Une patrouille de police s’est déplacée au collège Lumière, où des collégiens ont expliqué avoir aperçu un individu porteur d’une arme à la fenêtre d’un appartement donnant sur la cour du collège.
Suite à cela, les élèves ont été confinés conformément au protocole établi.
Deux airsoft saisis
Sur place les policiers ont aperçu un individu de dos à la fenêtre du logement désigné. Sur place, ils ont finalement découvert que les armes étaient des airsoft (une réplique de fusil d’assaut posé sur un trépied) et que les chargeurs étaient dépourvus de billes les rendant inopérants en l’état.
Les trois occupants ont été interpellés et conduits au commissariat et placés en garde à vue. La surveillante du collège, témoin des faits, a été entendue. Elle a expliqué que des élèves avaient aperçu un individu à la fenêtre d’un appartement avec une arme en main et qui avait crié "Six Seven". Elle disait avoir aperçu un individu tenant un objet en main pouvant correspondre à un canon. Elle n’a pas pu donner d’élément quant à la description de l’individu.
Un collégien a également été entendu. Il a expliqué le même scénario, précisant que l’individu avait visé en direction de son école.
Les trois individus entendus
L'un d'eux a indiqué être passé voir ses deux amis qui vivaient dans l’appartement. Il a reconnu avoir voulu faire rire les collégiens en face pendant la récréation en sortant un airsoft se trouvant dans le domicile de ses amis, tout en tenant dans son autre main son portable. Il a précisé "avoir fait le malin" par la fenêtre avec l’arme. Il a toutefois nié avoir pointé l'arme en direction des élèves.
Concernant le fait d’avoir crié "six seven", il a expliqué qu’il s’agissait d’une blague circulant sur les réseaux sociaux. Le deuxième suspect a confirmé que son ami avait tenu en main l’aisoft sans avoir visé personne et surtout sans avoir eu l’intention de faire peur ou de menacer qui que ce soit.
Le troisième individu a indiqué qu’il se trouvait sous la douche durant les faits et ne pas avoir vu quoi que ce soit.
A l'issue de l'enquête, les trois suspects âgés de 19, 20 et 21 ans, ont été remis en liberté, et l'affaire classée. Les armes ont été confisquées et envoyées à la destruction.


