Insécurité à Besançon : "il faut recréer du lien social dans les quartiers"

Publié le 16/10/2013 - 16:30
Mis à jour le 17/10/2013 - 13:06

Ce mardi soir, un débat s’est déroulé à la maison de quartier de la Grette à Besançon sur l’emploi et l’insécurité dans les quartiers populaires. Une vingtaine de personnes étaient attendues, finalement, une quarantaine d’habitants des quartiers de Planoise, d’Orchamps-Palente, de la Grette, de Clairs-Soleils et de Fontaine-Ecu étaient présents pour poser leurs questions, exprimer leurs attentes et leurs problèmes.

 ©
©

Débat public

En arrivant à la maison de quartier, un camion de CRS est stationné à quelques mètres de l'entrée. Le décor du débat est planté.La rencontre était organisée et présidé par Saïd Mechaï, président de l'association Humanis et de Slimane Tirera, coordinateur national de la fédération nationale des "Maisons des potes". Michel Loyat, adjoint au maire en charge de l'urbanisme, Abdel Ghezali, adjoint au maire en charge de l'animation socio-culturelle et de la vie des quartiers, Jacques Grosperrin (candidat UMP aux municipales à Besançon) et des membres du Front Gauche étaient également présents pour répondre aux questions et s'exprimer. 

"Situation catastrophique à Besançon", "manque de dialogue", "manque d'investissement de la Ville", "il y a des zones délaissées comme Planoise"… Tels sont les mots qui ressortent des discussions entre les habitants avant que le débat commence. D'ailleurs, il ne tarde pas à commencer. Les habitants expriment rapidement leurs problèmes et l'une des premières questions qui surgit : "Mais que fait la police ? Elle ne vient pas dans nos quartiers ! Elle a peur !" lance un habitant des Orchamps.

Selon Saïd Mechaï, le constat à Besançon est sans équivoque : "Aujourd'hui on se retrouve avec des quartiers comme les "408" où les chefs d'entreprises disent ne plus pouvoir travailler parce qu'ils ne se sentent pas en sécurité à cause de la jeunesse dans la rue, des trafics en tout genre etc. La question est : comment s'est-on retrouvé avec autant d'insécurité ? Si on avait mis en place une activité à destination des jeunes pour leur éviter de passer par la case délinquance, est-ce que ce se serait passé ainsi ?". Pour lui, "il faut recréer du lien social dans les quartiers. A partir de là, les jeunes auraient une occupation et le respect se remettrait en place petit à petit".

Du côté des politiques...

Le candidat aux municipales de Besançon, Jacques Grosperrin est venu "avant tout pour écouter ces personnes, car je crois que leur parole a été confisquée depuis plusieurs années. Je pense qu'il ne faut pas faire de démagogie car ce serait trop facile. (…) Mon thème central est de faire une transversalité avec la prise en compte des logements, la jeunesse, du social, de l'éducation, de l'économie, du sport avec des adjoints qui seront en charge de cela (…) A ce jour, la politique des quartiers est en échec". 

Abdel Ghezali, adjoint au maire en charge de l'animation socio-culturelle et de la vie des quartiers n'a pas la même vision. "En tant qu'élu, j'essaie d'être pragmatique et de regarder les faits (...) Il y a des problèmes d'insécurité, on ne va pas non plus nier le chômage. La ville de Besançon est présente aux côtés des associations et aux côtés des habitants. Sur les actions concrètes, on fait par exemple comme ici, les rendez-vous de l'emploi en lien avec des structures, on travaille sur la zone franche urbaine où 1.300 emplois ont été créés parmi lesquels 40% des personnes qui ont bénéficié de ces emplois sont issus des zones sensibles urbaines de Besançon." 

Social

Sondage – Pensez-vous qu’un mouvement social d’ampleur contre le prix de l’essence et pour le pouvoir d’achat serait nécessaire en France ?

