Procés Péchier : syndrome rarissime ou empoisonnement, une double énigme médicale à la barre

Publié le 10/10/2025 - 08:27
Mis à jour le 10/10/2025 - 08:44

Syndrome rarissime, ou intervention malveillante ? La cour d'assises du Doubs, qui juge l'ancien anesthésiste Frédéric Péchier pour 30 empoisonnements, a remonté le temps jeudi 9 octobre 2025 pour tenter d'expliquer les arrêts cardiaques de deux patients en 2009 dans une clinique de Besançon.

Frédéric Péchier entrant au tribunal de Besançon © Alexane Alfaro
Frédéric Péchier entrant au tribunal de Besançon © Alexane Alfaro

A l'époque des faits, les accidents cardiaques particulièrement surprenants ayant frappé ces deux patients, Eric Gendronneau et Sylvie Gaillard, à 19 jours d'écart en septembre 2009, avaient été imputés à un syndrome de Tako-Tsubo.

"Un Tako-Tsubo, c'est le coeur qui crampe", à cause d'un excès d'adrénaline provoqué par le stress, a expliqué à la barre le directeur d'enquête Olivier Verguet. "C'est un phénomène d'une rareté absolue", a-t-il insisté. Les deux patients, alors âgés de 49 et 41 ans, survivront. Et c'est bien plus tard, après l'ouverture d'une enquête en 2017 concernant d'autres arrêts cardiaques dans la même clinique Saint-Vincent, que les policiers envisageront l'hypothèse d'un empoisonnement par Frédéric Péchier. L'accusation lui en impute 30 au total, dont 12 mortels, entre 2008 et 2017.

"Un vrai personnage charismatique de sauveur"

Dans le cas de M. Gendronneau, un anesthésique local (un poison potentiel) sera ensuite retrouvé dans une poche de perfusion utilisée ce jour-là au blocopératoire. Mais l'anesthésiste en charge du patient, Martial Jeangirard, a affirmé jeudi devant la cour qu'il ne l'avait pas utilisée pour ce patient. Pour réanimer le quadragénaire, il a raconté qu'il avait appelé à l'aide son collègue Frédéric Péchier, alors "au top de la réanimation" et qui "s'était créé un vrai personnage charismatique de sauveur".

Ce dernier "m'a pris dans les bras et m'a dit: +Tu sais mon gars, quand on a un problème comme ça, il faut rentrer chez soi et se reposer. T'inquiète, je m'occuperai de tes patients+", s'est souvenu le praticien. "Sur le coup j'ai trouvé ça très sympa, maintenant, je trouve ça traitre." Selon l'accusation, l'un des mobiles présumés de Frédéric Péchier pour empoisonner des patients aurait été de nuire à des collègues anesthésistes avec lesquels il avait des différends.

"Oui, là, c'était touché-coulé"

Or, avant ces événements de 2009, le Dr Péchier était parti travailler quelques mois dans une autre clinique, ce que le Dr Jeangirard lui avait reproché, a observé le directeur d'enquête. "Je ne comprends pas qu'on fasse la valse entre deux établissements", a confirmé le témoin. "S'attaquer à un de vos patients, c'était une bonne manière de vous toucher ?", lui demande son avocat, Me Kevin Louvet. "Oui, là, c'était touché-coulé", répond l'anesthésiste, très éprouvé par cet évènement.

Frédéric Péchier, qui a toujours clamé son innocence, comparait libre, mais risque la réclusion criminelle à perpétuité. Verdict le 19 décembre.

(AFP)

procès de Frédéric Péchier

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