La direction a reçu les grévistes ce mardi à 13 h 45, une rencontre qui a permis d'aboutir à un accord sur plusieurs revendications portées par les factrices et facteurs.
Plusieurs revendications acceptées
À l'issue des échanges, selon Julien Juif, co-secrétaire du syndicat Sud PTT, la direction a accepté plusieurs demandes formulées par les agents. Parmi les mesures annoncées figurent la création d'une tournée de renfort, le remplacement des agents à temps partiel à compter du 10 juillet, ainsi que la mise en place de renforts pour la distribution de la publicité non adressée pendant les périodes de forte diffusion, notamment pour les publications des collectivités locales. Un renfort est également prévu pour la prise en charge des colis hors normes.
Les agents se disent satisfaits de ces avancées. ”Les factrices et facteurs sont satisfaits, ils vont pouvoir rependre dans des conditions de travail améliorées et pouvoir améliorer la qualité de service pour les usagers et les commerçants de la boucle de Besançon", nous rapporte le délégué syndical.
Malgré la suspension du mouvement, les salariés indiquent rester attentifs à l'évolution de la situation. ”Si la situation se détériore de nouveau, les factrices et facteurs se tiennent prêt pour de nouveau débrayer sur le préavis de Sud PTT", nous précise-t-on.
Un contexte de réorganisation
Selon les représentants du mouvement, le conflit trouve son origine dans la réorganisation mise en œuvre le 19 mai 2026 sur l'ensemble de la plaque de Besançon et du Haut-Doubs.
Ils rappellent que cette réorganisation s'est accompagnée de suppressions de postes, d'une augmentation de la charge de travail et de l'intégration de la distribution de la publicité dans les tournées.
Les grévistes estiment que cette situation a eu des répercussions sur la distribution du courrier et des colis ainsi que sur la qualité du service rendu. ”Les conséquences sont la non-distribution du courrier, des colis et une qualité de service qui se détériore pour les usagers et les commerçants du centre-ville", rappelle Julien Juif.


