Chaque année, de nombreux fruits issus des jardins et vergers de particuliers ne sont pas récoltés. Sans chercher à quantifier précisément ce phénomène, l’association La Marmite Solidaire agit localement pour donner une seconde vie à ces productions et lutter contre le gaspillage alimentaire.
L’édition précédente a illustré l’engagement des habitants du territoire. En 2025, 34 donateurs et 110 bénévoles se sont mobilisés pour récolter 2 100 kg de pommes, poires, noix et autres fruits. Une grande partie de ces produits a été transformée en 950 bocaux dans la cuisine de l’association. D’autres récoltes ont été redistribuées à la Banque Alimentaire ainsi qu’à l’ESAT d’Étalans. L’opération a également permis de sensibiliser plusieurs centaines de personnes aux enjeux de la réduction du gaspillage alimentaire.
Une nouvelle mobilisation en 2026
Forte de cette dynamique, La Marmite Solidaire souhaite poursuivre et développer l’opération en 2026 en s’appuyant sur de nouveaux partenariats et une mobilisation toujours plus large.
Dans un contexte marqué par des épisodes de fortes chaleurs et de sécheresse, l’association souligne l’importance de valoriser chaque récolte disponible. Les conditions climatiques fragilisent certaines productions, tandis que des fruits et légumes continuent de rester sur place faute de récolte. Pour l’association, chaque kilo récupéré représente une ressource alimentaire supplémentaire pouvant bénéficier aux personnes qui en ont besoin.
Des récoltes transformées et redistribuées localement
L’opération consiste à récolter, avec l’accord des particuliers, les fruits et légumes qui ne seraient pas utilisés dans les jardins, vergers et espaces naturels du Haut-Doubs.
Les produits collectés pourront être transformés dans la cuisine de La Marmite Solidaire sous différentes formes : bocaux, soupes, compotes, confitures ou autres préparations. Une partie des récoltes pourra également être transformée en jus de pommes par l’ESAT d’Étalans ou distribuée directement à la Banque Alimentaire.
Les bocaux réalisés par l’association auront une double vocation : une partie sera distribuée aux personnes en situation de précarité, tandis qu’une autre sera commercialisée afin de contribuer au financement des actions menées par La Marmite Solidaire.
Une démarche collective et solidaire
Au-delà de la récupération alimentaire, cette opération repose sur une mobilisation collective réunissant habitants, bénévoles, écoles, structures sociales et partenaires locaux.
Des équipes composées de jeunes, d’adultes, de seniors, de personnes en situation de fragilité sociale ou de handicap participeront aux différentes journées de cueillette. Pommes, poires, prunes, mirabelles, noix, mûres, potirons, courges et autres produits de saison pourront ainsi être valorisés.
Ces temps de récolte sont également des moments de rencontre favorisant les échanges entre générations et la mixité sociale autour d’un projet commun.
La cueillette solidaire poursuit également un objectif pédagogique. À travers cette initiative, La Marmite Solidaire souhaite sensibiliser le public à la saisonnalité des produits, à la lutte contre le gaspillage alimentaire, à la solidarité et aux enjeux d’une alimentation plus durable.
Un appel aux habitants du Haut-Doubs
La Marmite Solidaire invite les propriétaires de jardins ou de vergers, les bénévoles et les partenaires locaux à rejoindre cette démarche collective. L’association rappelle que chaque participation contribue à faire vivre une chaîne de solidarité locale : un fruit laissé dans un verger peut devenir une aide alimentaire concrète pour des personnes qui en ont besoin.
Les habitants souhaitant proposer une parcelle à récolter ou participer à l’opération peuvent contacter l’association.
Infos pratiques
- La Marmite Solidaire
- 7 rue Pierre Dechanet - 25300 Pontarlier
- Téléphone : 06 70 88 98 72
- Courriel : contact@lamarmitesolidaire.org
Les particuliers souhaitant apporter des produits sont invités à contacter l’association avant tout dépôt. Des cueillettes solidaires peuvent être organisées directement chez les propriétaires, selon les volumes disponibles, la distance et l’accessibilité des lieux.


