Dans leur lettre, les signataires interpellent directement Emmanuel Macron sur les conséquences du changement climatique. Ils reprennent notamment une phrase prononcée lors de ses vœux de fin d'année 2022 : ”Qui aurait pu prédire la crise climatique aux effets spectaculaires ?”
Le courrier cite ensuite plusieurs événements récents : les incendies de forêt, les épisodes de canicule, leurs conséquences sanitaires, les pertes de récoltes, les difficultés rencontrées par les services publics ou encore les bénéfices réalisés par les entreprises du secteur des énergies fossiles.
Pour les auteurs, ces phénomènes étaient connus de longue date. ”Personne ne pouvait l'ignorer, parce que tout était écrit.”, écrivent-ils, en rappelant les alertes du GIEC, des scientifiques et des associations.
Des critiques envers la politique menée
Les signataires reviennent également sur les mobilisations organisées ces dernières années autour du climat, du pouvoir d'achat, de l'accueil des personnes exilées ou de la gestion de l'eau.
Ils estiment ne pas avoir été entendus par les pouvoirs publics. ”Vous ne nous avez pas écouté·es.”, écrivent-ils, dénonçant notamment la baisse du Fonds vert et jugeant insuffisants les moyens consacrés à la sécurité civile.
Trois priorités avancées
À travers cette mobilisation, les organisateurs réclament trois séries de mesures.
Ils demandent d'abord ”un plan d'urgence”, avec davantage de moyens pour faire face aux épisodes de chaleur, protéger les travailleurs, accompagner les agriculteurs et renforcer les secours.
Ils souhaitent ensuite ”un plan d'adaptation”, comprenant notamment la rénovation des logements, le rétablissement du Fonds vert et la préservation des ressources en eau.
Enfin, ils défendent ”un plan d'atténuation”, passant par ”la fin de toutes les subventions aux énergies fossiles”, le développement des transports publics et l'arrêt de nouveaux projets fossiles portés par des entreprises françaises.
Une journée d'action partout en France
Les auteurs proposent également plusieurs pistes de financement, dont une taxation des ”superprofits des énergies fossiles”, des ”superprofits de l'armement” et la création d'un ”impôt climatique sur les patrimoines des plus riches”.
Ils donnent rendez-vous le 26 septembre, avec des marches annoncées dans de nombreuses villes et communes du pays. Leur appel se conclut par ces mots : ”Marchons pour le climat, pour la paix, pour les solidarités” et ”Marchons pour qu'on suive enfin les scientifiques, et qu'un plan d'urgence, d'adaptation et d'atténuation soit engagé sans attendre un été de plus.”
À Besançon, aucun point de rassemblement ni horaire n'est connu à ce stade.


