Municipale 2026 à Besançon : Hasni Alem désigné chef de file du Parti communiste

Publié le 18/07/2025 - 16:41
Mis à jour le 07/08/2025 - 10:58

À désormais huit mois des élections municipales, les négociations sont toujours en cours du côté de la gauche à Besançon avec le parti communiste comme médiateur, qui tient à être le "fil rouge" des discussions entreprises. Mais s’ils tiennent à être acteurs de la municipale bisontine, les communistes ne veulent pas non plus être "les dindons de la farce" et s’organisent pour parer à toute éventualité comme ils nous l’ont expliqué lors d’une conférence de presse ce vendredi 18 juillet 2025. Le parti vient d’ailleurs de nommer Hasni Alem comme chef de file pour l’élection municipale de Besançon. 

Même si l’idée d’une union totale de la gauche semble avoir finalement avorté après l’annonce de la candidature du Parti socialiste au côté de Place publique pour la prochaine municipale bisontine, "les discussions ont évolué" a lâché d’emblée en conférence de presse Christophe Lime, élu communiste et conseiller municipal délégué à la lutte contre les pollutions.

Réuni en assemblée générale et en comité exécutif, le parti communiste a pourtant pris la décision "unanime" d’engager les négociations avec les deux listes de gauche présentées à Besançon, soit celle d’Anne Vignot et de Jean-Sébastien Leuba. Aucune négociation n’ayant été "pour l’instant" engagée avec La France insoumise a rapporté monsieur Lime. 

Une fusion exigée le soir du 1er tour

Fidèles aux mesures de leur secrétaire général, Fabien Roussel, les communistes tiennent cependant à rester fidèles à leur ligne de conduite : "on ne peut pas revendiquer d’être unitaires aux élections législatives et présidentielles et ne pas l’être aux municipales", a rappelé Christophe Lime. Faisant allusion aux dernières mesures budgétaires annoncées par François Bayrou, l’élu n’a d’ailleurs pas manqué d’évoquer la possibilité que de nouvelles élections législatives ne se tiennent avant les municipales dans le cas d’une nouvelle dissolution de l’assemblée nationale…

Même si, "nous ne perdons pas l’espoir d’avoir une grande unité au premier tour. Le mois de mars il est loin. On évolue au jour le jour", a confié Christophe Lime. Pour autant, les communistes restent pragmatiques : "on ne réussira apparemment pas à réunir tout le monde. L’union totale ne sera pas possible. Il n'y a plus d’hégémonie sur Besançon. Ni du PS, ni de LFI, ni des Verts".

D’ailleurs, la condition pour que le Parti communiste s’associe à l’une des deux listes étant que "toutes les listes de gauche fusionnent le soir même du premier tour sans exclure personne", a insisté Christophe Lime. A également été avancé le souhait de n’avoir aucun accord avec le centre dès le premier tour.

Asni Halem, chef de file communiste

Autre décision prise, celle de désigner Asni Halem comme chef de file de l’élection municipale bisontine. Car s’ils rappellent vouloir "l’union la plus large possible", les communistes n’entendent pour autant pas être "les dindons de la farce". Aussi, si aucun accord n’est trouvé avec le PS ou les Verts, le PCF n’exclut pas de déposer à son tour sa propre liste. "Ce n’est pas du tout notre objectif, mais globalement on se réserve toujours cette possibilité", a évoqué monsieur Lime. "Les trois options sont vraiment sur la table mais on privilégie les deux premières", a ajouté le nouveau chef de file. 

Hasni Alem © Sacha B.

Une décision attendue début septembre

Aux yeux des communistes, ces négociations ont toujours pour unique finalité "d’empêcher que la ville ne tombe aux mains de la droite" rappelle Christophe Lime. Alors du côté du parti communiste on s’organise et on fait surtout en sorte que le dialogue ne soit jamais rompu. "Il faut une campagne propre", a évoqué l’élu communiste. "On veut continuer de discuter avec tout le monde et en être le fil rouge" a, à son tour évoqué l’adjointe à la Culture, Aline Chassagne. 

Les communistes ont affirmé qu’ils rendraient compte de leur décision début septembre, avant la fête de l’Humanité. 

Programme : les principales demandes du Parti communiste

Le parti communiste a également profité de cette conférence de presse pour lister leurs principales exigences vis-à-vis de la prochaine municipale bisontine. Aujourd'hui, la charte de gouvernance de Grand Besançon Métropole fait pencher l'équilibre vers l’extérieur de la ville, ce qui permet à ces collectivités d’avoir une influence significative dans les décisions prises. Les communistes font remarquer qu’il est assez rare qu’une telle charte morale soit maintenue, et que cela doit favoriser un programme de Besançon qui n’est pas uniquement destiné aux habitants de la ville. Hasni Alem, nouveau chef de file du parti, résume leurs demandes en quatre grands axes, jugés "primordiaux", en vue d'un potentiel programme commun avec les partis de gauche.

