Occupation des Vaîtes : "la loi doit être respectée et l’ordre rétabli !" (L. Fagaut)

Publié le 18/07/2020 - 18:03
Mis à jour le 12/03/2021 - 10:14

Suite à l’occupation des Vaîtes, plaçant le site comme une ZAD, Ludovic Fagaut, chef de l’opposition à la municipalité de Besançon, a souhaité exprimer sa colère ce 18 juillet 2020.

Ludovic Fagaut © Hélène Loget
Ludovic Fagaut © Hélène Loget

Pour rappel, la Ville de Besançon a demandé la construction de la vigie des Vaîtes ce vendredi 17 juillet. Dans un communiqué de presse, elle expliquait que cette décision était motivée suite à la possible dangerosité de la construction.

"Aucune cause, même la plus noble, ne peut justifier l’occupation illégale d’un terrain. En l’occurrence, l’occupation du terrain appartenant à Territoire 25 par « Le Jardin des Vaîtes », « ANP- COP 21 », « Extinction Rébellion » et d’autres sympathisants.

Nous appelons les occupants à quitter les lieux dans les meilleurs délais. Nous sommes étonnés que Madame le Maire n’en fasse pas autant. Dans un communiqué, Madame le Maire fait part de sa volonté de discuter avec ces activistes. Mais est-ce vraiment la priorité ? La priorité, c’est que le Maire fasse en sorte que la loi soit respectée et que l’ordre soit rétabli", s'insurge Ludovic Fagaut.

Une ZAD a proprement dit ?

Selon le candidat malheureux à la mairie de Besançon, cette idée n'est pas "tolérable" : "Madame le Maire souhaite-t-elle que cette occupation illégale se transforme en une véritable « Zone à Défendre » (ZAD) comme celles, tristement célèbres, de Notre-Dame-des-Landes ou de Sivens ? Va- t-on encore tolérer longtemps l’illégalité et le non-respect de la loi, déguisés sous le terme de « désobéissance civile » ?"

Ludovic Fagaut pose également plusieurs questions :

  • "Si le projet d’écoquartier devait être annulé, la Ville de Besançon devrait-elle rembourser les promoteurs immobiliers de ce projet ?
  • Si tel était le cas, à combien de dizaines de millions s’élèverait la facture que les Bisontins devraient rembourser ?
  • Que compte faire M. CYPRIANI, l’Adjoint à la tranquillité publique, concernant l’occupation illégale ? Pourquoi un tel silence ? " "Aux Vaîtes, la loi doit être respectée et l’ordre rétabli. Et, seulement ensuite, l’avenir du projet d’écoquartier devra être reconsidéré", conclut-il en rappelant sa proposition de  « Terra Vesontio ».

les vaîtes

Donnez votre avis sur l’écoquartier des Vaites à Besançon !

Jusqu'au 9 mai 2021 • Une nouvelle étape s’ouvre à partir de ce 19 mars 2021 pour aller plus loin dans la réflexion sur le sujet des Vaites à Besançon. Après le rapport du Geec (groupe d’experts qui a rendu son analyse le 12 mars dernier), chacun peut à présent donner son avis sur le sujet via le site internet : « besancon-vaites.jenparle.net« . Une cinquantaine de personnes représentatives de la Ville de Besançon seront ensuite tirées au sort afin de donner un avis qui servira à la décision finale qui sera prise lors de conseil municipal en septembre 2021.

Le Groupe des Epouvantails en Colère (Geec) s’est installé aux Vaîtes à Besançon

Ce mardi 17 novembre, jour de l’appel à une deuxième vague d’action contre la réintoxication du monde, l’association Les Jardins des Vaîtes, a appelé jardinièr·es et ami·es des Jardins des Vaîtes à déposer banderoles et épouvantails aux Vaîtes. L’occasion de réaffirmer leur volonté de « préserver ce poumon vert en coeur de ville, avec ses jardins, ses zones humides, ses habitant·es humains et non humains. »

Vigie des Vaîtes à Besançon : où en est-on ?

Nous avions rencontré plusieurs membres du collectif de la Vigie des Vaîtes en juillet dernier. Ils expliquaient que cette dernière avait pour but de « veiller ». Un arrêté municipal a été pris le 7 août pour déconstruire la tour. Pour l’heure, la situation reste figée…

Politique

Rassemblement contre les violences urbaines à Besançon : un appel à l’apaisement qui tourne à la confrontation

VIDÉO • Réunis lundi 19 octobre devant l’hôtel de ville à l’appel de l’Association des maires de France et de France urbaine, environ 250 personnes ont répondu à l’invitation du maire, Ludovic Fagaut. L’arrivée d’un contre-rassemblement d’une centaine de personnes a rapidement tendu l’atmosphère. Entre condamnation des dégradations, revendications sociales et désaccords sur les valeurs républicaines, les échanges ont illustré les divisions apparues après les événements du 17 octobre.

