Soins: de la maltraitance à la bientraitance, il y a encore plusieurs pas...

Publié le 14/10/2011 - 15:25
Mis à jour le 14/10/2011 - 15:25

Beaucoup de monde ce vendredi à Besançon-Micropolis pour participer aux états généraux de la bientraitance en Franche-Comté. Fil conducteur de la journée : « cultiver le prendre soin » dans les établissements de santé.

 ©
©

On ne dit plus mobilisation contre la maltraitance, mais mobilisation pour la bientraitance… il faut positiver. La journée de travail organisée par le Réseau qualité des établissements de santé de Franche-Comté (REQUA) a toutefois été l’occasion de mettre à plat devant quelque 500 professionnels de la santé ce que peut recouvrir  au quotidien « la maltraitance ordinaire » dans les établissements de santé.

La sociologue Véronique Ghadi, chef de projet développement de la certification à la Haute autorité de la santé, a travaillé sur le sujet avec comme objectif de « renforcer la question des droits des patients ». « La maltraitance ordinaire, c’est celle que l’on ne retrouve pas devant les tribunaux », a précisé l’intervenante qui a établi son constat à partir de témoignages de patients, de proches, mais aussi de professionnels.

Sentiment de soumission du malade

Un constat qui sépare la maltraitance du fait des professionnels de santé et celle qui incombe aux hôpitaux. Le respect de la dignité des malades, la prise en charge de la douleur sont des thèmes qui reviennent souvent dans un contexte d’attentes fort au niveau disponibilité du personnel et au niveau de la personnalisation de la prise en charge. Véronique Ghadi a par exemple évoqué « les discussions d’ordre privées entre professionnels devant le patient » ou « les professionnels qui n’entendent pas ce que disent les malades sur les effets des traitements ». « Tout cela renforce le sentiment de soumission du malade ».

La sociologue a également décrit la culpabilisation que les professionnels de santé font parfois peser sur les proches en terme de responsabilité, certains allant jusqu’à des représailles par des interdictions de visite d’une mère à son fils pendant une semaine.

Autre aspect de la maltraitance, « le rythme de l’hôpital qui s’impose au malade ». « C’est Versailles à 4h du matin. Plein feux, on réveille tout le monde en claquant des talons». Qui n’a pas vécu cette situation lors d’une hospitalisation ? Ou les attentes aux urgences ? « Vous avez de la chance vous n’avez attendu qu’une heure… ». Et que dire des changements de programmation des examens médicaux sans prévenir les proches qui s’étaient organisés en fonction du planning initial…

« La question économique est également très présente, notamment au niveau de la sortie décidée parfois sur des arguments économiques », a poursuivi Véronique Ghadi pointant aussi la tardicité du rendu des examens, l’absence de réponse au courrier, voire des réponses inadaptées ».

La qualité de vie au travail des soignants

Le fait d’évoquer cette maltraitance ordinaire sans tabous est plutôt rassurant. On n’est plus dans le déni et malades et proches, qui sont des « acteurs incontournables », le valent bien.

Sylvie Mansion, directrice de l’Agence régionale de santé (ARS), a salué « l’engagement de la Franche-Comté pour la qualité ». « Nous devons travailler à la prévenance, c’est un engagement qui nous honore ». La question qui se pose est simple a estimé de son côté le professeur Régis Aubry : « Comment dans un contexte économiquement contraint on peut maintenir la qualité des soins ? ». Une préoccupation qui en recoupe une autre, celle de la qualité de vie au travail pour les soignants eux-mêmes. Mieux ils seront traités, mieux ils pourront traiter.

Santé

Municipales à Besançon : quatre candidats détaillent leurs priorités pour la santé avec la CPTS

À l’approche des élections municipales, la Communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS) CaPaciTéS Besançon et Métropole a interrogé les candidats à la mairie de Besançon sur leurs priorités en matière de santé. Objectif affiché : mieux comprendre "quels choix demain pour la santé des Bisontins" et "comment agir ensemble pour améliorer l’offre de soins " selon la CPTS. Quatre candidats sur six ont répondu à cette sollicitation : Éric Delabrousse, Ludovic Fagaut, Séverine Véziès et Anne Vignot.

