Gilets jaunes : encore des actions en Franche-Comté

Publié le 21/11/2018 - 11:50
Mis à jour le 21/11/2018 - 11:55

Alors que le mouvement semble s’essouffler en ce milieu de semaine, des gilets jaunes restent mobilisés et entament leur cinquième jour de mobilisation avant une nouvelle grande manifestation organisée samedi à Paris.  Plus de 29 000 personnes se sont déclarées comme « participants » sur les réseaux sociaux.

Le mouvement lancé sur les réseaux sociaux, qui a débuté le samedi 17 novembre 2018 et n’a pas de leader connu. Il est soutenu par près des trois quarts des Français, d’après plusieurs sondages. D’abord concentrés sur la hausse du prix des carburants, les griefs des « gilets jaunes » se sont élargis à une dénonciation plus globale en matière de taxation et de baisse du pouvoir d’achat.

Les actions menées en Franche-Comté (mercredi 21 novembre 2018)

  • Besançon : blocage du dépôt EasyDis rue de Dole (groupe Casino) depuis 6h15.
    • Opération "Un camion par heure !"
    • Pas de gêne à la circulation
  • Doubs (RN57) : barrage filtrant au giratoire de Doubs (près Hyper U) en direction de Besançon depuis 11h et jusqu'à 16h
  • Autechaux : opération péage gratuit sur l'A36  (échangeur N°5 sortie Baume les dames)
  • Isle-sur-le-Doubs : barrage filtrant sur RD683
  • Rond-Pont de Noirefontaine (25)  : barrage filtrant programmé vers 8h
  • Rond-oint de Choisey (39) : barrage filtrant
  • Opération escargot depuis 7h15 dans Lons-le-Saunier

Le mouvement des "gilets jaunes", ces manifestants français exaspérés par la hausse des taxes sur les carburants, est entré mercredi dans sa cinquième journée, tandis que l'exécutif alterne appels au dialogue et accusations de radicalisation.

Directement interpellé au long des manifestations, le président français Emmanuel Macron, en visite d'Etat en Belgique, a prôné mardi le "dialogue" pour convaincre les protestataires de cesser leurs blocages d'autoroutes et de dépôts pétroliers, dont les forces de l'ordre s'emploient à dégager les accès. Il a jugé "normal" qu'il y ait des protestations, répétant que le gouvernement souhaitait à la fois "taxer davantage les énergies fossiles" et avoir "un accompagnement des plus modestes". 

"Nous gagnerons par la cohérence, la constance et la détermination", a assuré le Premier ministre Edouard Philippe aux députés de La République en Marche (LREM, le parti au pouvoir), selon des participants à cette rencontre. 

Dans la journée, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a affirmé qu'il y avait une "dérive totale" des manifestations et une "radicalisation", soulignant "un très, très grand nombre de blessés". 

Deux morts

Un motard, blessé lundi dans le sud-est dans une collision avec une camionnette qui manoeuvrait pour éviter un barrage, est décédé mardi. Depuis le début de cette mobilisation contre la hausse des prix du carburant qui s'est développée hors de tout cadre syndical ou politique, il y a eu au cours des manifestations deux morts et quelque 530 blessés, dont 17 graves. 

Manifestation samedi à Paris

Aucun chiffre officiel de participants n'était disponible mardi, mais une source policière évoquait quelque 10 500 manifestants à travers la France en début de matinée. Ils étaient 27 000 lundi, 290 000 samedi. 

Et le mouvement pourrait se poursuivre dans les prochains jours: des appels à bloquer Paris samedi se multiplient sur les réseaux sociaux. Certains appellent à un "Acte 2" avec une manifestation nationale ce jour-là sur la place de la Concorde, dans le centre de la capitale.

Plus de 29 000 personnes se sont déclarées comme "participants" à cet événement créé sur Facebook, et 195 000 s'y sont dites "intéressées".

Le secrétaire d'État auprès du ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a prévenu que la manifestation de Paris ne serait pas interdite, mais qu'elle ne pourrait pas se tenir sur la place de la Concorde pour des raisons de sécurité.

La colère touche également la Réunion, une île française de l'océan Indien où un couvre-feu partiel a été instauré dans la moitié des communes après une nouvelle nuit de violences.

(Avec AFP)

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