Hellbats revient avec un nouvel EP toujours plus rock n’roll, plus puissant (avec une pointe de poésie)…

Publié le 06/02/2019 - 14:01
Mis à jour le 06/02/2019 - 14:30

Le power trio rock n'roll de Montbéliard Hellbats a sorti son nouvel EP intitulé How we learn to die le 1er février 2019. Un nouveau clip nous fait découvrir l'univers de ce nouvel opus… Release party à Besançon le 1er mars prochain ! En attendant, les deux piliers du groupe, Elie (guitare-chant) et Tom Toxic (batterie) se prêtent au jeu de l'interview pour maCommune.info…

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maCommune.info : Pourriez-vous nous faire une petite biographie du groupe pour celles et ceux qui ne vous connaissent pas encore ?

Elie : « Pour faire court, Hellbats est un power trio originaire de Montbéliard, à la croisée de l’horror-rock, du psychobilly, du heavy rock et du hardcore. Un groupe de rock’n’roll tout simplement !
Après plus de 18 années d’existence, quatre albums et plusieurs EP, de nombreux concerts dans toute l’Europe, les Etats-Unis et le Canada (Les Eurockéennes, Impetus Festival, Kicking Fest’, The Knitting Factory à Los Angeles…) nous sortons un nouvel EP le 1er février sur les labels Productions Impossible Records, Kicking Records & Devil Rats Records.

Tom Toxic (batteur) et moi-même Elie (guitare/chant) sommes le noyau dur du groupe, et nous avons joué avec différents bassistes et contrebassistes à travers les années.

Aujourd’hui, c’est Franz (Demon Vendetta,The Black Zombie Procession, ex Nedgeva) qui occupe le poste de bassiste dans le groupe et qui apporte à son tour une pierre à l’édifice. »

mC : Votre nouvel EP How we learn to die sorti le 1er février. Pourriez-vous nous en parler ?

Elie : « Comme pour la plupart de nos précédentes productions, ce disque a été enregistré en compagnie de Francis Caste cet été au Studio Sainte-Marthe à Paris. C’est certainement le disque que j’ai pris le plus de plaisir à enregistrer (notamment les guitares), on commence à très bien se connaître avec Francis et il sait exactement ce que nous voulons.
De « No Surrender » de Kickback au dernier album d’Hangman’s Chair, il a su se renouveler et progresse constamment, c’est un réel plaisir de travailler avec lui.

Nous voulions écrire une suite à « Kiss Your World Good Bye », car l’idée première était de sortir un album avec une face jouée à la contrebasse et l’autre face jouée à la basse.

C’est pourquoi «  How We Learn To Die » est la suite directe de « Kiss Your World Good Bye », les pochettes se répondent, et le disque sortira en vinyle (Maxi 45 Tours) tout comme son prédécesseur.
Les évènements et les disponibilités de chacun ont fait que ça a pris un plus de temps que prévu ! »

Tom : Les compositions sont souvent travaillées ensemble. On part sur une base avec beaucoup d’idées de riffs et on épure au fur et à mesure.

Avec le temps, on ressort l’essentiel du morceau et on garde un noyau plus brut, plus percutant, tout en conservant un côté mélodique très important.

On travaille beaucoup en s’enregistrant, et lorsque l’on réécoute une ébauche de chanson, on s’aperçoit que le morceau a énormément évolué… »

mC : La distance avec Tom Toxic n’a-t-elle pas trop été contraignante pour composer cet opus ? 

Elie : « On a souvent joué avec des musiciens qui n’habitaient pas dans la même ville, et on a rapidement pris l’habitude de travailler à distance et de concentrer les répètes quelques jours pas mois.

C’est parfois compliqué avec les emplois du temps de chacun, mais l’envie de jouer est plus importante que tout le reste. »

Tom : « Il y a environ 1 an et demi maintenant, j’ai eu l’opportunité de partir en Autriche et je ne regrette pas ce choix. Le groupe traversait plus ou moins une période de stand-by dû au fait de nos projets parallèles (FLESH pour moi et BZP pour Elie), de plus, nous avions envie de rejouer avec un bassiste. Nous avons trouvé un équilibre parfait avec Franz. Il fallait déterminer une autre méthode de travail. Pour l’enregistrement du Ep, je suis rentré régulièrement pour des périodes de 2 à 4 jours. Nous devions être efficaces et productifs.

Je pense que ça a reboosté notre envie d’être dans un local et de jouer ensemble, c’est du moins ce que je ressens pour ma part. Cela m’a aussi re-motivé au niveau du travail personnel, de composition et d’arrangement. Quand tu fais 18 à 20 heures de bus aller-retour, tu ne viens pas pour rien !! »

mC : J’ai l’impression que vous êtes partis sur des sonorités, des paroles encore plus sombres qu’avant. Qu’en pensez-vous ?