La hausse du prix de l’essence et les préoccupations liées au pouvoir d’achat occupent une place importante dans les débats sur les conditions de vie en France et à quelques mois de l'élection présidentielle. Face à l’évolution du coût des déplacements et des dépenses du quotidien, la question d’une mobilisation collective, semblable à celle des Gilets jaunes en 2018, se pose à nouveau notamment sur les réseaux sociaux. Pensez-vous qu’un mouvement social d’ampleur contre la hausse du prix de l’essence et la baisse du pouvoir d’achat serait nécessaire aujourd’hui en France ? C'est notre sondage de la semaine.

À Besançon, l’Intersyndicale féministe du Doubs annonce deux rendez-vous le 28 septembre

L’Intersyndicale féministe du Doubs appelle à deux rendez-vous lundi 28 septembre 2026 à Besançon. À 18 h 00, place Pasteur, pour défendre le droit à l’avortement, puis à 19 h 00, devant le tribunal, pour réclamer davantage de moyens dans la lutte contre les violences sexistes et sexuelles.

À Besançon, entre 1 350 et 1 800 personnes dans la rue pour le climat et la justice sociale

Ce samedi 26 septembre, entre 1 350, selon la police, et 1 800 personnes, selon les organisateurs, ont participé à la marche pour le climat, le vivant, la paix et la justice sociale. Partie du parc des Glacis, la manifestation a rejoint le parc Micaud en faisant étape sur plusieurs sites emblématiques de Besançon.

Transports : la CGT appelle à la grève chez MBFC le 15 septembre et réclame des hausses de salaires

La CGT annonce une mobilisation à partir de ce mercredi 15 septembre au sein de la SPL Mobilités Bourgogne-Franche-Comté (MBFC). Le syndicat dénonce des négociations salariales au point mort et un climat social qu’il juge dégradé. Des perturbations sont à prévoir sur plusieurs lignes dans le Doubs, le Jura et la Saône-et-Loire.

" Permis de tuer " : une manifestation contre la proposition de loi sur la légitime défense policière à Besançon

Le Comité pour Clément, avec le soutien de plusieurs dizaines d’associations, syndicats et organisations politiques, appelle à un rassemblement samedi 19 septembre à Besançon contre la proposition de loi relative à la présomption de légitime défense des forces de l’ordre.

" On est préparés à la violence externe, mais pas à la violence institutionnelle " : les policiers du Doubs tirent la sonnette d’alarme

Alliance Police Nationale appelle les policiers à manifester à Paris le 15 septembre 2026. Plus de 50 agents du Doubs comptent participer à cette mobilisation, organisée pour dénoncer le manque d’effectifs, les conditions de travail et l’absence de réponses du ministère de l’Intérieur aux revendications du syndicat. Emmanuel Pin, secrétaire départemental adjoint du syndicat du Doubs, liste les problèmes rencontrés au quotidien par sa profession, sans mâcher ses mots.

À Valentigney, un nouveau dispositif pour aider les personnes âgées à rester chez elles

Depuis le 1er septembre 2026, le Centre de Ressources Territorial porté par la résidence Les Jardins de Pomone accompagne les personnes âgées en perte d’autonomie sur le secteur de Valentigney. Financé par l’Agence Régionale de Santé Bourgogne-Franche-Comté, en collaboration avec le Département du Doubs, ce nouveau dispositif entend renforcer la coordination autour du maintien à domicile

À Vieux-Charmont, le Secours Catholique fête 80 ans d’engagement et lance un cri pour la fraternité

Le Secours Catholique-Caritas France célèbre cette année ses 80 ans. Pour marquer cet anniversaire, la délégation de Franche-Comté organise ce mardi 8 septembre une journée placée sous le signe de la rencontre, de la convivialité et de la fraternité. Bénévoles et participants sont attendus à Vieux-Charmont.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 25.65C°
couvert
le 29/09 à 14h00
Vent
2.78 m/s
Pression
1020 hPa
Humidité
43 %

Sondage