Les huit centres d'information sur les droits des femmes et des familles de Bourgogne-Franche-Comté et leur Fédération régionale se joignent à la mobilisation nationale en faveur de l’adoption d'une loi intégrale contre les violences faites aux femmes et aux enfants.
"Cette mobilisation s'inscrit dans un contexte marqué par une forte émotion collective après le décès de Lyhanna, 11 ans et par une prise de conscience renouvelée de l'urgence d'agir face aux violences sexistes et sexuelles", explique la Fédération régionale des CIDFF BFC en ajoutant qu’elle est également "portée par toutes les victimes, enfants comme adultes, celles qui ont survécu, celles qui continuent de se reconstruire et celles dont les vies ont été brisées".
Une réforme qui a besoin de moyens
L'annonce de l'examen, à l'automne, d'une proposition de loi intégrale contre les violences sexuelles constitue "une étape importante", explique la fédération, qui poursuit : "pour autant, cette réforme ne pourra répondre aux attentes des victimes que si elle s'accompagne de moyens humains, financiers et institutionnels à la hauteur des enjeux".
Selon la fédération, cette loi doit permettre de "renforcer l'ensemble des politiques publiques", à savoir :
- La prévention dès le plus jeune âge,
- L'éducation à l'égalité et au respect,
- La protection des victimes, leur accompagnement juridique, social et psychologique,
- L'amélioration de leur parcours judiciaire,
- La prise en charge des enfants co-victimes, ainsi que la prévention de la récidive.
Les CIDFF de Bourgogne-Franche-Comté rappellent que les réponses ponctuelles ne "suffisent plus" : "Les violences sexistes et sexuelles exigent une politique publique ambitieuse, coordonnée et pérenne, dotée des financements nécessaires". Les associations spécialisées estiment que l'État doit consacrer "au minimum 3 milliards d'euros par an à cette politique afin de répondre efficacement aux besoins des victimes sur l'ensemble du territoire", est-il précisé.
Les rendez-vous des mobilisations en Bourgogne-Franche-Comté :
- Dole – Samedi 4 juillet – Cours Clémenceau 10h puis Tribunal de Dole 11h
- Besançon – Samedi 4 juillet – place des droits de l'Homme 10h
- Chalon-sur-Saône – Samedi 4 juillet – devant le tribunal 10h
- Dijon – Samedi 4 juillet – devant la maison des associations – 9h


