La course landaise, comme son nom l’indique, est une pratique taurine originaire du Sud-Ouest et largement revendiquée en termes d’identité. Pour l’association, cette pratique "phagocytée par la corrida", entretient "des liens forts avec la tauromachie espagnole, constitutive d’un délit en France et pour laquelle une exemption de poursuites pénales envers ses auteurs est consacrée par le Code pénal dans une cinquantaine de communes de notre pays".
L’événement intitulé "Vachettes en folie" avait déjà eu lieu dans la même commune l’an passé. Selon l’association, ce type d’événement participe à "l’apologie de cette pratique délictuelle qu’est la corrida". Par ailleurs, elle soutient que les vaches utilisées dans les courses landaises sont issues de taureaux de combat, "ce qui implique que la survie de cette pratique dépend de la corrida", souligne l’association dans son communiqué.
L'association présente dans les gradins avec un huissier
En 2025, Défense animale Belfort indique avoir pu constater et filmer des maltraitances envers les animaux présents dans l’arène. Les mauvais traitements ne se caractérisant pas "uniquement par la mise à mort de l’animal", qui n’est heureusement pas au programme de l’événement.
L’association avait tenté de s’opposer à la tenue de l’événement en publiant une pétition en ligne à l’attention du préfet de la Haute-Saône et du maire d’Errevet. Celle-ci avait d’ailleurs récolté près de 27.000 signatures mais n’avait pas suffi à faire annuler l’événement.
À défaut, l’association indique qu’elle sera néanmoins présente dans les gradins les 29 et 30 août, accompagnée d’un huissier de justice afin de pouvoir "engager les poursuites adéquates à l’issue de cette manifestation".


