Retraites : l'Assemblée entame sous tension l'examen des milliers d'amendements

Publié le 19/02/2020 - 08:25
Mis à jour le 19/02/2020 - 08:25

Débuts poussifs et sous tension ce mardi 18 février 2020 pour l’examen à l’Assemblée des milliers d’amendements au projet de réforme des retraites : les oppositions ont multiplié les critiques et batailles de procédure face une majorité « consternée » continuant de plaider pour un « vrai débat ». 

© dp  ©
© dp ©

Après des premiers échanges parfois chahutés la veille sur ce projet visant à créer un système "universel" de retraites par points, les rappels au règlement, suspensions ou encore demandes de vote électronique et de quorum se sont enchaînés, émaillés d'invectives. La tension était montée dans l'après-midi avant même d'étudier le premier des quelque 41.000 amendements.

Les communistes, très remontés contre un "projet de régression sociale", ont reproché aux "marcheurs" d'"insulter la mémoire" de leur famille politique en se réclamant d'Ambroise Croizat - l'un des pères fondateurs de la Sécurité sociale en 1945 - ou de l'ex-secrétaire général du parti Maurice Thorez. "Vous êtes +en même temps+, vous auriez été beau dans la Résistance, vous auriez été +en même temps quoi ?+", a lancé le numéro un du parti Fabien Roussel, suscitant l'indignation de la majorité.

Les oppositions de droite comme de gauche ont jugé "vain et inutile" (Eric Woerth, LR) de débattre, en raison de la tenue au même moment de la "conférence de financement" des partenaires sociaux, chargés de trouver d'ici à avril des solutions pour ramener à l'équilibre le système de retraite d'ici à 2027. Mais sans avancées notables mardi. "Vous êtes incroyablement prévisibles" et il y a un "désir que ce débat n'ait pas lieu", a rétorqué le chef de file des députés LREM Gilles Le Gendre, qui a prévenu que les oppositions "ne rentrer(aient) pas dans la majorité comme dans un saloon !".

Sans atteindre - à ce stade - la paralysie de juillet 2018 lors de l'examen du projet de révision constitutionnelle, victime collatérale de l'affaire Benalla, il y avait de l'électricité dans l'air tout au long de la soirée. A plusieurs reprises, le président Richard Ferrand (LREM) au perchoir a dû appeler au calme. Récusant le caractère "universel" de la réforme, les oppositions ont notamment proposé dans les premiers amendements de changer le terme pour "inéquitable" ou de le supprimer.

Leurs attaques ont aussi porté sur l'idée que la réforme créé "un régime spécial, celui des hyper riches" comme l'a affirmé Boris Vallaud (PS), pour qui la majorité porte ce "stigmate" depuis le début du quinquennat et n'arrête pas de "rembourser ses bookmakers", autant d'attaques récusées par LREM.

"Chers collègues de la majorité, vous m'inquiétez, vous êtes pris dans une idéologie qui vous provoque des crampes mentales", a aussi lancé le communiste André Chassaigne, tandis que l'insoumis Alexis Corbière (LFI) les a taxés d'être "illégitimes", suscitant à nouveau une bronca.

"Combat de coq"

"Ce combat de coq avant qu'on arrive au coeur du projet me consterne un peu", leur a lancé Bruno Millienne (MoDem). "Laissez cette Assemblée travailler !", a-t-il tonné. "On peut avoir une forme de colère quand on voit retourner contre la démocratie des moyens dilatoires", a renchéri la "marcheuse" Aurore Bergé, estimant que les Français "attendent mieux que des heures de débat sur le titre du projet de loi".

D'autres se sont dits "blindés" face à l'obstruction et ont demandé à l'opposition si elle avait "peur" de débattre, le secrétaire d'Etat Laurent Pietraszewski déplorant aussi leurs "refus de débattre sur le fond". Dans l'espoir que le calendrier puisse tenir, les députés siègeront jusqu'au 6 mars avec des travaux ce week-end. Richard Ferrand (LREM) a posé des règles pour l'organisation des débats, avec notamment un seul orateur par groupe sur les amendements identiques, ce contre quoi s'est élevée en particulier la gauche de la gauche.

La question de l'utilisation du "49-3", arme de la Constitution qui permet au gouvernement d'abréger les débats et de faire adopter un projet de loi sans vote, reste posée, même si Laurent Pietraszewski a encore insisté mardi sur une volonté de "débattre, enrichir le texte" et "aboutir".