La CPAM du Doubs recrute un.e infirmier.e du service médical

offre d’emploi, infirmier(e) • La CPAM du Doubs recrute un·e infirmier·e du service médical pour intégrer sa Direction Médicale à Besançon.
Le poste propose des missions médico-administratives, d’accompagnement des professionnels de santé et de contribution à la qualité des prises en charge, au sein d’un organisme public engagé au service de la solidarité nationale.

Top départ de la 6e édition de Tout Besançon donne

L’Établissement français du sang (EFS) Bourgogne-Franche-Comté lance la 6e édition de l’opération Tout Besançon Donne, qui se déroulera du 4 février au 4 mars 2026. Cette mobilisation vise à sensibiliser largement les habitants du Grand Besançon au don de sang et de plasma, en s’appuyant sur un réseau de partenaires locaux et d’ambassadeurs engagés.

La campagne de vaccination contre la grippe est prolongée jusqu’au 28 février 2026

Se protéger, protéger son entourage, préserver le système de santé : l’ARS invite les habitants de Bourgogne-Franche-Comté à ne pas relâcher leur vigilance face aux virus de l’hiver, dans un communiqué du 30 janvier 2026. La campagne de vaccination contre la grippe est prolongée jusqu’au 28 février.

CHU Besançon Franche-Comté : une nouvelle identité et l’ouverture d’un service pour désengorger les urgences

À l’occasion de la présentation de ses voeux, la direction de l’hôpital Minjoz de Besançon a dévoilé ce 28 janvier 2026 sa nouvelle identité ainsi que l’ouverture d’un service de médecine polyvalente dès le 2 février ayant pour objectif de désengorger les urgences.

À Besançon, les syndicats du CHU présentent leurs “contre-vœux”…

VIDEO • Quelques heures avant la présentation des vœux officiels de la direction du CHU de Besançon ce 28 janvier 2026 à 18h00, l’intersyndicale FO, SUD, CGT de l’hôpital a souhaité présenter ses "contre-vœux" en début d'après-midi pour dénoncer "la nouvelle gestion du temps de travail" au sein de la structure.

Un appel à témoignages auprès de personnes actives atteintes de SEP ou de Parkinson

L’Observatoire Régional de la Santé Bourgogne–Franche-Comté (ORS BFC) lance, ce mois de janvier 2026, un appel à participation dans le cadre d’un projet de recherche consacré aux maladies neuro-évolutives et au travail. Intitulé Heritafe, le projet s’intéresse aux parcours professionnels de personnes atteintes de sclérose en plaques (SEP) ou de maladie de Parkinson.

Du changement à la direction de l’ARS Bourgogne-Franche-Comté

Trois mois tout pile après la nomination de Lucie Ligier à la direction de la santé publique, du changement est déjà signalé dans l’équipe de direction de l’ARS Bourgogne-Franche-Comté, a-t-on appris ce mercredi 21 janvier 2026 par voie de communiqué de presse. Depuis le 2 janvier 2026, madame Ligier a finalement été nommée directrice générale adjointe et c’est Eric Lalaurie, auparavant responsable du département prévention santé-environnement, qui lui succèdera à la tête de la direction de la santé publique dès le 1er février 2026. 

CHU : des espaces d’accueil “plus humain” inaugurés en néonatalogie et réanimation infantile

Nés d’un constat fait durant la période Covid, deux espaces d’accueil ont été pensés par les équipes du CHU de Besançon pour améliorer le confort des familles d’enfants hospitalisés en réanimation infantile et en néonatalogie. Ils ont été inaugurés ce mardi 20 janvier 2026. 

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 9.36
légère pluie
le 11/02 à 15h00
Vent
6.9 m/s
Pression
996 hPa
Humidité
89 %