Les parents de Melvyn lancent un appel aux dons pour améliorer son quotidien…

Publié le 03/11/2017 - 05:32
Mis à jour le 05/11/2017 - 21:07

Diagnostiqué en décembre 2015, Melvyn, 5 ans 1/2, souffre d’une laminopathie avec mutation faux-sens. Au fur et à mesure que les années passent, le petit garçon de Ranchot (Jura) perd de l’autonomie. Pour améliorer son quotidien et son avenir, ses parents, Jennifer et Jems lancent un appel aux dons… 

Qu'est-ce qu'une laminopathie avec mutation faux-sens ? 

Les laminopathies sont un groupe de maladies dues à une anomalie d'une lamine, c'est-à-dire une protéine présente dans les noyaux cellulaires. Elles sont causées par des mutations dans le gène LMNA. Celle dont souffre Melvyn est avec mutation faux-sens : en génétique, c'est une mutation ponctuelle dans laquelle un nucléotide d'un codon est changé, induisant le changement de l'acide aminé associé.

Dans le cas du petit garçon, les parents ne sont pas porteurs du gène, il est le premier à avoir cette mutation. 

Le quotidien de Melvyn 

Les muscles de Melvyn sont faibles particulièrement au niveau de la ceinture scapulaire et pelvienne. La laminopathie, dégénérative, ne permet plus au petit garçon de se tenir debout. "Il a perdu la marche en mars 2015", précise Jennifer, sa maman.

Son quotidien est rythmé par l'école (tous les matins et deux après-midi par semaine), les séances de kiné (deux fois par semaine) et les différentes séances avec ses appareils (1 heure de verticalisation, 20 minutes d'exercices respiratoires…). "Cette maladie étant musculaire, les muscles respiratoires tels que le cœur et le diaphragme pourraient être touchés", nous explique Jennifer.

Pour se rendre à l'école, Melvyn se déplace en motilo avec un corset. Pour dormir, il doit porter des orthèses. "Pour l'instant, le fauteuil n'a pas encore fait son entrée, car au vu de son gabarit, on peut encore utiliser la poussette pour les sorties, mais l'échéance se rapproche à grands pas", indique la maman de Melvyn.

Créer un espace adapté… 

Jennifer et Jems ont besoin d'environ 60 000€ pour aménager un espace dédié à leur fils dans leur maison.

"Dans l'existant, on ne peut pas aménager notre maison comme il le faudrait, nous devons donc créer une extension qui comprendra un garage adapté au véhicule pour que Melvyn, une fois la voiture stationnée, puisse descendre au sec avec sa chambre à quelques mètres avec toutes les normes PMR, les sanitaires adaptés à son handicap. Il sera également domotisé au maximum (gestion des lumières, volets à distance, lits et toilettes réglables en hauteur à distance…)", explique Jennifer. 

"On se bat tout le temps et pour tout" 

Le quotidien des parents de Melvyn n'est pas non plus facile. "On se bat tout le temps et pour tout", nous confie Jennifer, "pour les aides, pour les soins, pour la scolarité, on passe notre temps (le peu qu'il nous reste) le nez dans la paperasse et c'est usant, mais nous avons pris le parti d'accepter et de positiver pour notre bien-être, mais surtout celui de Melvyn. Si nous étions défaitistes et abattus, il ne serait pas aussi courageux et volontaire."

La vie de cette famille est rythmée par les rendez-vous médicaux (suivi avec les orthopédistes, suivi avec les neurologues, suivi des cardiologues, suivi en centre de référence à l'hôpital de Garches, les opérations et les examens divers, etc.).

La maman du petit garçon nous explique également qu'"Avec tout ça, il ne reste pas toujours beaucoup de temps (ni d'argent) pour les loisirs. Nous travaillons tous les deux (j'avais arrêté au début, car Melvyn était moins scolarisé donc je n'avais pas la possibilité d'occuper un poste, mais pour des raisons financières j'ai du reprendre), il faut donc réussir à tout caser dans une semaine." 

Infos +

Société

Le savoir-faire laitier franc-comtois s’invite dans les restaurants de l’Assemblée nationale

Deux étudiants de l'École Nationale de l’Innovation, des Laboratoires, de l’Eau et de l’Alimentation de Besançon-Mamirolle (ENILEA) ont été reçu à l'Assemblée nationale, le 25 février dernier. Cette invitation fait suite à la mise à l'honneur par les restaurants de l'Assemblée nationale des produits laitiers fabriqués par les étudiants du campus de Besançon-Mamirolle. 

“En cas d’agression : brisez le silence”, nouvelle campagne de sécurité des trains Mobigo de la Région

Sous l’impulsion de Michel Neugnot, vice-président aux mobilités, transports, infrastructures et affaires générales, et de Laëtitia Martinez, vice-présidente à l’égalité réelle et à la laïcité, la Région Bourgogne-Franche-Comté lance une campagne d’information pour promouvoir la sûreté des personnes dans les Trains Mobigo, du 2 au 16 mars 2026.

Sondage – La guerre au Moyen-Orient influence-t-elle votre quotidien en Bourgogne Franche-Comté ?

Depuis le 28 février 2026, une escalade majeure du confit au Moyen-Orient secoue la région : le États-Unis et Israël ont lancé des frappes militaires coordonnées contre l'Iran, déclenchant une série de ripostes iraniennes par missiles et drones à travers plusieurs pays du Golfe, y compris des frappes près d'Abou Dhabi et des perturbations importantes du trafic aérien. Dans ce contexte, cette guerre influence-t-elle votre quotidien en Bourgogne Franche-Comté ? C'est notre sondage de la semaine.

Quelles sont les saucisses de Morteau et de Montbéliard IGP primées au Concours général agricole 2026 ?

Lors du dernier Concours général agricole qui s’est tenu le 22 février dernier au Salon international de l’Agriculture, les produits du territoire francs-comtois se sont une nouvelle fois distingués à l’image des saucisses IGP de Morteau et de Montbéliard. Zoom sur les médailles obtenues. 

Municipales : “Le Pont Commun”, un collectif qui interpelle les candidats du secteur pontissalien

Le Pont Commun est un nouveau collectif réunissant citoyens, associations et acteurs de la vie économique locale, préoccupés par les enjeux socio-environnementaux du secteur de Pontarlier et de sa communauté de communes. Il a récemment envoyé un questionnaire et une liste d’engagement aux listes électorales afin de connaître les intentions de chacun sur ces enjeux "qui structurent nos modes de vie". 

Moins de naissances, plus de décès : la Bourgogne Franche-Comté face à un déficit démographique record

Selon une étude publiée le 26 février 2026 par l’Insee Bourgogne-Franche-Comté, signée Aline Faure et Dimitri Szempruch, la population de la région continue de diminuer en 2025, prolongeant une tendance engagée depuis 2016. À rebours de la dynamique nationale, la Bourgogne-Franche-Comté enregistre une baisse démographique liée à un déficit naturel qui se creuse, sous l’effet combiné d’une chute des naissances et d’une hausse des décès.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 9.15
ciel dégagé
le 05/03 à 03h00
Vent
1.23 m/s
Pression
1022 hPa
Humidité
52 %