Insécurité et la tranquillité publique

Hasni Alem dénonce d’abord l’accaparement de la question de l’insécurité par les partis de droite : "c’est un point que la gauche ne doit pas négliger et ne doit pas laisser à la droite". À cet égard, plusieurs mesures sont proposées, notamment l’installation d’un deuxième commissariat ainsi que d’une "halte soins addictions". L'élu communiste souligne également l’importance de créer un service de médiation de rue pour établir un lien avec les habitants dans l’ensemble des quartiers populaires.

Mobilité

Le PCF se félicite d’abord des avancées en matière de gratuité des transports mais souhaite aller plus loin. L’objectif demeure la gratuité complète à terme : "pour nous, c’est un droit inaliénable des citoyens" .

Il s’agit d’avancer progressivement, en étendant d’abord la gratuité des transports aux moins de 26 ans, aux plus de 60 ans et aux personnes bénéficiaires des minimas sociaux. Hasni Alem propose d’opter pour une régie publique des transports pour atteindre ces objectifs d’un point de vue économique.

Finalement, le chef de file du parti appuie sur la nécessité d’avancer sur les mobilités douces comme le vélo, surtout dans les quartiers populaires. Lorsque Ludovic Fagaut, chef de file de l’opposition, parle de la politique cyclable de Besançon comme d’un "fiasco" , Hasni Alem choisit d’en rire "Ludovic Fagaut qui parle de vélo, c’est comme un cannibale qui parle de gastronomie".

Logement

Le chef de file met ensuite en avant la nécessité de relancer la "pompe de construction des logements sociaux". Parmi les propositions du PCF figure l’instauration d’un moratoire immédiat sur la destruction de logements sociaux, empêchant toute démolition sans plan de reconstruction.

De plus, il est question d’instaurer un minimum de 30 % de logements sociaux dans tous les projets de construction de plus de 10 logements, s’appliquant tant au secteur public qu’au privé, et dans tous les quartiers.

Enfin, Hasni Alem réitère l’engagement du parti en faveur du projet des Vaîtes, qu’il considère comme "un bon compromis entre mesures écologiques et sociales". À long terme, le parti aspire à créer de 400 à 500 nouveaux logements sociaux par an.

Action sociale

Le PCF se positionne en faveur d’une action sociale globale accompagnée d’une écologie populaire, indissociables selon le chef de file du parti : "l’écologie sans le social, c’est du jardinage".

Enfin, l’augmentation des subventions du Centre communal d’action sociale de Besançon (CCAS), actuellement en grande difficulté, est au cœur du programme. Pour Hasni Alem, il s’agit d’une mesure d’urgence, car certains habitants des quartiers de Besançon dépendent de manière vitale du CCAS : "on parle de vie ou de mort". Le PCF souligne par ailleurs que ces subventions doivent être soutenues par l’État, qui doit "assumer son rôle".

Article écrit par Élodie Retrouvey et Salomé Fabre.

Municipales 2026

Municipales 2026 à Besançon : le PCF analyse la victoire de la droite et les erreurs de la gauche

À la suite de la victoire de la droite menée par Ludovic Fagaut lors des élections municipales de 2026 à Besançon, face à la maire sortante Anne Vignot (Les Écologistes), la section locale du Parti communiste français de Besançon a publié, jeudi 9 avril 2026, son analyse détaillée du scrutin. Le document revient sur les dynamiques électorales entre les deux tours, l’évolution des rapports de force depuis 2014, ainsi que les facteurs politiques locaux et nationaux ayant conduit à l’alternance.

Tribune de Nicolas Bodin : “Ne pas se tromper de combat ni de débat”

À l’heure où le tumulte électoral s’est déjà bien estompé et où la vie politique locale reprend son cours habituel, certains résultats méritent pourtant que l’on s’y attarde selon Nicolas Bodin, ancien adjoint PS de Jean-Louis Fousseret puis d'Anne Vignot. Dans une tribune du 7 avril 2026, il invite la gauche bisontine à regarder en face cette défaite, à en comprendre les ressorts et, surtout, à éviter les faux débats pour se recentrer sur l’essentiel.

Ludovic Fagaut élu maire de Besançon : Renaissance, Horizon(s) et le MFC saluent cette victoire

À l’issue de l’élection municipale à Besançon, Éric Alauzet, président de Renaissance Doubs, Jean-Philippe Allenbach, président du Mouvement Franche-Comté ainsi que plusieurs élu(e)s du Doubs du parti Horizon(s) ont réagi par voie de communiqué à l'élection de Ludovic Fagaut à la mairie de Besançon. 

Pour Marie-Guite Dufay, le nouveau maire de Besançon ne doit “pas oublier que la ville à des fondamentaux de gauche importants”

VIDEO • Face à la victoire historique de la droite à Besançon avec l’élection du candidat LR Ludovic Fagaut à la tête de la mairie, la socialiste et ancienne présidente de la Région Bourgogne-Franche-Comté a pris la parole.

