Les échanges se sont déroulés avec clarté et dans le respect mutuel, ce qui constitue un réel soulagement. Bien sûr, les sept années de mandat à venir ne seront pas exemptes de fortes tensions, et c’est normal dans toute démocratie vivante. Mais il est rassurant, en tant que citoyen(ne), de constater que les différentes sensibilités politiques peuvent coexister, travailler ensemble ou, à défaut, débattre dans le calme.
Car c’est bien là l’essentiel : restaurer une image plus digne et constructive de la vie politique, et surtout de celles et ceux qui la font vivre. Les scènes de conflits stériles et de manque de respect entre élu(e)s ne font qu’alimenter la défiance et renforcer l’abstention. Elles n’encouragent en rien des citoyens déjà éprouvés par le quotidien à se déplacer aux urnes avec conviction, envie et espoir. Les habitants de Besançon, à l’image de l’ensemble des Françaises et des Français, ont eux aussi besoin de sérénité et d’élus exemplaires.
Les divergences entre majorité et opposition relèvent du fonctionnement normal (et nécessaire) d’une assemblée délibérante. Encore faut-il qu’elles s’expriment dans un cadre maîtrisé, respectueux des règles et des interlocuteurs. La liberté d’expression de chaque élu, y compris sur des positions clivantes, ne devrait pas se diluer dans des postures ou des séquences conçues pour capter l’attention médiatique ou alimenter les réseaux sociaux. C’est à cette condition que le débat démocratique conserve sa crédibilité.
Sur la forme, cette séance est plutôt rassurante.
Elle laisse toutefois une frustration : l’opposition a évoqué l’élection du 15e vice-président de l’exécutif de Grand Besançon Métropole, membre du Rassemblement national. Lors des échanges, le maire est resté relativement flou sur sa position, lançant à un élu communiste : "Vous savez pour qui j’ai voté ?", une formule dont l’intonation laissait entendre qu’il n’aurait peut-être pas soutenu ce candidat. Une prise de position claire était et reste attendue.


