Le développement de l’hydrogène propre en Europe demeure une priorité, notamment pour l’industrie et les transports lourds. Toutefois, le retard pris par le marché a conduit, en 2025, à la liquidation judiciaire de McPhy à Fontaine.
Christophe Grudler suivait ce dossier depuis plusieurs années. À la demande de la ministre de l’Énergie, Agnès Panier-Runacher, il avait contribué à convaincre McPhy d’implanter sa gigafactory à Belfort-Fontaine. Grâce au Projet important d’intérêt européen commun (PIIEC) Hydrogène, l’État est devenu le principal financeur du projet, avec une subvention de 114 millions d’euros. La reprise des brevets et des locaux par John Cockerill Hydrogen, en juillet 2025, a relancé les perspectives pour le site. Le dossier a été suivi de près par les pouvoirs publics, jusqu’au président de la République.
”J’en ai encore parlé avec lui à l’Elysée le mois dernier, en marge du lancement de l’équipe de France de l’électrification. Le Président m’a confirmé qu’il ne laisserait pas tomber l’hydrogène à Belfort", assure le député européen.
Une activité relancée et des perspectives d’emplois
Depuis sa reprise par John Cockerill Hydrogen, présenté comme le leader européen des électrolyseurs, le site de Fontaine retrouve progressivement une activité industrielle. Il assure désormais le revêtement polymère et l’assemblage des électrolyseurs au sein d’une chaîne de production entièrement européenne. ”Le site emploie aujourd'hui une cinquantaine de salariés et les dirigeants m’ont expliqué qu’ils pourraient atteindre rapidement les 150 emplois", souligne Christophe Grudler, ”je me réjouis profondément du renouveau de ce site : une usine toute neuve, dotée d'un fort potentiel devait retrouver de l'activité. C'est surtout un immense soulagement pour les salariés. Ici, nous prouvons qu'un site industriel peut renaître.”
Une stratégie européenne pour l’hydrogène
Parallèlement, le député européen poursuit son implication sur les questions liées à l’hydrogène au Parlement européen. Il est rapporteur, au nom de la commission de l’Industrie, sur le texte relatif à l’Accélérateur industriel. Ce projet prévoit notamment l’instauration d’une préférence européenne dans les marchés publics et les dispositifs de soutien, en particulier pour les stacks d’électrolyseurs.
En conclusion, Christophe Grudler estime que le développement de cette filière constitue un enjeu stratégique pour l’Europe : ”L'hydrogène propre est une bataille d'avenir. Si l'Europe veut la gagner, elle doit assumer ses choix: soutenir sa production, protéger son savoir-faire et faire confiance à ses territoires. Fontaine montre la voie.”