La majorité table toujours sur une adoption en première lecture avant les municipales des 15 et 22 mars, et sur un feu vert définitif "d'ici l'été". Les députés n'avaient étudié mardi qu'une centaine d'amendements, tous rejetés.

(Source AFP)

Politique

À Besançon, La France insoumise apporte son soutien aux mobilisations lycéennes

Dans un communiqué publié le 30 septembre, le groupe La France insoumise au conseil municipal de Besançon, composé de Séverine Véziès, Martin Mellion et Hélène Magnin-Feysot, apporte son soutien aux mobilisations lycéennes en cours en France et à Besançon. Les élu(e)s dénoncent les conditions d’enseignement et appellent à la non-violence et à la protection des jeunes lors de la journée de mobilisation annoncée le 1er octobre.

Département du Doubs : le groupe minoritaire pointe des écarts entre annonces et résultats

Au lendemain de la séance de l’Assemblée départementale du Doubs, le groupe minoritaire ”Doubs social, économique et solidaire” revient sur plusieurs dossiers examinés lundi 28 septembre : protection de l’enfance, aide à domicile, collèges et politique jeunesse. Dans un communiqué, les élus confrontent les annonces présentées pendant la séance aux chiffres figurant dans les rapports et estiment que plusieurs engagements restent à concrétiser.

Département du Doubs : la majorité départementale affiche ses priorités, des pompiers aux collèges

Réunis lundi 28 septembre 2026 en assemblée départementale, les élus de la majorité ont notamment annoncé une hausse d’au moins 5 % de la contribution au Service départemental d'incendie et de secours (Sdis) pour le prochain budget. Jeunesse, protection de l’enfance, restauration scolaire et rénovation des collèges figuraient également à l’ordre du jour.

Élections sénatoriales : les résultats en Franche-Comté

Dimanche 27 septembre 2026, les grands électeurs étaient appelés à désigner les sénateurs de trois départements de Franche-Comté. Dans le Doubs, les sénateurs sortants Jean-François Longeot et Jacques Grosperrin renouvellent leur mandat, tandis qu' Arnaud Marthey fait son entrée à la chambre haute du Parlement. Le candidat socialiste permet à la gauche de retrouver une représentation au Sénat.

À Audeux, le maire décide d’avancer l’installation de la vidéoprotection d’un an

La municipalité d’Audeux souhaite accélérer l’installation de la vidéoprotection, initialement programmée pour 2027. Une consultation organisée auprès des foyers de la commune fait apparaître 74 votes favorables sur 78 participants, a-t-on appris dans un communiqué du maire le 26 septembre 2026.

Armes létales et vidéosurveillance à Besançon : les élus insoumis saisissent le préfet du Doubs

À Besançon, le conseil municipal de rentrée du 17 septembre 2026 continue de susciter des réactions. Les élu(e)s de La France insoumise, Séverine Véziès, Hélène Magnin-Feysot et Martin Mellion, mettent aujourd’hui en cause la légalité de deux délibérations adoptées lors de cette séance, l’une concernant l’armement létal de la police municipale, l’autre l’extension de la vidéosurveillance. Ils ont saisi le préfet du Doubs afin qu’il exerce son contrôle de légalité et demande, le cas échéant, au tribunal administratif de suspendre ces décisions.

Violences sexistes et sexuelles : premier feu vert à l’Assemblée pour la loi " intégrale "

Les députés ont approuvé mercredi 24 septembre 2026 en commission la loi "intégrale" contre les violences sexistes et sexuelles (VSS), texte-fleuve censé répondre aux failles révélées par plusieurs scandales ces dernières années, avant l'arrivée dans l'hémicycle le 1er octobre.

Insee : en Bourgogne-Franche-Comté, les femmes investissent les conseils municipaux mais peinent encore à devenir maires

L’Insee a publié le 22 septembre 2026 une étude concernant la place des femmes lors des dernières élections municipales en Bourgogne-Franche-Comté. Il ressort de l’enquête que même si la part de féminisation progresse grâce notamment aux listes paritaires, elles restent très peu à occuper dans la région un poste de maire.

Un mur qu’on efface ne fait pas disparaître les idées

BILLET • L’art n’est pas là pour plaire, il n’est pas là pour flatter, rassurer ou obtenir l’approbation de tout le monde. L’art est là pour exprimer, pour questionner, pour déranger parfois, bousculer, pour provoquer, pour faire réfléchir. Et, de temps en temps, pour mettre en colère. C’est précisément pour cela qu’il est précieux.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 17.56C°
couvert
le 01/10 à 11h00
Vent
4.23 m/s
Pression
1024 hPa
Humidité
87 %

Sondage