"Dans ces temps de coups durs, il est indispensable d’apporter des réponses précises aux situations déjà difficiles à vivre", soulignent les agriculteurs. Et face à ce nouveau fléau climatique, "les exploitants agricoles n’ont pas les moyens de perdre du temps avec des situations ubuesques liées aux règlementations européennes concernant notamment les surfaces d’intérêt écologique (SIE)."
"Arrêtons de jouer au chat et à la souris"
Dans le cadre de contraintes européennes, un certain nombre d’agriculteurs se sont engagés à semer des cultures de?robe?es d’ici le 20 août et de laisser ces cultures sur place au moins pendant huit semaines. "Oui, mais difficile de comprendre l’intérêt de cette pratique, une année de canicule, avec un semis qui ne lévera pas faute de pluie", précisent la FRSEA et les JA.
Pour répondre à cette question qui touche de nombreux exploitants de la région, le député européen Michel Dantin a interrogé Phil Hogan, le commissaire européen à l’agriculture.
Sa réponse est claire pour les agriculteurs : "La commission se tient prête à aider les agriculteurs à surmonter les difficultés liées aux aléas climatiques de 2018 et à examiner, si nécessaire, des flexibilités supplémentaires à celles qui ont déjà été accordées (...) Dans le cadre des surfaces d’intérêt écologique, l’approbation de dérogations supplémentaires est également envisagée (...)".
En revanche : "(...) Ce sont aux administrations concernées, donc à la France, de définir les flexibilités les plus appropriées à justifier (...) De plus, les autorités nationales ont toujours la possibilité d’appliquer les règles en matière de cas de force majeure ou de circonstances exceptionnelles (...)".
"Arrêtons de jouer au chat et à la souris, voire à l’autruche, ou de sortir les parapluies, il est grand temps que le ministère de l’Agriculture transmette des instructions claires aux DDT pour obtenir les de?rogations élargies apportant une réponse précise aux exploitants ; ce qui leur évitera des pertes de temps et des de?penses inutiles, en limitant les dégâts, pour faire face concrètement àcette calamité" concluent les syndicats.


