Homicide aux Vaïtes : la victime abattue par un passager de la voiture

Publié le 02/03/2023 - 17:59
Mis à jour le 02/03/2023 - 17:59

Cinq jours après l’assassinat par arme à feu survenu dans le quartier des Vaîtes le samedi 25 février à 20h50, Étienne Manteaux, procureur de la République de Besançon, a tenu une conférence de presse ce jeudi 2 mars au cours de laquelle il a déclaré que la victime était décédée de deux coups de feu tirés par l’un des passagers situé à l’arrière du véhicule. Des éléments qui laissent à penser que la victime connaissait son tueur.

On en sait désormais un peu plus sur les faits qui se sont déroulés dans la nuit du samedi 25 février rue Anne Franck dans un quartier pourtant réputé tranquille. Vers 21h, un homme, Abdelkader Mesref, défavorablement connu des services de police a été froidement abattu par balles alors qu’il était sur le siège passager avant d’une voiture qui roulait dans le quartier des Vaïtes. 

Selon l’autopsie, l’homme âgé de 50 ans, aurait été exécuté de deux balles de calibre 9 mm. L’une des balles, logée dans l’épaule avant gauche de la victime n’était pas mortelle mais la deuxième, tirée dans le dos, aurait perforé le poumon et généré une hémorragie mortelle. 

Le conducteur indique la présence d'une troisième personne dans la voiture

Entendu par les enquêteurs, le conducteur du véhicule a déclaré aux policiers avoir été contacté par un tiers pour véhiculer monsieur Mesref. À son arrivée, le conducteur aurait été surpris de la présence d’un homme aux côtés de la victime.

Les deux personnes seraient alors montées ensemble dans le véhicule et c’est rapidement au cours du trajet que l’individu situé à l’arrière du véhicule aurait tiré sur Abdelkader Mesref. Le conducteur dit alors avoir immédiatement donné l’alerte. Selon le procureur, il n'a "pas pu ou voulu donner le nom de l’individu". 

À l’arrivée des secours sur les lieux, le tireur avait déjà pris la fuite et "la victime était encore sur le siège passager avant de la Peugeot 208, la ceinture de sécurité fixée" a déclaré le procureur, ce qui laisse à penser que les coups de feu ont été tirés par surprise. 

Le tireur toujours pas identifié

La tierce personne qui aurait demandé au conducteur de véhiculer la victime a également été entendue par les policiers, en charge de l’enquête. Le procureur de la République a toutefois expliqué que l’enquête n’a pas permis de penser que celle-ci, tout comme le conducteur, était mise en cause dans l’affaire. Ils ont donc été relâchés. 

Le tireur, apparemment âgé d’une trentaine d’années n’a pour l’instant pas été identifié. Étienne Manteaux a ajouté que "des moyens conséquents sont mis en oeuvre pour tenter d’identifier l’unique auteur du crime si l’on en croit la version du conducteur".

Agée de 52 ans, le procureur a rappelé que la victime était défavorablement connue des services de police et avait déjà été condamnée pour des faits de grande gravité. Abdelkader Mesref avait également été condamné pour avoir participé à la libération d’un détenu lors d’une évasion spectaculaire au CHU Minjoz où l’utilisation d’armes de guerre avait été employées.

Plus récemment, il devait être jugé dans les mois à venir pour des faits de racket sur l’un des commerçants de Battant.

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