Tariq Ramadan confronté à son accusatrice suisse chez les juges français

Publié le 16/09/2020 - 15:04
Mis à jour le 16/09/2020 - 15:00

Tariq Ramadan, déjà mis en examen en France pour des viols sur quatre femmes qu’il conteste, est confronté mercredi 16 septembre à son accusatrice suisse au tribunal judiciaire de Paris en présence du procureur de Genève.

L'intellectuel suisse, interdit par la justice de quitter le territoire français depuis sa sortie de prison, avait été interrogé pour la première fois en juillet dans cette procédure parallèle aux investigations françaises, en présence du magistrat helvète.

Tariq Ramadan, 58 ans, et la plaignante, une femme de 54 ans, étaient convoqués à 10h pour être entendus ensemble par deux juges d'instruction français en présence du procureur suisse. Mais un important dégât des eaux constaté en début de matinée au 19e étage du nouveau tribunal, inauguré en 2018 à la porte de Clichy, dans le nord-ouest de la capitale, a entraîné l'évacuation des bureaux des juges d'instruction. Finalement, l'audition a pu débuter vers 13H, selon les avocats.

Violée et séquestrée lors d'une rencontre dans un hôtel de Genève

La plaignante, surnommée "Brigitte" dans les médias, avait déposé plainte pour viol à Genève le 13 avril 2018, deux mois après l'incarcération provisoire de l'islamologue dans le dossier français. Cette femme a rapporté avoir été violée et séquestrée par M. Ramadan lors d'une rencontre dans un hôtel de Genève le 28 octobre 2008.

"C'est une épreuve pour ma cliente d'être confrontée à lui dix ans après les faits", a déclaré avant l'audition à l'AFP un de ses avocats, Me François Zimeray, "d'autant qu'elle fait régulièrement l'objet de menaces", notamment sur les réseaux sociaux.

En juillet, Tariq Ramadan avait reconnu l'existence de ce rendez-vous, mais nié toute relation sexuelle, selon un membre de son entourage.

"Viol" et "viol sur personne vulnérable"

Depuis février 2018, l'intellectuel musulman est mis en examen en France pour "viol" et "viol sur personne vulnérable", pour des faits dénoncés par deux plaignantes, Henda Ayari et "Christelle", respectivement en 2012 à Paris et en 2009 à Lyon.

Deux nouvelles mises en examen, pour des soupçons de viols sur deux autres femmes, en 2015 et 2016, ont été prononcées en février dernier.

(AFP)

Justice

Vols de camions chez des artisans du Haut Doubs : 126 gendarmes mobilisés et 12 personnes interpellées

Mardi 5 mai 2026, une opération judiciaire a été menée simultanément dans les départements du Doubs, de la Côte d’Or et de la Haute-Saône pour des faits de vol avec trois circonstances aggravantes, blanchiment d’argent, escroquerie, travail dissimulé et non-justification de ressources.

Affaire Avenir Fermetures : 100 victimes, 700.000 € de préjudice et une enquête pénale ouverte à Besançon

Les sociétés Avenir Fermetures Saint-Vit et Rioz, spécialisées dans la menuiserie, font l’objet de procédures de liquidation judiciaire devant le tribunal de commerce de Besançon. Plusieurs clients affirment avoir versé des acomptes pour des travaux jamais réalisés, donnant lieu à un préjudice financier significatif et à la création d’un collectif d’aide aux victimes de ces affaires, a-t-on appris en mars 2026.

Poulain jeté dans un trou : un éleveur condamné et interdit à vie de détenir un animal

Un éleveur de chevaux du Doubs qui avait jeté un poulain dans un trou, entraînant sa mort, a été condamné lundi 27 avril 2026 à Besançon à une interdiction définitive de détenir un animal et d'exercer une profession en lien avec les animaux, a-t-on appris auprès du parquet.

Suisse: le maire de Crans-Montana affirme qu’il ignorait l’absence de contrôles avant l’incendie du nouvel an

Le président de la commune de Crans-Montana, Nicolas Féraud, a assuré lundi 13 avril 2026 devant les magistrats suisses ne pas avoir été au courant du fait que les contrôles du Constellation n'avaient pas été effectuées depuis 2019, soit pendant six ans avant l'incendie de ce bar qui a fait 41 morts la nuit du nouvel an dans la station alpine.

Incendie de Crans-Montana : un ex-responsable de la commune fait valoir son droit au silence

Un ancien responsable de la station de ski suisse de Crans-Montana que le parquet valaisan devait entendre ce mercredi 8 avril 2026 dans le cadre de l'enquête sur l'incendie meurtrier du bar survenu la nuit du nouvel an a fait valoir son droit au silence, en attendant d'avoir accès au dossier, a indiqué son avocat à l'AFP.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 12.1
couvert
le 10/05 à 03h00
Vent
1.51 m/s
Pression
1011 hPa
Humidité
90 %

Sondage