Franche-Comté: le Front national joue dans la cour des grands

Publié le 22/04/2012 - 23:35
Mis à jour le 12/04/2019 - 13:31

Marine Le Pen a battu des records en Franche-Comté où le Front national rivalise désormais avec les deux grands partis traditionnels. Le phénomène est particulièrement ressenti en Haute-Saône et dans le Territoire de Belfort.

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© archives carvy

présidentielle 2012

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Les résultats du premier tour de la présidentielle en Franche-Comté n’ont véritablement rien à voir avec ceux de 2002 quand Jean-Marie Le Pen était en tête dans les quatre départements francs-comtois avec 19,98 % des voix ou avec ceux de 2007 quand c’était Nicolas Sarkozy qui avait obtenu le grand chelem avec 30,93% des suffrages.

La situation en Franche-Comté, qui a participé au premier tour à hauteur de 82,81 % des inscrits, est beaucoup plus hétérogène en 2012 avec une donnée de taille qui saute aux yeux. Le Front national a enregistré une nouvelle poussée avec un score de 21,29%. Marine Le Pen arrive en troisième position derrière Sarkozy (26,64%) et François Hollande (25,89%).

En Haute-Saône, où l’extrême-droite atteint 25 ,12% des voix, et dans le Territoire de Belfort, la candidate du FN talonne le second à quelques voix. Jamais dans la région, le Front national n’a autant nargué ce qu’il appelle « l’UMPS ».

Par rapport à 2007, Marine Le Pen gagne 48 000 voix. De quoi faire réfléchir les partis traditionnels. Pour Marie-Guite-Dufay, présidente socialiste du conseil régional, «c’est l’immense question ». « J’avais anticipé une sous-estimation par les sondages du Front national, mais en espérant me tromper. C’est l’expression d’un désarroi complet qui ne trouve pas de réponses dans les programmes politiques. C’est aussi un désaveu de la droite », a-t-elle relevé.     

Si Nicolas Sarkozy reste en tête en Franche-Comté, il a tout de même perdu le leadership en Haute-Saône et dans le Territoire de Belfort, où le PS reprend le dessus par rapport à 2007. Dans le Doubs et dans le Jura, le président sortant reste en tête, mais il a perdu énormément de voix par rapport à 2007. Presque 14 000 suffrages dans le Doubs et plus de 6000 dans le Jura, tandis que François Hollande progresse de deux points.

Comme au niveau national, le candidat socialiste dispose de réserves beaucoup plus sûres que son rival. Même si Jean-Luc Mélenchon n’a pas atteint les scores escomptés, malgré une campagne très active, notamment en Franche-Comté, il draine tout de même 11% des votants. Le candidat socialiste pourra également compter sur les 14379 voix d’Eva Joly (2,16%) qui fait mieux que Dominique Voynet en 2007. Ce qui n’est pas rien…

En revanche, l’extrême gauche ne sera pas d’un grand secours à François Hollande, Philippe Poutou (NPA) ne recueillant que 8459 voix (1,27%) et Nathalie Arthaud (LO) encore moins, à savoir 4615 suffrages (0,69%).

Nicolas Sarkozy sait, de son côté, que toutes les voix du FN ou du Modem, qui soit dit en passant perd la moitié de ses suffrages en cinq ans, ne se reporteront sur lui.

Les résultats en Franche-Comté

 

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