Fin 2022, la Bourgogne-Franche-Comté compte 60 700 micro-entreprises économiquement actives, soit 23 000 de plus qu'en 2018. Elles représentent désormais plus d'un tiers des très petites entreprises de la région. Cette progression s'inscrit dans une dynamique nationale, favorisée notamment par le relèvement des plafonds de chiffre d'affaires en 2018.
Pour l'Insee, ”Ce boom de la micro-entreprise traduit aussi un changement profond de l’économie et du regard de la société française sur l’entrepreneuriat.” Le développement du commerce en ligne, des plateformes numériques et de l'externalisation des activités explique en partie cette évolution.
Des revenus souvent complémentaires
Près de 5 % des actifs de la région exercent sous ce statut. Les plus jeunes se tournent davantage vers les activités de livraison ou de création de contenus, tandis que les plus âgés privilégient les secteurs de la santé, de l'action sociale ou de l'hébergement-restauration.
Mais les revenus restent faibles. En moyenne, un micro-entrepreneur dégage 590 euros bruts par mois, soit environ un tiers du Smic. Près d'un sur deux (46 %) cumule cette activité avec un emploi salarié.
Des entreprises peu durables
La micro-entreprise constitue souvent une porte d'entrée vers l'entrepreneuriat, mais elle reste fragile. Un quart des structures créées au premier semestre 2018 n'ont jamais réellement démarré leur activité.
L'Insee souligne également que ”Dans la région, cinq ans après, seul un tiers des micro-entrepreneurs exerce toujours son activité sous ce régime fiscal.” À titre de comparaison, deux entreprises classiques sur trois sont encore en activité cinq ans après leur création.
Les territoires ruraux affichent souvent une densité de micro-entrepreneurs supérieure à la moyenne régionale, où ce statut permet de maintenir une offre de services malgré un accès plus limité à l'emploi salarié.


