La justice administrative annule une autorisation d'agrandissement d'un élevage de vison en Haute-Saône

Publié le 13/11/2020 - 08:31
Mis à jour le 13/11/2020 - 08:51

Le tribunal administratif de Besançon a annulé une autorisation d’agrandissement d’un élevage de visons en Haute-Saône, après un recours déposé par des associations de protections des animaux, et alors que ce type d’activité doit cesser « sous cinq ans » en France, a appris l’AFP jeudi 12 novembre 2020.

© DR ©
© DR ©

Le tribunal avait été saisi d'un recours contre une autorisation accordée par le préfet de Haute-Saône à un exploitant installé à Montarlot-lès-Rioz, lui permettant de porter son élevage de moins de 2.000 à 7.700 visons d'Amérique.

"L'impact des pompages sur la ressource en eau"

Dans sa décision rendue mardi, le tribunal administratif révèle que l'étude d'impact intégrée au dossier de demande d'autorisation était "insuffisante", ne faisant pas apparaître certains éléments en matière d'incidence du projet sur l'environnement. Ainsi, le dossier ne permettait pas de connaître "l'impact des pompages sur la ressource en eau" d'une rivière locale, pompages qui servaient aux opérations de lavage du matériel et à la brumisation des cages.

"Ces élevages sont dangereux et nocifs pour l'environnement"

Le tribunal administratif a cependant précisé que cette décision ne remet pas en cause l'autorisation dont dispose l'exploitant de détenir moins de 2.000 animaux. "Ces élevages sont dangereux et nocifs pour l'environnement" et "ils ne répondent pas au minimum nécessaire du bien-être animal", a souligné dans un communiqué l'association Combactive, à l'origine du recours avec les associations de protection des animaux One Voice et Dignité Animal.

Infos +

En septembre, la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, avait annoncé la fermeture "sous cinq ans" des élevages de visons en France, au nombre de quatre.

Certains élus, dont le député LREM Loïc Dombreva, ont réclamé l'accélération du processus au nom du "principe de précaution", après que le Danemark a annoncé au début du mois procéder à l'abattage massif de tous les visons du royaume - soit 15 à 17 millions de têtes.

Selon les autorités locales, une version mutée du SARS-Cov-2, qui pourrait menacer l'efficacité d'un futur vaccin, a été transmise par ces animaux à douze personnes.

L'association La Fourrure française a elle dénoncé des tentatives "d'instrumentaliser la crise pandémique" du Covid-19 pour accélérer la fermeture des quatre élevages.

(AFP)

Justice

Affaire Avenir Fermetures à Saint-Vit et Rioz : des clients lésés face à des liquidations judiciaires

Les sociétés Avenir Fermetures Saint-Vit et Rioz, spécialisées dans la menuiserie, font l’objet de procédures de liquidation judiciaire devant le tribunal de commerce de Besançon. Plusieurs clients affirment avoir versé des acomptes pour des travaux jamais réalisés, donnant lieu à un préjudice financier significatif et à la création d’un collectif d’aide aux victimes de ces affaires, a-t-on appris en mars 2026.

Procès Zepeda pour l’assassinat de Narumi Kurosaki : de nouvelles recherches sur un ADN inconnu

Dix ans après la disparition d'une étudiante japonaise à Besançon, la cour d'assises du Rhône a demandé mercredi 18 mars 2026 à la police de tenter d'identifier un ADN trouvé sur son oreiller, accédant à la demande des avocats de son ex-petit ami chilien Nicolas Zepeda, rejugé pour assassinat.

Féminicide : Nicolas Zepeda jugé une troisième fois pour l’assassinat de Narumi Kurosaki

Le Chilien Nicolas Zepeda est jugé pour la troisième fois, à partir de mardi 17 mars 2026 à Lyon, pour l'assassinat en 2016 de son ex-petite amie japonaise à Besançon et devrait, sauf coup de théâtre, continuer à nier malgré des indices confondants. Même en l'absence de cadavre, de preuve et d'aveu, il a déjà été condamné deux fois à 28 ans de prison, en 2022 puis en appel en 2023, un verdict annulé par la Cour de cassation en 2025 pour un vice de procédure. 

Fraude et travail illégal : la gendarmerie du Doubs a saisi 7,5 millions d’euros en 2025

La gendarmerie du Doubs a saisi près de 7,5 millions d'euros d'avoirs criminels en 2025, dans le cadre de la lutte contre le travail illégal et la fraude, a annoncé samedi 14 mars 2026 la colonelle Elodie Montet, commandante du groupement départemental. Les avoirs criminels sont les profits issus d'une activité criminelle ou délictuelle.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 20.82
nuageux
le 05/04 à 15h00
Vent
3.66 m/s
Pression
1023 hPa
Humidité
49 %