Un nouveau président chez Les Républicains : une "foule dans nos bureaux de vote" à Besançon (LR)

Publié le 14/10/2019 - 08:59
Mis à jour le 14/10/2019 - 08:59

Christian Jacob a été élu ce dimanche 13 octobre 2019 président des Républicains, devenant à cinq mois des municipales le patron d’un parti en crise profonde après deux années de délitement. A Besançon, « il y avait foule dans nos bureaux de vote et plus spécialement dans le bureau centralisateur à Besançon », précisent les membres LR :  « Dans notre Fédération le taux de 42% de participation était dépassé à 16h », est-il précisé.

La participation a été plus forte que prévue puisque 62.401 adhérents à jour de leur cotisation ont voté, soit 47% de participation. Christian Jacob a été élu dimanche président des Républicains, devenant à cinq mois des municipales le patron d'un parti en crise profonde après deux années de délitement.

À propos des résultats...

Le chef de file des députés LR, qui faisait figure de grand favori, l'a emporté dès le premier tour avec 62,58% des voix contre 21,28% au député souverainiste du Vaucluse Julien Aubert et 16,14% au plus libéral Guillaume Larrivé, député de l'Yonne. La participation a été plus forte que prévue puisque 62.401 adhérents à jour de leur cotisation ont voté, soit 47% de participation.

A titre de comparaison, en 2017, la participation avait atteint 42,46% lorsque Laurent Wauquiez avait été élu avec près de 75% des voix. LR comptait alors 235.000 adhérents, 100.000 de plus qu'aujourd'hui. Cette mobilisation devrait asseoir la légitimité de M. Jacob, même s'il est déjà acquis qu'il ne se présentera pas à la présidentielle de 2022.

"Les Républicains ne rependront leur place de grand parti de droite populaire et ouvert que s'ils renouent avec la promesse du rassemblement", a assuré M. Jacob. Opposé au système des primaires, il a, depuis le siège du parti à Paris, appelé sa famille politique à mettre "de côté" les querelles d'ego. Félicitant ses concurrents, M. Jacob a assuré qu'ils auraient "évidement toute leur place dans l'équipe dirigeante" à venir.

"Je continuerai, au sein des Républicains et à Oser La France, à défendre nos valeurs pour une Droite patriote, républicaine et sociale. L'aventure continue!" a réagi M. Aubert sur Twitter, tandis que M. Larrivé promettait de continuer "à tracer une voie, en homme libre de défendre (ses) convictions".

La victoire de M. Jacob a été saluée dans les rangs républicains qui n'ont pas caché l'ampleur de la tache: "victoire du rassemblement dans la clarté et la fidélité à nos valeurs" a estimé le député Eric Ciotti, tandis que Bruno Retailleau lançait: "Et maintenant, au travail!"

"La tâche est immense, nous serons à ses côtés pour engager le redressement de notre mouvement", a assuré le président du Sénat Gérard Larcher.

"Projet d'alternance au macronisme"

M. Jacob, 59 ans, trois fois ministre, et qui revendique de son passé d'agriculteur un "bon sens paysan", devra en effet reconstruire un parti, héritier de l'UMP, mais qui a accumulé les revers : défaite de Nicolas Sarkozy à la présidentielle de 2012, éviction historique du deuxième tour à celle de 2017, jusqu'à la gifle de 8,5% aux européennes de mai, qui a provoqué la démission de Laurent Wauquiez et précipité cette élection interne.

Le nouveau président devra trouver une voie dans un espace politique réduit: d'un côté la République en marche, qui s'attaque à des thèmes régaliens marqueurs de la droite, et de l'autre, l'extrême-droite où l'on prône le rapprochement.

M. Jacob a promis un "projet d'alternance au macronisme" autour de "quelques valeurs fortes", telles que "restaurer l'autorité de l'État", "lutter contre une forme de délitement de la cohésion nationale et le poison du communautarisme et de l'immigration incontrôlée", et "combattre la paupérisation des classes moyennes et des retraités".

Pour le parti, le premier rendez-vous sera les municipales de mars, "moment de vérité entre le lepenisme et le macronisme d'un côté, et nous de l'autre", a ajouté M. Jacob, en promettant que cela se ferait "dans la clarté et sans compromission, en étant fiers de nos valeurs". Pour LR, il faut aussi, à l'approche des municipales, stopper l'hémorragie qui a vu partir Valérie Pécresse et Xavier Bertrand.