La France insoumise condamne les pillages et dénonce les violences policières après la mobilisation du 17 octobre à Besançon

Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, le groupe La France insoumise au conseil municipal de Besançon revient sur la manifestation du samedi 17 octobre. Il soutient les revendications des manifestants pacifiques, condamne les pillages et met en cause la gestion des événements par l’État et le gouvernement.

À Besançon, le PCF appelle à une conférence sociale et refuse de participer au rassemblement #TouchePasÀMaMairie ce soir

Dans une prise de position communiqués ce lundi 19 octobre 2026, le Parti communiste français de Besançon condamne les dégradations et les violences qui se sont produites lors de la manifestation du 17 octobre, tout en défendant la légitimité de la mobilisation sociale. Le parti appelle le gouvernement à réunir syndicats, organisations patronales et mouvements de jeunesse pour répondre aux revendications.

À Besançon, un rassemblement citoyen prévu lundi 19 octobre contre les violences urbaines

#TouchePasÀMaVille • À l’appel de France urbaine et de l’Association des maires de France, relayé par la Ville de Besançon, un rassemblement républicain et transpartisan est annoncé lundi 19 octobre 2026, place du 8 Septembre, devant l’Hôtel de Ville de Besançon. L’initiative, placée sous le mot d’ordre #TouchePasÀMaVille, entend réunir les citoyens autour du refus des violences et de la défense des valeurs républicaines.

Manifestation et dégradations du 17 octobre : réactions d’élu(e)s à Besançon

MISE À JOUR À 17H30 • Entre 9 500 (préfecture) et 12 000 (FO) personnes ont participé à la manifestation du 17 octobre à Besançon. Alors que le rassemblement était présenté comme pacifique, des commerces ont été pillés, la préfecture du Doubs a été visée par une tentative d’incendie et les forces de l’ordre ont été prises pour cible. Si les réactions politiques divergent sur les responsabilités, elles condamnent les violences.

Manifestation du 17 octobre à Besançon : Ludovic Fagaut appelle au calme et réclame que les casseurs paient

Le soir de la manifestation du 17 octobre 2026, marquée par des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre et des dégradations dans le centre-ville de Besançon, le maire Ludovic Fagaut a pris la parole dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux. Aux côtés de sa première adjointe, Emmanuel Huot-Cusenier, il condamne les violences, apporte son soutien aux commerçants et aux forces de l’ordre et demande que les auteurs des dégradations soient identifiés et sanctionnés.

Montbéliard : Jérôme Durain condamne les violences survenues au lycée Germaine-Tillion

Après l’intrusion d’un jeune homme dans le lycée Germaine-Tillion à Montbéliard vendredi 16 octobre 2026 et le déclenchement de mortiers d’artifice, qui ont blessé une élève, le président de la Région Bourgogne-Franche-Comté annonce que la collectivité portera plainte.

À Besançon, les Écologistes dénoncent un " deux poids, deux mesures " de Ludovic Fagaut face aux insultes et au racisme

Dans un communiqué du 16 octobre 2026, les Écologistes du Grand Besançon reprochent au maire un manque de constance dans ses prises de position contre les insultes, les menaces et les attaques racistes. Ils s’appuient sur plusieurs épisodes survenus depuis 2020, dont le rejet d’une motion au conseil municipal en avril 2026. Le mouvement condamne également les insultes visant l’édile et sa famille.

Hausse ou baisse des dotations dans les lycées de Bourgogne-Franche-Comté ? Les avis divergent à la Région…

Suite à l’assemblée plénière du 15 octobre 2026, les élus du groupe communiste et républicain de Bourgogne-Franche-Comté ont souhaité réagir dans un communiqué au sujet des dotations accordées pour les lycées de la région. Le président, Jérome Durain, a, quant à lui, refait un point sur ces dernières lors de l’assemblée. On en parle.

Ce que l’on a retenu du conseil municipal de Besançon du 15 octobre 2026

Après un conseil municipal de plus de 8h le mois dernier, celui de ce jeudi 15 octobre 2026 n’a heureusement pas instauré un nouveau record. En 5h45, les élus ont toutefois débattu de plusieurs dossiers importants dont la modification du règlement intérieur, le projet des Vaites ou encore du renouvellement de l’Assemblée des Sages.

Besançon, berceau oublié de l’anarchisme ?

Dans la boucle du Doubs, entre une citadelle classée à l'Unesco et les ateliers d'horlogerie qui firent sa fortune, Besançon a nourri l'une des traditions libertaires les plus singulières de France. De la naissance de Pierre-Joseph Proudhon au projet avorté de Commune en 1871, retour sur une histoire où la "ville horlogère" a longtemps battu au rythme des idées anarchistes... pour rappel.

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