Maëlys : Lelandais se serait confié à un ancien détenu. La mère de la fillette se dit "brisée"

Publié le 27/08/2019 - 18:45
Mis à jour le 27/08/2019 - 19:05

Deux ans après • Alors qu’un ancien codétenu de Nordahl Lelandais  affirme que ce dernier lui aurait avoué avoir violé Maëlys avant de la tuer il y a deux ans, Jennifer Maeco De Araujo a publié un long message sur Facebook. La mère de la fillette rend hommage à sa petite fille et demande justice. 

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Dans la nuit du 26 au 27 août 2017, la petite Maëlys était enlevée lors d'une fête de mariage en Isère et assassinée. Sa mère, Jennifer Maeco De Araujo, lui a écrit un long message sur Facebook dans un message accompagné d'une vidéo réalisée sur la chanson écrit par Vitaa et Slimane en hommage à la fillette

"Il y a deux ans, à 2h45, un monstre t'a ôté la vie cruellement à toi mon poussin, mon rayon de soleil, une enfant innocente qui n'avait pas encore 9 ans. Ma vie est brisée", témoigne-t-elle. "J'essaie de survivre et de continuer le combat contre cet assassin, pédophile que je hais tellement, j'attends toujours la Vérité, des aveux enfin", écrit la mère de la fillette, faisant allusion à Nordahl Lelandais, mis en examen pour le meurtre de Maëlys. 


Tu avais la vie devant toi, tu laisse un grand vide en moi et mon chagrin ne diminue pas... (...) C'est terrible cette absence, ce manque de toi, ces larmes qui coulent encore et encore. Tu es et tu seras toujours dans mon cœur pour l'éternité. Je t'aime de tout mon cœur Maëlys
"

Dernières révélation, deux ans après…

Le Parisien et Franceinfo ont révélé qu'un codétenu de Nordahl Lelandais avait affirmé à l'administration pénitentiaire et à un juge d'instruction que l'ancien militaire s'était confié à lui. Il lui aurait décrit les détails du viol de Maëlys et de la mort de l'enfant. "Je ne pouvais pas garder ça pour moi. C'était important ce qu'il m'a dit", a fait valoir le codétenu, selon le quotidien, qui précise que cet homme était libérable dès avril 2019 et n'avait donc rien à gagner sur le plan judiciaire.

Nordahl Lelandais, qui a déjà été entendu à ce sujet, conteste les propos de son ancien codétenu, a précisé à l'AFP le procureur de Grenoble, Eric Vaillant. Il maintient sa version selon laquelle il a tué la petite fille par accident alors qu'il l'amenait dans sa voiture voir ses chien.

La découverte tardive du corps de Maëlys, six mois après sa disparition, a empêché les expertises scientifiques de confirmer la thèse du viol. Or, la question d'éventuelles violences sexuelles subies par la fillette est un enjeu pour la connaissance de la vérité mais aussi d'un point de vue juridique, alors que l'instruction doit être clôturée cet automne.

Si Nordahl Lelandais est renvoyé aux assises pour le meurtre d'une mineure de moins de 15 ans précédé d'un viol, il s'expose à la perpétuité "réelle", la peine la plus lourde prévue par le Code pénal.

Justice

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