtechniques (ENSMM), ce système de détection du cancer du sein sera en phase test sur des patientes à l’hôpital Nord-Franche-Comté à partir de 2021. Il pourrait par la suite se démocratiser…

Ce soutien-gorge intelligent pourrait devenir un complément des mammographies et à terme être utilisé individuellement chez soi. Zeina Al Masry, enseignante chercheuse à l'ENSMM et pilote de ce projet (avec Noureddine Zerhouni) a d'ailleurs des projets ambitieux pour ce prototype. Elle reste toutefois sur la réserve : "Il est en phase test pour l'instant, mais c'est vrai qu'on peut imaginer que ce dispositif réponde à un problème plus large, notamment dans les pays sous-développés. Il pourrait être utilisé dans des endroits où il n'y a pas forcément de matériel pour effectuer des mammographies. Néanmoins, il ne remplace par cette dernière, il est complémentaire" .

Comment fonctionne-t-il ?

Le but de ce dispositif et "d'aider à détecter en précoce la présence des nodules dans le sein", précise Zeina. Il est composé de deux types de capteurs : thermiques et d''impédance électrique. "Grâce à ce réseau de capteurs qui est lié à un soutien-gorge, nous allons pouvoir collecter des données et les traiter. Il s'agira ensuite de localiser, préciser la taille et la profondeur des nodules".

Pour l'heure, ce dispositif est dédié à une tranche d'âge précise (50-60 ans). Concernant les essais cliniques, les premières patientes qui pourront bénéficier du dispositif seront accompagnées d'un médecin. Elles l'enfileront comme un soutien-gorge classique et devront le garder sur elles pendant trente minutes.

Remarque :  la mammographie est conseillée à partir de 50 ans.

Infos +

  • Développé par l'ENSMM, ce dispositif profite d'un financement Interreg (franco-suisse). La partie française est composée de l'ENSMM et Femto-ST, l'UTBM, l'hôpital Nord-Franche-Comté. La partie suisse est composée du CSEM et le ZTC.

Santé

Octobre Rose : se réconcilier avec son corps et réapprendre à l’écouter

Octobre Rose, mois dédié à la sensibilisation au cancer du sein et au bien-être des femmes, pointe le bout de son nez. À cette occasion, Anne Sallé, notre coach bien-être spécialiste en gestion du stress, vous propose une série en quatre volets consacrée à l'art de prendre soin de soi. Premier arrêt de ce parcours automnal : la réconciliation avec son corps.

Besançon : au CHU, 20 patientes défilent pour changer le regard sur le cancer du sein

Dans le cadre de la campagne de sensibilisation au cancer du sein Octobre rose, le CHU de Besançon organise la troisième édition de Tapis rose, un défilé de mode de patientes atteintes ou en rémission d’un cancer du sein mercredi 29 septembre 2026 à 18h30 dans le hall de l’hôpital Jean-Minjoz.  

À Besançon, la filière du dispositif médical fait sa rentrée sous le signe de l’IA au Kursaal

Près de 600 professionnels sont attendus au Kursaal les 6 et 7 octobre 2026 pour la 14e édition de La Rentrée du DM (dispositif médical), rendez-vous organisé par l’ISIFC et le PMT. Au programme : évolutions réglementaires, intelligence artificielle, retours d’expérience et rencontres entre les acteurs de la filière medtech.

À Saône, l’intelligence artificielle au service du suivi des patients épileptiques

Le projet EPILEPSAI, basé à Saône dans le Doubs, vient d’être sélectionné parmi les 15 lauréats de la 8e promotion de Prevent2Care, apprend-on dans un communiqué du 14 septembre 2026. Sa plateforme d’intelligence artificielle vise à améliorer le suivi quotidien des personnes atteintes d’épilepsie.

À Besançon, un nouveau cabinet dédié à la psychothérapie et à l’orientation des jeunes

À l’occasion de la rentrée scolaire, Muriel Bozon annonce l’ouverture à Besançon de son cabinet de psychothérapie et d’orientation scolaire. La praticienne souhaite notamment proposer un accompagnement aux adolescents, aux jeunes adultes et à leurs parents, autour des problématiques liées au bien-être, à la scolarité et aux transitions de vie.

Contraceptifs à base de désogestrel : courrier à 1,6 million de femmes sur un risque " faible " de méningiome

Quelque 1,6 million de femmes ayant pris un contraceptif à base de désogestrel (Antigone, Cerazette, Elfasette, Optimizette...) vont recevoir un courrier nominatif les informant d'un risque accru de développer un méningiome, annonce jeudi 10 septembre 2026 l'agence du médicament, jugeant toutefois ce risque "faible".

À Besançon, des ateliers pour aider les proches aidants à prendre soin d’eux

À partir du 14 septembre 2026, Cap APA Santé propose un programme gratuit destiné aux aidants de 60 ans et plus. Pendant plusieurs mois, ateliers collectifs, expression corporelle, art-thérapie et séances de gestion des émotions leur permettront de bénéficier d’un temps consacré à leur propre bien-être.

Violences sexistes et sexuelles : un film immersif tourné au CHU de Besançon, pour le personnel du CHU de Besançon

VIDÉO • Le CHU de Besançon a accueilli, jeudi 3 septembre 2026, le tournage d'un film immersif pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles. Cet outil inédit, produit avec l'entreprise Reverto, servira de matériel pédagogique pour former le personnel, soignant et non soignant, à la prévention des violences sexistes et sexuelles.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 18.01C°
couvert
le 01/10 à 11h00
Vent
4.23 m/s
Pression
1024 hPa
Humidité
85 %

Sondage