Municipales 2026 : victoire historique de la droite à Besançon avec l’élection de Ludovic Fagaut

Le deuxième tour du scrutin de l’élection municipale s’est tenu ce dimanche 22 mars 2026 à Besançon. C’est Ludovic Fagaut qui est arrivé en tête avec 53,29 % des suffrages devant Anne Vignot, la maire sortante, qui a eu 46,71 % des suffrages. Face à la percée historique de la droite, les candidates Vignot et Véziès avaient annoncé leur alliance au lendemain du premier tour.

Politique

Grand Besançon Métropole : une élection inédite du RN au bureau exécutif fait polémique

Réuni lundi 20 avril 2026, le conseil communautaire de Grand Besançon Métropole a élu un vice-président issu du Rassemblement national, une première dans l’histoire de l’institution. Le candidat a obtenu 58 voix, contre 39 pour son opposant et 22 abstentions ou votes blancs. Cette élection a suscité de nombreuses réactions dans l'assemblée de la part de représentant(e)s de la gauche.

Stationnement gratuit, marché de Noël, police municipale… Ludovic Fagaut lance ses premières mesures

À deux jours du conseil municipal prévu jeudi 23 avril 2026, le maire de Besançon, Ludovic Fagaut, entouré de plusieurs adjoints, a présenté de grandes orientations budgétaires et les projets qui seront soumis au vote. Ce budget, qualifié de “budget de transition”, s’inscrit dans un calendrier contraint et dans une volonté affichée de réorientation politique.

Ludovic Fagaut élu président de Grand Besançon Métropole, débat houleux autour du 15e vice-président

Mise à jour à 20h12 • Le premier conseil communautaire de Grand Besançon Métropole se tient, en ce moment, ce lundi 20 avril 2026 à la CCI Saône-Doubs à Besançon. La séance a été ouverte à 16h22, marquant le début de l’installation officielle de l’assemblée communautaire.

Grand Besançon Métropole : A Gauche citoyens! et le Collectif d’Initiatives Citoyennes appellent à s’opposer à l’élection d’un vice-président RN

L'association A Gauche citoyens! et le Collectif d’Initiatives Citoyennes appellent l'ensemble des élus de Grand Besançon Métropole à s'opposer ce 20 avril 2026 à l'élection d'un vice-président, membre du Rassemblement National.

Composition du nouveau conseil communautaire des Portes du Haut-Doubs

Le Conseil Communautaire de la Communauté de Communes des Portes du Haut-Doubs s’est réuni ce mercredi 15 avril 2026 à 20h à Vercel-Villedieu-le-Camp à l’occasion de sa séance d’installation. Conformément aux dispositions réglementaires, cette séance a permis d’installer la nouvelle assemblée communautaire, composée de 69 élus.

Annie Genevard invite industriels et distributeurs à “se remettre autour de la table”

La ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, a appelé jeudi 16 avril 2026 industriels et distributeurs à "se remettre autour de la table" pour voir comment "partager" les coûts supplémentaires qu'entraînera l'inflation liée à la guerre au Moyen-Orient, sans nécessairement rouvrir les négociations commerciales "qui ont été dures".

À Besançon, Communistes et Insoumis s’opposent à l’arrivée d’un élu RN à l’exécutif de GBM

Par le biais de deux communiqués distincts, les membres du parti communiste de Besançon et LFI Besançon ont fait part de leur opposition, ce mardi 14 avril 2026, quant à la désignation et l’élection possible d’un membre du Rassemblement National en tant que vice-président à Grand Besançon Métropole (GBM).

Conseil communautaire : l’opposition bisontine accuse le maire d’avoir renié une promesse électorale

Dans un communiqué du 13 avril 2026, les groupes d’opposition de la municipalité bisontine accusent le maire de Besançon, Ludovic Fagaut, d’avoir renié une promesse électorale, celle d’ouvrir le bureau de Grand Besançon Métropole à un représentant de l’opposition bisontine. Ils appellent l’édile à changer d'avis avant le 20 avril, date du conseil communautaire.

Anne Vignot propose à Ludovic Fagaut un “plan d’urgence” face à la flambée des prix du carburant

Dans un courrier adressé au maire de Besançon, Ludovic Fagaut, en date du 7 avril 2026, Anne Vignot et les élu(e)s du groupe ”Les Écologistes, Génération.s et société civile” formulent une proposition de plan d’urgence ”contre le choc pétrolier et la dépendance aux énergies fossiles”. Le document est cosigné par Anthony Poulin, Laura Giniot, Jérémy Jeanvoine et Lydie Francart.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 12.66
ciel dégagé
le 22/04 à 09h00
Vent
4.97 m/s
Pression
1017 hPa
Humidité
61 %

Sondage