En France, la voiture considérée comme un luxe… indispensable

Publié le 03/09/2025 - 11:30
Mis à jour le 03/09/2025 - 09:03

Selon une étude menée par Leocare en partenariat avec Discurv, 62 % des habitants de Bourgogne-Franche-Comté estiment que la voiture est devenue un bien de luxe. Un paradoxe, car dans le même temps, 68 % la jugent indispensable et 63 % déclarent ne pas pouvoir s’en passer au quotidien.

"Posséder une voiture en 2025 : un luxe pour la majorité, une nécessité pour tous", résume le communiqué diffusé le 3 septembre 2025. Plus d’un habitant sur deux (59 %) affirme avoir déjà renoncé à acheter ou remplacer un véhicule faute de moyens. "Loin d’un désintérêt volontaire, l’étude révèle que les habitants de Bourgogne-Franche-Comté renoncent par nécessité", indique le rapport.

L’entretien automobile pèse fortement sur les budgets : à revenu médian, il représente entre un et trois mois de salaire par an. Dans le détail, les principales dépenses concernent l’achat ou le financement (31 %), le carburant (28 %), l’entretien et les réparations (27 %), l’assurance (8 %) et enfin le stationnement et les péages (5 %).

Près d’un conducteur sur cinq (21 %) a déjà contracté un crédit pour faire face à une réparation. "La voiture n’est donc plus seulement un investissement ponctuel. C’est une ligne de dépense pesante, fixe, étirée dans le temps", souligne l’étude.

Assurance : des arbitrages risqués

L’assurance auto est le poste où les habitants ajustent le plus leurs dépenses. 36 % ont réduit leurs garanties, 19 % ont renoncé à leur couverture, et 8 % y songent.

"Ce désalignement entre la norme perçue et la réalité vécue n’a rien d’anodin. Il traduit une tension croissante entre ce que les assurés considèrent comme juste… et ce qui est nécessaire pour leur couverture chaque mois. C’est la définition même d’un choc de défiance", commente Christophe Dandois, cofondateur de Leocare.

L’étude confirme également la dépendance des habitants à l’automobile : 40 % déclarent n’avoir aucune alternative crédible. Les transports en commun (34 %) ou les mobilités douces comme le vélo (23 %) sont cités, mais restent minoritaires.

Ainsi, 69 % des habitants de la région ne s’imaginent pas vivre sans véhicule personnel d’ici cinq ans. Une tendance qui, selon les auteurs, traduit "une fracture silencieuse que l’assurance ne peut plus ignorer".

Un enjeu de société

La perception des politiques publiques reste contrastée. 21 % des sondés jugent qu’elles sont trop centrées sur l’électrique, tandis que 41 % estiment qu’elles ne prennent pas suffisamment en compte les réalités de pouvoir d’achat.

"Le filtre, aujourd’hui, ce n’est plus seulement le prix. C’est le basculement d’un droit d’usage universel vers un accès sous conditions", conclut Christophe Dandois. "Ces chiffres ne disent pas qu’il est trop tard. Ils disent qu’il est temps de se (re)mobiliser."

Infos +

Méthodologie : étude menée par Leocare, en partenariat avec Discurv, du 3 au 7 juillet 2025, auprès d’un échantillon de 1.000 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

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