Le meurtrier présumé d'une adolescente espagnole consent à être jugé en Espagne

Publié le 07/10/2015 - 11:48
Mis à jour le 15/04/2019 - 12:02

Un Espagnol de 52 ans, arrêté près de Besançon et soupçonné d'avoir violé puis tué une adolescente, Eva Blanco en 1997 près de Madrid, a consenti mercredi 7 octobre 2015 à être remis aux autorités espagnoles en vue d'être jugé en Espagne.

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©Alexane Alfaro
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La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Besançon, devant laquelle il a comparu mercredi matin, a mis sa décision en délibéré. Il pourrait être remis aux autorités espagnoles dès jeudi, a précisé le président de la chambre à l’audience.

Rappel des faits

Né au Maroc, ce soudeur de profession, marié et père de deux enfants, avait été interpellé la semaine dernière à son domicile de Pierrefontaine-les-Varans par des gendarmes sur son lieu de travail à Besançon en présence d’agents espagnols. Identifié grâce à l’ADN, il est soupçonné d’avoir violé puis tué en 1997
Eva Blanco, 16 ans, dont le corps avait été retrouvé au bord d’une route. Elle avait été violée et poignardée à de multiples reprises.

« Après le jugement en Espagne, je souhaiterais purger ma peine en France »

Aux magistrats français, ce petit homme aux cheveux grisonnant sur un crâne dégarni a expliqué que toute sa famille était en France et qu’il ne connaissait plus personne en Espagne. Le fond de l’affaire n’a pas été abordé lors de cette audience, mais l’homme a quelque peu surpris les magistrats en déclarant : « après le jugement en Espagne, je souhaiterais purger ma peine en France ». Ce à quoi le président de la Cour a répondu que c’était « possible ». Il avait quitté l’Espagne en 1999.

Au terme de 18 ans d’enquête, il a été arrêté pour son implication présumée dans cet assassinat, en vertu d’un mandat d’arrêt européen émis par un juge d’instruction espagnol et exécuté par la cour d’appel de Besançon, en présence d’enquêteurs de la Guardia Civil, selon les autorités espagnoles. Au lendemain de son arrestation, le ministre espagnol de l’Intérieur Jorge Fernandez Diaz avait rappelé qu’il ne manquait que deux ans pour la prescription et précisé que l’extradition du suspect vers l’Espagne avait déjà été sollicitée.

Le prélèvement ADN réalisé par les enquêteurs espagnols avait permis d’identifier un possible frère de l’auteur, dans la région d’Algete, près de Madrid, où la jeune fille avait été retrouvée. C’est ainsi qu’ils ont pu remonter jusqu’à lui.

(Source : AFP)
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