Elie : « Je ne sais que très rarement où vont me conduire les paroles. Le point de départ d’un texte peut être un petit détail, une sensation qui va prendre vie semaine après semaine. Je n’ai pas l’impression que le monde dans lequel on vit évolue toujours de la bonne façon, c’est peut-être ce qui m’incite à écrire des paroles sombres… Il faut croire que le climat franc-comtois nous pousse plus du côté de « Far Away from the Sun » de Sacramentum que vers la K-pop ! » 

mC : Quelles ont été vos inspirations pour ce EP ?

Elie : « Nos inspirations pour ce nouvel EP sont très variées. On peut aussi bien partir de quelques lignes d’un poème de Serge Pey ou de Henri Michaux que d’un morceau de Claudio Simonetti ou encore d’un tableau d’art moderne comme point de départ d’un morceau. Sachant que ma principale inspiration reste le ruisseau au pied de ma maison et la faune et la flore qui l’entoure. D’un point de vue purement musical, on peut aussi bien écouter du vieux death metal que du néo rockabilly ou de la pop, peu importe le style si la musique est habitée et que les musiciens proposent un univers qui leur appartient. Récemment, on a beaucoup écouté les Everly Brothers, Samhain, Chris Isaak, A Pale Horse Named Death, The Long Tall Texans, Beach Slang, Alcest ou encore Morrissey. »

Tom : « La montagne, la neige, les Krampus, le froid, les longs trajets, la bêtise de nos contemporains… En plus de ce que cite Elie, je dirais plutôt avoir été accompagné plus qu’ influencé par des artistes comme Blonde Red Head, The Drums, John Leyton, la soul de Baby Huey, les vieilles compiles de black metal (Blackend …) et tout le crew londonien de High Focus Records. »

mC : De quoi parlent les titres ?

Elie : « Par exemple, le titre qui ouvre le disque et qui s’intitule « Where My Neighboure Drown » a été inspiré par la découverte d’un corps sans vie à côté de l’endroit où je vis. L’ambiance ce jour-là était particulièrement pesante. J’ai appris plus tard que c’était une personne qui s’était noyée il y a quelques mois et qui avait refait surface suite à une crue… Creepy.

« I Am Them » est l’histoire d’une lente transformation d’un être humain en animal qui revisite au passage le mythe du loup-garou.

« How We Learn To Die » a été inspiré par The Ride (un documentaire sur les cavaliers Sioux et plus particulièrement sur le massacre de Wounded Knee) que j’ai découvert au cinéma et qui était présenté ce soir-là par sa réalisatrice Stéphanie Gillard.

L’histoire des Indiens d’Amérique m’a toujours fascinée, c’est un peuple qui a tristement dû apprendre à mourir…

La citation en intro du morceau « How We Learn To Die » est tiré du film Nowhere de Gregg Araki : Our generation is going to witness the end of everything. Je me suis souvent dit que notre génération allait assister à la fin de tout… »

Tom : « On partage avec Elie le goût pour la métaphore, de la nature et des beaux textes. J’ai la chance d’entendre évoluer les paroles à mesure que les morceaux prennent vie. Je profite de cette interview pour inviter tout le monde à se plonger ou à redécouvrir ses textes. Ils sont souvent très surprenants de poésie et de style. »

mC : Y a-t-il un fil conducteur entre eux ?

Elie : « How We Learn To Die est la suite directe de notre précédent EP Kiss Your World Goodbye. Les paroles de ces deux disques sont complémentaires et fonctionnent comme une seule et même pièce. Le refrain du morceau How We Learn To Die résume à lui seul cette idée : Kiss Your World Good Bye, Let Me Show You How We Learn To Die Il y a une cohérence des paroles à la pochette, on voulait un visuel qui nous ressemble et qui illustre ce que nous ressentons, c’est pourquoi nous avons confié l’artwork à mon oncle Matthieu Messagier et à Barbee du Studio Sauvage. »

mC : En teaser, vous avez sorti un clip pour le titre « I Am Them » le 16 janvier dernier. Ce n’est pas dans vos habitudes de faire des clips (à part en 2011 pour « Raise my left hand black » ou « Heavy Rocker »). Pourquoi ce choix ? 

Elie : « Ce n’était pas dans nos habitudes, car à l’époque où nous avons sorti notre premier album par exemple, la réalisation d’un clip était plus rare et surtout plus coûteuse.
Aujourd’hui c’est beaucoup plus simple, et il nous semblait primordial d’accompagner la sortie de ce disque par un clip.

