Rachat du nucléaire de GE: la CGT convie Le Maire à Belfort

Publié le 27/02/2024 - 18:28
Mis à jour le 27/02/2024 - 18:04

La CGT a invité, mardi 27 février 2024, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire à se rendre à Belfort afin de discuter de la cession de la branche nucléaire de General Electric (GE) à EDF, qui tarde à se concrétiser.

 © Page Facebook-Intersyndicale General Electric Belfort
© Page Facebook-Intersyndicale General Electric Belfort

Le syndicat demande à M. Le Maire de venir le 21 mars "apporter [des] réponses industrielles et humaines pour l'entreprise, la région et la filière", concernant le rachat des activités nucléaires de GE, reportée sine die le 1er décembre dernier. "Déjà un trimestre que cela a été ajourné et on ne voit toujours rien venir", a critiqué Laurent Santoire, délégué CGT, face à une cinquantaine de manifestants devant les ateliers de GE à Belfort, qui fabriquent la turbine Arabelle, principal atout des activités nucléaires du groupe américain.

EDF et GE avaient annoncé en février 2022 "un accord d'exclusivité" pour discuter du rachat par l'énergéticien français de GE Steam Power, branche nucléaire du conglomérat américain. Le président Emmanuel Macron annonçait alors, depuis Belfort, la relance d'un vaste programme nucléaire français.

Un blocage qui dépasse les frontières

"Monsieur le président, réalisez pour nous ce que vous avez promis, la vente et un grand projet industriel autour de la filière nucléaire", a interpellé Laurent Santoire. "L'entreprise est prise en otage par le gouvernement américain", a estimé le syndicaliste. Selon lui, Washington empêche l'exécution du carnet de commandes de l'entreprise, notamment avec le russe Rosatom.

En 2015, la branche énergie d'Alstom avait été acquise par GE, au terme d'une longue polémique politico-économique engagée au printemps 2014. Emmanuel Macron était ministre de l'Economie lors de la finalisation de l'opération. "Le gouvernement a commis la grave erreur de transmettre notre patrimoine industriel", dénonce M. Santoire.

De sources syndicales, le rachat prévu concerne environ 2.500 salariés en France, dont plus de 1.300 à Belfort, et 3.400 au niveau mondial.

(AFP)

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