"Christian Jacob est celui qui peut, par sa personnalité, par une certaine sagesse mais aussi une certaine hauteur de vue, convaincre Valérie Pécresse, Xavier Bertrand, des gens qui ont énormément de valeur, de revenir travailler avec nous pour reconstruire le parti", a estimé avant la clôture du scrutin le maire de Saint-Etienne Gaël Perdriau.

Il y a urgence. Dimanche, l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a affirmé qu'il allait "évidemment" quitter LR. Et vendredi, c'est le sénateur de l'Hérault Jean-Pierre Grand qui avait claqué la porte du parti.

(Avec AFP)

Politique

Annie Genevard empêtrée dans une polémique après un déjeuner organisé par Vincent Bolloré

L’ancienne députée du Doubs et ex-maire de Morteau est actuellement au coeur d’une polémique après sa participation à un déjeuner organisé par Vincent Bolloré et avec une figure de la propagande Pro-Poutine et un conseiller économique de Jordan Bardella. L’information a été révélée par le journal Le Monde le 26 mai 2026. Depuis, la ministre a été sommée de s’expliquer par le Premier ministre Sébastien Lecornu qui l’a contacté mercredi matin pour lui demander des explications.

Propos racistes et haineux : les réactions après la démission de Franck Bernard de GBM

Au lendemain du conseil communautaire, Grand Besançon Métropole a indiqué ce vendredi 22 mai 2026, que le désormais ex-conseiller communautaire, Franck Bernard, avait informé le président, Ludovic Fagaut, de sa démission. Une décision qui n’a pas manqué de faire réagir plusieurs représentants locaux.

Grand Besançon : scandale au conseil communautaire après la découverte de propos racistes tenus par le vice-président RN Franck Bernard…

Mise à jour - Ludovic Fagaut attend la lettre de démission de l'élu • Lors du dernier conseil communautaire de Grand Besançon Métropole qui s’est tenu ce 21 mai 2026, plusieurs élus, dont Anne Vignot, la présidente sortante, ont fait remonté l’information dévoilée par le Ch'ni selon laquelle le vice-président Franck Bernard est l’auteur d’un compte Facebook aux propos haineux et racistes.

Assises régionales de l’Europe à Dijon : une mise en lumière l’action de l’Union européenne en Bourgogne-Franche-Comté

La Région Bourgogne-Franche-Comté a organisé, mercredi 20 mai 2026 au Consortium Museum, une matinée consacrée aux Assises régionales de l’Europe. L’événement visait à présenter les effets concrets des politiques européennes sur le territoire régional, alors que l’Union européenne prépare son futur budget pour la période 2028-2034.

Consigne plastique : une “aberration écologique et contre-productive” pour le sénateur Jean-François Longeot

Lors de la séance de questions d’actualité du Sénat mercredi 20 mai 2026, le sénateur du Doubs Jean-François Longeot a dénoncé le projet de consigne pour recyclage des bouteilles en plastique qu’il juge "coûteux, incohérent et pénalisant pour les territoires".

Face à la baisse de la démographie scolaire, Laurent Croizier appelle à une planification pluriannuelle de la carte scolaire

Dans un communiqué du 20 mai 2026, le député du Doubs Laurent Croizier alerte sur l’évolution des effectifs scolaires dans le département. Selon lui, la baisse de la démographie scolaire "impose l’anticipation" et souhaite "en finir avec la gestion annuelle court-termiste.”

De nouvelles mesures pour assurer la tranquillité publique au square Saint-Amour de Besançon

VIDÉO • Alors que l’arrivée de l’été semble imminente, la Ville de Besançon a souhaité s’attaquer à un problème de tranquillité publique qui empoisonne la vie de certains riverains dès que les beaux jours pointent leur nez au square Saint-Amour. Ce mardi 19 mai 2026, au centre-ville de Besançon, le maire Ludovic Fagaut a annoncé les nouveaux dispositifs déployés au sein du square pour tenter d’enrayer le phénomène d’incivilités observés depuis près d’un an par les autorités locales.

Gérontologie : les élus communistes interpellent le maire sur la situation sociale à Bellevaux à Besançon

Une lettre ouverte adressée à Ludovic Fagaut, maire de Besançon et président du conseil de surveillance du CHU de Besançon, met une nouvelle fois en lumière les tensions sociales au centre gérontologique de Bellevaux. Signée par Hasni Alem au nom du groupe Communiste, républicains et citoyens, elle appelle à une intervention rapide des autorités locales.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 20.94
légère pluie
le 31/05 à 15h00
Vent
3.88 m/s
Pression
1018 hPa
Humidité
88 %

Sondage