Fuyard tué dans le Territoire-de-Belfort : les gardes à vue de deux gendarmes levées

Publié le 16/10/2021 - 07:35
Mis à jour le 16/10/2021 - 07:11

Les gardes à vue de deux gendarmes soupçonnés d’avoir tué un homme armé qui aurait tiré sur les militaires, mercredi à Danjoutin, ont été levées, a indiqué vendredi le procureur, alors que l’hypothèse de la légitime défense est privilégiée.

"Les investigations nécessitant la présence continue des militaires gardés à vue se sont poursuivies hier (jeudi), notamment sur les lieux des faits pour vérification de la cohérence de leurs déclarations avec les observations médico-légales résultant de l'autopsie et les constatations d'ordre balistique opérées par l'IRCGN (lnstitut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale)", a indiqué le procureur de la République de Belfort, Eric Plantier.

"Les mesures de garde à vue ont été levées hier (jeudi) soir à l'issue de ces vérifications", précise le magistrat, soulignant que "les investigations se poursuivent cependant pour mener des opérations d'analyse de différents prélèvements".

Mercredi vers 10H20, le trentenaire était venu faire crisser ses pneus devant la gendarmerie de Beaucourt (Territoire-de-Belfort) et avait exhibé une arme avant de repartir en voiture.

Les gendarmes s'étaient déployés pour tenter de l'intercepter. Lors de cette course-poursuite, l'automobiliste avait percuté deux véhicules de gendarmerie en forçant des barrages, sans faire de blessé.

Mais une fois bloqué par les gendarmes contre un trottoir à Danjoutin, il "aurait alors ouvert le feu en direction des militaires, qui ont répliqué", avait indiqué mercredi M. Plantier.

D'après l'Est Républicain, une témoin de la scène "a affirmé avoir entendu les cris et les injonctions des gendarmes avant les tirs". "Les militaires ont expliqué avoir répliqué aux tirs du suspect et l'ont mortellement blessé, notamment d'une balle dans la tête", révèle le quotidien. L'homme est décédé sur place.

Sa mère avait "appelé la gendarmerie en indiquant que son fils voulait mettre fin à ses jours", avait par ailleurs indiqué la gendarmerie le jour des faits.

L'homme était connu de la gendarmerie pour des affaires de stupéfiants. "A ce stade de l'enquête, tout concourt à l'hypothèse de la légitime défense", selon le général Bruno Guyot, commandant adjoint de la région de gendarmerie de Bourgogne-Franche-Comté.

Une enquête ouverte du chef de violence volontaire avec arme ayant entraîné la mort a été ouverte et confiée en cosaisine à la section de recherche de Besançon et à l'inspection générale de la gendarmerie nationale.

(AFP)

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