Deux fois moins de mariages qu’en 1975
En 2024, 9 700 mariages ont été célébrés en 2024, et 9 600 en 2025, selon les premières estimations . Sur cinquante ans, leur nombre a diminué de moitié dans la région. La baisse est plus marquée qu’au niveau national depuis le début des années 2000. Le taux de nuptialité est ainsi passé de 7,6 à 3,5 mariages pour 1 000 habitants entre 1975 et 2024 dans la région.
L’Insee souligne toutefois un ralentissement de cette tendance depuis la fin de la crise sanitaire. À partir de 2022, le nombre de mariages est stable dans la région, et il augmente même au niveau national. Les unions entre personnes de même sexe représentent quant à elles 2,5 % des mariages célébrés en 2024.
Selon les auteurs de l’étude, "le développement d’autres formes d’unions (union libre, Pacs) explique en grande partie la baisse des mariages". La diminution et le vieillissement de la population régionale contribuent également à cette évolution.
Des mariés de plus en plus âgés
L’âge au mariage a fortement progressé depuis les années 1970. En 2024, l’âge moyen des mariés est de 37,6 ans pour les femmes et 40,2 ans pour les hommes, soit près de quinze ans de plus qu’en 1975.
Les femmes continuent toutefois de se marier plus jeunes que les hommes. L’étude précise que les femmes se marient toujours en moyenne deux ans plus jeunes que les hommes.
Les habitudes ont profondément changé au fil des décennies. En 1975, les mariages étaient les plus fréquents entre 20 et 24 ans, avec 105 mariages célébrés pour 1 000 habitants de cette tranche d’âg. Aujourd’hui, le pic se situe entre 25 et 34 ans, avec seulement 25 mariages pour 1 000 habitants de cette classe d’âge.
Pour l’Insee, "l’allongement de la durée des études et l’entrée plus tardive dans la vie active expliquent pour partie ce décalage des mariages vers des âges plus avancés.
Des différences marquées entre villes et campagnes
La Bourgogne-Franche-Comté conserve un profil majoritairement rural. En 2024, 52 % des mariés vivent dans une commune rurale. Ces habitants des campagnes se marient plus tard que la moyenne régionale. Leur âge moyen atteint 40,8 ans contre 38,9 ans pour l’ensemble des mariés.
Les couples ruraux ont également plus souvent construit leur vie familiale avant le mariage. En milieu rural, 33 % des mariés sont pacsés avant leur union, contre 17 % des nouveaux mariés urbains. Ils ont aussi plus souvent des enfants en commun : 44 % contre 26 % pour les citadins.
À l’inverse, les habitants des villes se marient plus jeunes, avec un âge moyen de 36,9 ans.
Le Pacs s’installe sans remplacer le mariage
Créé en 1999, le Pacte civil de solidarité occupe désormais une place importante dans les parcours conjugaux. En Bourgogne-Franche-Comté, un quart des couples étaient pacsés avant leur mariage en 2024. Cette proportion dépasse même un tiers chez les personnes âgées de 30 à 45 ans et atteint 41 % à 35 ans.
Pour autant, le Pacs ne constitue pas systématiquement une étape préalable au mariage. L’Insee relève qu’en 2024, 57 % des mariés de Bourgogne-Franche-Comté étaient célibataires avant leur mariage.
Une progression des remariages
Les unions conclues à un âge avancé sont plus fréquentes qu’autrefois. La part des mariés âgés de 65 ans ou plus est passée de 0,5 % à 3,8 % en cinquante ans. Cette évolution s’explique notamment par la hausse des remariages. En 2024, 15 % des mariés de Bourgogne-Franche-Comté convolent de nouveau. Parmi eux, la majorité sont divorcés, particulièrement après 40 ans.
L’étude indique également que 1 % des mariés étaient veufs ou veuves avant leur nouvelle union.
L’été reste la saison préférée
Les mariages demeurent très concentrés sur la période estivale. En 2024, 70 % ont eu lieu à cette période, entre mai et septembre. Les mois de juin et juillet sont les plus recherchés, représentant respectivement 17 % et 14 % des cérémonies. Cette dimension festive et familiale explique aussi que 9 % des mariés de Bourgogne-Franche-Comté ne résident pas dans la région.
Enfin, l'avant dernier jour de la semaine reste très largement privilégié pour célébrer l’union : 86 % des unions sont célébrées le samedi dans la région, soit six points de plus qu’au niveau national.


