General Electric supprimerait 115 postes à Belfort

Publié le 05/03/2013 - 19:35
Mis à jour le 20/01/2025 - 20:14

Selon une source syndicale, General Electric va supprimer 115 postes (85 postes d’ingénieurs et cadres et 30 postes d’employés-techniciens-agents de maîtrise) sur son site de Belfort d’ici le milieu de l’année 2013 en raison de la baisse des commandes de turbines à gaz.

plan de sauvegarde de l’emploi

La direction de GE Energy Products France, filiale du conglomérat General Electric, a présenté jeudi dernier en comité d’entreprise extraordinaire à Belfort un projet de PSE (plan de sauvegarde de l’emploi) qui porte sur 115 suppressions de poste, et dont la négociation débutera le 13 mars, a indiqué un représentant syndical.

Dans un communiqué, la direction s’est contentée de confirmer la remise jeudi dernier d’un projet de PSE en réunion de comité d’entreprise, sans apporter d’autre commentaire, compte tenu du processus d’information et consultation des représentants du personnel en cours, s’est-elle justifiée.

Le PSE concernera 85 postes d’ingénieurs et cadres et 30 postes d’employés-techniciens-agents de maîtrise (Etam), a complété ce responsable syndical. L’entreprise escompte le réaliser d’ici à la fin du premier semestre et sans licenciements, par non-remplacement de départs en retraite, mobilités internes au groupe et départs volontaires, a-t-il ajouté. De source syndicale, 25 personnes sont d’ores et déjà parties en anticipation du plan.

La direction a expliqué sa décision par la chute des commandes, a-t-on précisé de même source. "C’est un moment difficile pour les salariés, mais on ne ressent pas d’alarmisme chez eux, ils espèrent que la baisse n’est que momentanée", a rapporté Philippe Stahl, président de l’Union départementale CFTC.

Lors d’une rencontre informelle avec la presse fin janvier, le directeur du site Yves Ménat avait indiqué "ne pas exclure un ajustement des effectifs "dans le cadre d’un plan de réduction de coûts en réaction à un "creux d’activité plus important que prévu en 2013". Le marché du gaz conventionnel est aujourd’hui "déstabilisé" par l’émergence des gaz de schiste, avait-il également relevé.

Le site réparti sur Belfort et la commune voisine de Bourogne emploie actuellement 1.900 salariés pour la conception et la fabrication de turbines à gaz.

(source : AFP)

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