Le corps d'une femme retrouvé à Levier en août 2021: la thèse du suicide confirmée

Publié le 14/12/2021 - 11:01
Mis à jour le 14/12/2021 - 11:10

Le 14 août dernier, en milieu de journée, le corps ensanglanté d’une femme avait été découvert à l’arrière d’une voiture stationnée dans le garage d’une maison en feu à Levier, dans le Doubs.

Archives - Etienne Manteaux, procureur de la République de Besançon. © Hélène Loget
Archives - Etienne Manteaux, procureur de la République de Besançon. © Hélène Loget

Ce jour-là, une explosion avait retenti suivie d'un incendie qui s'était propagé dans une maison. Un voisin, pompier volontaire, avait été alerté par le bruit. En voyant le véhicule dans le garage et pour éviter une autre explosion, il l'avait alors sorti de la maison, les clés étaient sur le contact.

Les secours ont alors découvert le corps de la propriétaire de la maison sur la banquette arrière du véhicule. La thèse de l'acte volontaire était privilégiée.

Ce lundi 13 décembre, quatre mois après les faits, le procureur de la République de Besançon Étienne Manteaux a déclaré que cette affaire était classée sans suite en expliquant que de nombreux éléments démontrent que la femme de 55 ans retrouvée morte se serait donné la mort elle-même après avoir mis le feu à sa maison.

La thèse du suicide confirmée

"L'autopsie ne fait apparaître aucune trace d'intervention d'un tiers" a indiqué le procureur, aucune trace de sang n'a été constatée à l'extérieur du véhicule, une arme a été "manifestement utilisée pour s'égorger, a été achetée par Madame à 11h38 et sur lequel on ne retrouve qu'un ADN féminin, le sien", ajoute-t-il.

Un suspect, le conjoint de la victime, avec qui il y avait un différend suite à une volonté de se séparer, n'a pas été retenu. Le procureur explique qu'il a quitté le domicile de la victime à 12h07 alors que l'incendie a été constaté à 12h31. "Cette concomitance pouvait être suspecte, ce qui nécessitait une enquête tout à fait approfondie pour s'assurer qu'on n'était pas sur homicide dans la sphère conjugale", précise Etienne Manteaux.

En conclusion, il affirme qu'"à la lumière de la totalité des éléments qui ont été analysés, tout permet de penser que Madame s'est suicidée après avoir tenté d'incendier son domicile. C'est vrai que c'est une tentative de suicide assez inhabituelle de s'ouvrir la gorge, mais c'est quelque chose de possible et le médecin légiste n'a noté absolument aucune contradiction possible entre ses constatations et la possibilité d'un geste suicidaire."

Justice

Le procureur Paul-Edouard Lallois quitte le parquet de Montbéliard pour celui de Belfort

Nommé procureur de la République à Belfort, Paul-Edouard Lallois quitte le parquet de Montbéliard pour celui de Belfort à compter du 7 septembre 2026. Dans l’attente de la nomination de son successeur, il assurera toutefois l’intérim à Montbéliard parallèlement à ses nouvelles fonctions belfortaines. 

Imprescriptibilité des crimes commis sur les mineurs : Laurent Croizier salue le vote de l’Assemblée nationale

Dans le cadre de l'examen du projet de loi sur la protection des enfants, le député Laurent Croizier indique ce mois de juillet 2026 que l’adoption en première lecture de l’amendement pour rendre imprescriptibles les crimes commis sur les mineurs "est une étape décisive".

Violences sexuelles sur mineurs : près de 1140 procédures examinées en moins d’un mois par la cour d’appel de Besançon

Les parquets du ressort de la cour d'appel de Besançon (Besançon, Montébliard, Lons-le-Saunier, Vesoul, Belfort) ont procédé à un recensement des procédures relatives aux violences sexuelles commises sur des victimes mineures, conformément aux instructions du garde des Sceaux, détaillées dans sa circulaire du 8 juin 2026. Au total, selon un communiqué du procureur général du 16 juillet 2026, près de 1140 procédures ont été étudiées en moins d'un mois.

L’ancien ministre bisontin Yves Jégo mis en examen dans une affaire de contrats de masques anti-Covid

Selon des informations publiées par Mediapart le 6 juillet 2026, l'ancien ministre et ancien député centriste Yves Jégo, originaire de Besançon, a été mis en examen pour trafic d'influence dans le cadre d'une enquête portant sur des marchés publics de fourniture de masques réutilisables durant la crise sanitaire. Les investifations concernent notamment la Bourgogne Franche-Comté.

Dépôts sauvages : à Besançon, les contrevenants participeront à la préservation de la nature via des TIG verts

Le 3 juillet 2026, sous l’impulsion du Pôle régional de l’environnement, le tribunal judiciaire de Besançon, le Service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP) du Doubs et plusieurs partenaires associatifs ont signé une convention créant un dispositif de travail d’intérêt général (TIG) et de travail non rémunéré (TNR) à vocation environnementale.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Les données météo sont momentanément indisponibles.

Sondage