La soeur aînée de Leonarda : "Je ne peux pas l'accueillir. Je la mettrais où ? “

Publié le 24/10/2013 - 11:51
Mis à jour le 24/10/2013 - 11:51

Émina, soeur aînée de Leonarda Dibrani vit dans la Meuse en situation régulière. Elle  a confié ne pas être en mesure d’y accueillir la collégienne rom expulsée au Kosovo.

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L'Est Républicain a révélé dans son édition de ce jeudi 24 octobre 2013 qu’Émina, la soeur aînée de Leonarda, vivait à Contrisson, un petit village situé à une quinzaine de km de Bar-le-Duc où elle serait "susceptible de l’accueillir". 

Mais, contactée par l'AFP, Emina a exclu cette possibilité. "Je ne peux pas l'accueillir. Je la mettrais où? C'est juste une maison ici, il n'y pas dix maisons", a-t-elle expliqué par téléphone.  Emina vit à Contrisson au sein d'une autre famille de réfugiés kosovars, les Azjavi. Elle partage la vie d’un des fils, avec qui elle a eu un enfant. Son mari a par ailleurs estimé que Leonarda "ne (devait) pas revenir toute seule en France (…)A 15 ans, ce n'est pas normal. C'est toute la famille ou rien. Mais je ne pense pas qu'elle va revenir en France, je pense qu'elle va rester au Kosovo”. 

 Selon le maire de la commune, François Clause, le couple vit avec leur enfant et plusieurs autres immigrés kosovars dans une maison "destinée à accueillir une famille nombreuse", où se côtoient trois générations."Ce sont des gens connus dans le village qui ne posent pas de problèmes, à l'exception de voisins qui se sont plaints de tapage", a-t-il précisé, en soulignant que les plus jeunes enfants étaient scolarisés.

 L'affaire Leonarda est "définitivement derrière nous” selon le gouvernement

 Samedi dernier, le président François Hollande était monté en première ligne avec une allocution télévisée pour trancher le cas de cette collégienne rom expulsée avec sa famille vers le Kosovo le 9 octobre.

 La demi-mesure proposée par le chef de l'Etat -autoriser la jeune fille et elle seule à rentrer en France pour y poursuivre ses études - n'a pas permis d'éteindre la polémique née de l’affaire. Mardi, la jeune fille a dit "hésiter" à accepter cette solution, avant d'exclure fermement quelques heures plus tard de revenir seule en France. L'affaire Leonarda est "définitivement derrière nous", a affirmé mercredi la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem.

(source : AFP)

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