La connexion s’est faite rapidement avec Éric le réalisateur du clip, on a été dés le départ sur la même longueur d’onde. »

mC : Pour parler un peu cinéma, le personnage du clip peut nous faire penser à ceux de The Descent (de Neil Marshall, 2005). Ça fait partie des influences pour la réalisation ou pas du tout ?

Elie : « Bizarrement, nous n’avions pas du tout The Descent en tête quand nous avons commencé à réfléchir au scénario de ce clip. Nos influences sont plus à trouver du côté de John Boorman principalement « La Forêt d’émeraude » ou « Délivrance », bien que j’adore également « Le Point de non-retour ». Je pourrais également te citer « Apocalypto » de Mel Gibson ou encore « Cannibal Holocaust ». C’est vraiment ce rapport entre l’homme et la nature qui a été le point de départ de ce clip.

En parlant de cinéma, je conseille également le chef-d’œuvre de Joël Séria Mais ne nous délivrez pas du mal, un film précurseur et sans compromis que j’ai découvert cet automne au Festival européen du Film Fantastique de Strasbourg. »

Tom : « On avait en tête la nature à côté de laquelle on a grandi ainsi que ce personnage seul et sauvage comme fil conducteur. Nous voulions un peu de fraîcheur et de nouveauté au niveau de la réalisation. Nous avons choisi un ami à moi (Eric Gendreau) qui n’avait jamais fait de clip, mais réalisé plusieurs courts métrages, ce qui en explique l’aspect filmographique. Pour ce clip, mon travail fut avant tout de mettre en relation les différents intervenants.

Une équipe de 4 personnes s’est crée. Une alchimie et une dynamique se sont développées. Je suis très fier d’eux et du résultat ! Étant présent lors de plusieurs réunions pour le montage, ce clip n’est pas la finalité d’une seule personne, mais bien d’une équipe soudée et créative. Je tiens à noter l’énorme performance de Mado Maresco en personnage principal et l’aide précieuse et indispensable de Elsa Lcn. »

mC : Y aura-t-il d’autres clips dans le cadre de ce EP ?

Elie : « Pas pour le moment, mais on a pris beaucoup de plaisir à travailler sur ce clip et ça nous a donné envie de remettre le couvert ! »

mC : La release party est prévue à L’Antonnoir à Besançon. Pourquoi ce choix ? 

Elie : « L’association bisontine Mighty Worm nous a toujours soutenus, c’est pourquoi nous nous sommes naturellement tournés vers eux pour l’organisation de cette date.

Ils ont l’habitude d’organiser des concerts à L’Antonnoir et ce sera une première pour nous là-bas (sans compter notre passage au Cousty avec Jack and the Bearded Fishermen et The Datsuns au Cousty en 2009 déjà !!!). C’est également la première fois que nous partagerons la scène avec les excellents tRuckks. »

Tom : « Parce Mighty Fucking Worm, l’Anto et le Gros !!! » 

mC : D’autres dates prévues en Franche-Comté ?

Elie : « Oui, nous jouerons à La Poudrière de Belfort samedi 27 avril avec Iron Bastards et nos vieux potes de Rebel Assholes pour la sortie de notre nouveau vinyle à la maison ! »

mC : Une tournée se profile-t-elle ? 

Elie : « Oui également, voici les premières dates confirmées :

  • Vendredi 22 février à Nantes / La Scène Michelet / + Dissident + EON + GMK
  • Samedi 23 février  à Mont-de-Marsan / Royal Electric / + The Sobers + Happy Collapse
  • Vendredi 1er Mars à Besançon / L’Antonnoir / Release Party + tRuckks
  • Samedi 2 mars à Dijon / Espace Autogéré des Tanneries / + The Krawlers
  • Vendredi 19 avril à Genève (CH) / La Makhno/ + Rebel Assholes
  • Samedi 20 avril à Reignier / Le Poulpe / + Rebel Assholes
  • Vendredi 26 avril à Meisenthal / Halle Verrière / + Rebel Assholes + Iron Bastards
  • Samedi 27 avril à Belfort / La Poudrière / Release Party + Rebel Assholes + Iron Bastards »

mC : Enfin, où acheter votre EP ?

Elie : Voici trois liens pour celles et ceux qui souhaitent commander notre nouvel EP How We Learn To Die :

Il sera bien sûr disponible au stand du groupe lors de ses concerts, mais également chez tous les bons disquaires !

Infos +

Hellbats à suivre…

 

 

 

 

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