La Ville de Besançon écrit :
"En ces périodes de fortes chaleurs et de sécheresse, les massifs fleuris de la ville jouent un rôle essentiel pour les pollinisateurs.
Alors que les ressources en nectar se font plus rares dans la nature, ces espaces fleuris offrent une précieuse source de nourriture aux abeilles et aux autres insectes pollinisateurs.
Au-delà de leur rôle esthétique, nos massifs contribuent ainsi à préserver la biodiversité en ville.
Un grand merci à nos agents municipaux qui entretiennent avec soin ces espaces."
Au 28 juillet à 14 h 30, la publication comptabilisait 284 commentaires. Certains internautes saluent l'initiative de la Ville et adressent leurs encouragements aux agents municipaux. Une majorité des réactions exprime toutefois des réserves ou des critiques sur le message publié.
Plusieurs commentateurs estiment que les espèces plantées dans les massifs municipaux ne figurent pas parmi les plus favorables aux pollinisateurs. Ils citent notamment la lavande, les arbres fruitiers, le tournesol, les plantes aromatiques, la phacélie ou encore diverses fleurs sauvages comme les pissenlits, les coquelicots, les marguerites ou les vipérines, réputées pour leur intérêt mellifère. Certains soulignent également que de nombreux massifs sont composés de fleurs annuelles cultivées en pots ou en bacs, nécessitant un arrosage régulier en période estivale.
D'autres internautes critiquent plus largement la communication de la municipalité. L'un d'eux écrit notamment :
"Laissez Ludovic Fagaut écrire ce genre de publications sur ses propres réseaux s’il le souhaite, mais n’utilisez pas les canaux officiels de la Ville pour réécrire ce que Besançon défendait encore hier."
Il ajoute en s'adressant directement au maire :
"Ludovic Fagaut enfin… faites de l’économie, de la gestion, validez des constructions, mais arrêtez de mentir… on a besoin de pédagogie et d’éducation sur le vivant. Pas de DEMAgogie."
Des élus locaux ont également participé aux échanges. Hasni Alem, conseiller municipal PCF, qualifie la publication de "désinformation écologique par l’usage de demi-vérités scientifiques" et poursuit :
"La ville crée ainsi une fake news environnementale : utiliser le vocabulaire de la biodiversité pour justifier une politique d’ornement contraire aux principes écologiques réels."
De son côté, Séverine Véziès, conseillère municipale La France insoumise, a simplement commenté : "Don't Look Up", en référence au film réalisé par Adam McKay en 2021 dans lequel deux scientifiques (Leonardo Dicaprio et Jennifer Lawrence) tentent désèspérement de prévenir l’humanité qu’une comète se dirige vers la Terre et s’apprête à la détruire.
Un autre commentaire établit un parallèle avec un vote parlementaire récent :
"Le 20 juillet, à l'Assemblée nationale, notre député et conseiller municipal Laurent Croizier vote pour la loi d'urgence agricole et donc pour le retour de deux néonicotinoïdes interdits, ces insecticides qui déciment les abeilles et les pollinisateurs. Une semaine plus tard, difficile de faire plus contradictoire. On tue les pollinisateurs au Parlement le lundi, on s'attendrit sur eux dans les massifs le lundi suivant."
La publication continue de susciter des réactions sur les réseaux sociaux, où le débat porte à la fois sur le choix des essences plantées, leur consommation d'eau en période de sécheresse et la stratégie de communication de la municipalité.


