Mises en examen et prison pour tentative d’enlèvements d’enfant

Publié le 27/10/2012 - 12:35
Mis à jour le 27/10/2012 - 18:05

Deux hommes et une femme, se présentant comme membres d’un groupe qui sauve les enfants de la pédophilie, ont été écroués à Saintes en Charente-Maritime, pour avoir préparé l’enlèvement de trois enfants pour le compte de leur mère, mise en examen pour les mêmes faits.Les quatre personnes, arrêtées mardi à Besançon, Agen et dans le sud de la France, ont été mises en examen jeudi soir pour "association de malfaiteurs en vue de la préparation d’enlèvement de mineurs", a expliqué  le procureur de Saintes, Philippe Coindeau.

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© LG
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La mère des trois enfants qui vivaient chez leur père à Montendre (Charente-Maritime) est Soupçonnée d’avoir orchestré ce projet. Elle a été interpellée à Agen. En novembre 2009, elle avait déjà enlevé ses enfants ce qui lui avait valu d’être incarcérée avant d’être libérée sous contrôle judiciaire en avril 2011.

Réseau pédophile satanique ? 

Les trois autres personnes appartiennent à un groupe autonome qui « se constitue à la demande de parents pour enlever des enfants », a indiqué M. Coindeau. Parmi elles figure Janett Seemann, 34 ans, interpellée mardi à Besançon avec un ami, a indiqué la gendarmerie. Cette Allemande est la compagne de Christian Maillaud, dit « Stan », qui aurait disparu le 22 septembre en prenant la fuite, lors d’un banal contrôle de son véhicule, près d’Amancey (Doubs).

Cet ancien gendarme de 44 ans est sous le coup d’un mandat d’arrêt depuis sa condamnation à un an de prison pour « soustraction d’enfants » par le tribunal correctionnel de Perpignan, en avril 2009, selon le parquet de Besançon. Il y a une semaine, Mme Seemann a réuni, pour une conférence de presse, une cinquantaine de personnes venues de France, Suisse et Belgique à Amancey, pour les alerter sur la disparition de son compagnon.

Avec les membres de sa mouvance, elle soupçonne les gendarmes d’avoir leur part de responsabilité dans la disparition de M. Maillaud qui pourrait être « emprisonné secrètement » ou « mort », selon elle. Selon le groupe, au moment de sa disparition, M. Maillaud « travaillait sur un réseau satanique pédophile » dans le Doubs.

« C’est ahurissant, pour eux tout est complot : la justice prend des décisions qui ne sont pas les bonnes et les forces de l’ordre sont complices », a indiqué le capitaine du groupement de gendarmerie du Doubs, Gilles Oudot. « Nous sommes prêts à mener les enquêtes qu’il faut à partir du moment où on nous amène des preuves. Nous avons reçu les amis de M. Maillaud pour le leur dire et jusqu’à présent, personne ne nous a donné d’information sur un réseau quelconque », a poursuivi le capitaine.

Pour leur part, les deux hommes interpellés, l’un à Besançon, l’autre dans le sud de la France, sont âgés de 28 et 32 ans. L’un d’entre eux, originaire de Dijon, est soupçonné d’avoir tagué la façade du tribunal de Besançon dans la nuit du 14 au 15 octobre.

Mme Seemann et les deux hommes sont « des gens sans activité qui fréquentent beaucoup sur internet les sites qui parlent de pédophilie », a indiqué le procureur de Saintes. Ils prétendent vouloir « sauver les enfants contre un monde corrompu et des services publics qui cachent les affaires, séparent les familles et protègent les pédophiles », a affirmé le procureur.

Selon les premiers éléments de cette affaire, « il n’est pas question d’argent pour l’instant » et ce groupe agirait par « conviction ». La mère des trois enfants a cependant été interpellée avec, sur elle, plusieurs milliers d’euros en liquide. D’autres personnes sont actuellement recherchées, à travers toute la France, dans le cadre de cette enquête.

Les enfants ont été approchés début septembre par un couple et le groupe possédait leur emploi du temps complet.

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