Opération de lutte contre l'immigration clandestine à Besançon ce matin

Publié le 10/05/2016 - 15:59
Mis à jour le 11/05/2016 - 11:50

Une opération de lutte contre l'immigration clandestine en liaison avec le Grand Besançon Habitat s'est déroulée ce mardi 10 mai 2016 entre 8h15 et 10h30 dans deux immeubles dans le quartier de la Grette (408) et dans la rue de Champagne (Planoise) à Besançon. Deux appartements "squattés" ont été inspectés par une dizaine d'agents de police de Besançon et de la police aux frontières.

Le Grand Besançon Habitat a signalé préalablement à la police des appartements "squattés" aux 408 et à Planoise. 

Avant de se rendre dans les appartements concernés, les agents de police ne savent pas encore le nombre de personnes y habitant. Léonard Fauvet, commissaire de police et chef de la sureté départementale de Besançon, nous explique que ce type d'opération ne se déroule pas plus d'une fois par mois pour ses agents, contrairement à la police aux frontières qui en effectue quotidiennement. "Mais ça dépend aussi de la demande : si on a une importante demande pour des appartements squattés, on mènera une opération", ajoute-t-il.

"Il est en France pour se soigner"

Vers 08h45, un premier appartement est contrôlé dans la troisième tour des 408. Il s'agit d'un homme seul, de 37 ans, géorgien, possédant un permis de séjour valide jusqu'au 17 mars 2017. Il vit dans cet appartement meublé et entretenu sans droit ni titre, c'est-à-dire qu'il "squatte" un logement appartenant au Grand Besançon Habitat (GBH). "Il est difficile d'estimer depuis combien de temps il vit dans ce logement puisqu'il est inhabité depuis longtemps", indique le commissaire Fauvet. Une procédure d'expulsion est actuellement mise en œuvre pour qu'il libère l'habitation.

Un agent de la police aux frontières nous explique que cet homme affirme être dentiste dans son pays d'origine et ne comprend ni la langue française ni l'anglais. De plus, "Il est atteint de l'hépatite C et se soigne en France. Sa maladie est soignable en Géorgie, mais il faut certainement payer une certaine somme d'argent pour pouvoir bénéficier des soins, c'est sans doute pourquoi il est venu en France". À terme, "il devrait faire venir sa femme et ses deux enfants", ajoute-t-il. 

Un autre appartement dans la même tour des 408 a été contrôlé, mais aucune présence n'a été détectée. 

"Il devait quitter la France avant le 30 avril dernier"

Vers 09h45, un logement situé rue de Champagne à Besançon, signalé par le GBH, est contrôlé par les forces de police. Le fonctionnement de ce "squat" est différent de celui contrôlé plus tôt dans la matinée. Gwénaël-Xavier Denizot, directeur du département Gestion Décentralisée et Proximité au Grand Besançon, nous explique que les personnes vivant dans cet appartement paient un loyer à un marchand de sommeil tandis que ce logement appartient au GBH. Ils ont même signé un bail avec leur "propriétaire".

Deux hommes d'origine congolaise y habitent. L'un est en situation dite "régulière", l'autre aurait dû quitter le territoire français depuis le 30 avril dernier. Sa chambre a été fouillée pour trouver son passeport, mais sans succès. Il a été emmené au commissariat pour une vérification de sa situation avec la préfecture du Doubs puis relâché. Il sera convoqué "plus tard" selon les dernières informations du commissaire Fauvet.

Une procédure d'expulsion est également mise en oeuvre.

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