"L’exercice de la liberté d’expression est une condition de la démocratie et l’une des garanties du respect des autres droits et libertés", écrit dans un communiqué le tribunal administratif.
Il rapporte que le juge des référés a estimé que le préfet "n’apportait pas la preuve de propos antisémites précis imputables à M. Hamouri" et que "les incidents ayant eu lieu à l’occasion des précédentes conférences données par M. Hamouri sont restés limités et résultaient d’opposants à ses idées, et non directement de ses propos".
Le tribunal revient également sur le fait que "l’émoi suscité localement par la venue de M. Hamouri, les incidents qui ont eu lieu lors de la venue d’un écrivain au salon du livre à Besançon en septembre 2025 en raison de ses positions sur le conflit israélo-palestinien, ainsi que les altercations qui interviendraient régulièrement entre le collectif d’extrême droite Némésis et les sympathisants de la gauche et de l’extrême gauche et des collectifs dit antifascistes à Besançon, ne pouvaient suffire à justifier l’interdiction de la conférence-débat précitée faute pour le préfet du Doubs de justifier que les forces de l’ordre ne seraient pas en mesure d’en assurer la sécurisation".
En somme, l’arrêté est suspendu et Salah Hamouri est autorisé à intervenir ce soir lors de la conférence-débat dans le cadre de l’événement Besac Antifa Fest.


