Mobilisation du secteur médico-social ce mercredi à Besançon

Publié le 18/11/2024 - 12:02
Mis à jour le 18/11/2024 - 11:45

À l'initiative de la CGT, une intersyndicale du secteur social et médico-social Doubs (CGT santé action sociale et CGT Département, SUD, FSU, FO, CFDT) s'est réuni et a décidé d'une action dans le cadre de la journée internationale des droits de l’enfant. Le rendez-vous est donné à l’esplanade des droits de l'homme à Besançon à 16h00. 

 © Hélène Loget
© Hélène Loget

Pour rappel, une autre mobilisation est prévue ce même jour (et même endroit) à 14h00 dans le cadre de l'appel de la "coordination nationale des mineur(e)s isolé(e)s en lutte" aux côtés des collectifs de MNA auto-organisés.

Dans un communiqué, les syndicats s’insurgent contre "Les orientations du gouvernement visant des économies drastiques sur les dépenses publiques" : "Cette baisse serait catastrophique pour nos établissements, les salariés et les personnes accompagnées". Ces orientations impactent en effet les collectivités et le conseil départemental et donc "l’accompagnement social et médico-social".

"La protection de l’enfance est mise à mal et en danger"

Si la situation ne joue pas en la faveur des plus précaires, les syndicats s’inquiètent du manques de places pour les enfants, des conditions de travail dégradées et perte de sens pour les salariés" : "Avec des salaires au SMIC pour un éducateur en début de carrière, comment s’étonner qu’au niveau national, 40% des postes restent vacants ?", ironisent les organisations qui indiquent que "la protection de l’enfance est mise à mal et en danger".

Quel impact dans le Doubs ?

Selon les syndicats, ces orientations entreront une "baisse de 10 à 20% le budget de la prévention spécialisée", ce qui entraînerait de fait "l’abandon d’accompagnements dans les quartiers populaires de Besançon, Pontarlier ou du Pays de Montbéliard" : "Le service insertion de l’ADDSEA, qui accompagne des jeunes en grande précarité, risque de fermer faute de financements suffisants", nous est-il précisé.

Autre conséquence : des mesures de placement "non effectives" : "on compte dans le Doubs plus de 100 mesures d’accompagnement éducatif en milieu ouvert sur liste d’attente., des situations dégradées et de plus en plus complexes…", relèvent les syndicats qui notent également une augmentation du nombre de jeunes à la rue : "un jeune des services de protection de l’enfance pouvait demander à être accompagné jusqu’à ses 21 ans. Aujourd’hui c’est 19 ans maximum et encore pas pour tous. Les Mineurs étrangers sont acculés et délaissés".

Infos +

  • Mobilisation mercredi 20 novembre 2024 à 16h00 esplanade des droits de l’Homme à Besançon.

Social

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