Régionales: le feuilleton fratricide entre Joyandet et Humbert

Publié le 18/01/2010 - 13:47
Mis à jour le 18/01/2010 - 13:47

A deux mois du scrutin régional, il n’y a plus aucune chance que les deux hommes se retrouvent pour éviter deux listes à droite. Ce qui fragilise la position du secrétaire d’Etat franc-comtois.

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Depuis le 17 octobre 2009, date à laquelle Jean-François Humbert a annoncé sa candidature aux régionales « en homme libre et indépendant », l’UMP vit avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Ayant rapidement pris la mesure du danger encouru, Alain Joyandet, candidat officiel de la droite, a tout fait pour éviter la dissidence du sénateur Humbert. « S’il n’en reste qu’un, je lui tendrai la main… », avait insisté le secrétaire d’Etat.
 
Fin novembre, Alain Joyandet pensait avoir atteint son objectif en annonçant lors de la présentation des quatre têtes de liste UMP qu’il devait rencontrer l’ancien président du conseil régional le lendemain dans un endroit tenu secret. Mal lui en a pris car Jean-François Humbert lui a posé un lapin. Sur sont site, ce dernier avait dès la veille qualifié l’initiative du secrétaire d’Etat de «stérile et d’inutile». «Enfin du moment que ça mousse… », avait-il poursuivi en précisant qu’il sera « le premier à ne pas saisir sa chance » en écho au slogan de l’UMP « Franche-Comté saisis ta chance ».
 
Difficile dans ce contexte de renouveler toute tentative de rapprochement. Alain Joyandet a compris qu’il n’y avait plus rien à envisager. «Avec Jean-François Humbert, je ne peux plus rien faire », a-t-il avoué récemment dans une interview à la Presse Bisontine. « J’ai fait cinq heures de route pour aller le voir, il n’est pas venu au rendez-vous, sans prévenir. A un moment donné, il faut que j’avance. Nous avons préparé une vraie liste de rassemblement, nous sommes dans une stratégie de premier tour. Ensuite nous serons ouverts à fusionner le cas échéant avec le Modem, une partie des écologistes pourquoi pas, mais c’est tout. Le sens d’une fusion entre les deux tours, c’est la complémentarité. Maintenant, si on perd de deux points au second, on pourra toujours trouver un responsable…».
 
Une petite phrase qui a le mérite de la clarté et qui laisse entrevoir sans ambiguïté la hantise de l’échec éprouvée par le candidat de l’UMP à la suite de l’insistance du sénateur Humbert à faire cavalier seul. La réaction de ce dernier est révélatrice du fossé qui existe désormais entre les deux hommes. Tout récemment il a écrit sur son site que le candidat Joyandet n’a pas tout fait à son égard. «Il n’a pas essayé le respect ou tout simplement la considération que l’on porte à un interlocuteur même si on ne partage pas son rang social, ses idées».
 
Seul espoir désormais pour Alain Joyandet : que Jean-François Humbert ne trouve pas les 50 compagnons de route nécessaires pour constituer les quatre listes départementales.
 
 

Politique

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