Un Savoyard reste neuf mois avec six morceaux de sonde oubliés dans ses artères

Publié le 23/04/2013 - 18:18
Mis à jour le 23/04/2013 - 18:20

Six morceaux de sonde d’une longueur totale de 16 cm avaient été oubliés dans les artères d’un patient savoyard de 50 ans, lors d’un examen à l’hôpital d’Annecy en juillet 2012. Trois morceaux de cette sonde lui ont été retirés en ce mois d’avril, mais trois morceaux métalliques demeurent encore coincés dans son bras, son épaule et le bas de son cou.

Cet habitant d'Albertville (Savoie), pisteur-secouriste à la station des Arcs, avait passé une coronographie (radio des artères) le 5 juillet 2012. "Au bout de deux ou trois mois, j'ai commencé à sentir des fourmillements dans le bras, des picotements dans le cerveau et j'avais aussi du mal à dormir. J'ai d'abord mis ça sur le compte de mon âge", a raconté Nouredine Lameche. Il consulte finalement son médecin puis un spécialiste qui lui fait passer une échographie. "Et là, surprise ! C'est quelque chose qu'il n'avait jamais vu auparavant : une sonde cassée en six morceaux", a expliqué M. Lameche.

Risquant un accident vasculaire-cérébral (AVC) en raison de la formation de caillots de sang, M. Lameche est opéré le 11 avril au CHU de Lyon. Il se fait retirer trois morceaux de sonde de 3, 7 et 6 cm "légèrement plus fins que du fil de fer", décrit-il.

Trois morceaux métalliques demeurent coincés dans son bras, son épaule et le bas de son cou, explique-t-il cependant. "J'ai toujours des insomnies et j'ai encore très mal au cou", témoigne M. Lameche qui a une cicatrice de 10cm à la carotide. En accord avec ses médecins, il doit décider "dans deux ou trois mois" s'il peut se faire opérer à nouveau pour retirer le reste de la sonde.

Son avocate Me Caroline Collomb a par ailleurs entrepris des "démarches amiables" avec l'hôpital d'Annecy pour obtenir dédommagement. L'établissement s'est dit mardi "ouvert à une solution amiable".

"Manifestement, il y a dû avoir un bris de matériel, chose qui ne s'est jamais produite auparavant", a reconnu Serge Bernard, directeur du centre hospitalier de la région d'Annecy, en précisant que l'hôpital effectuait environ 3.000 coronographies par an. "C'est un examen sur lequel notre centre a une grande expérience et des opérateurs reconnus", a-t-il assuré. L'hôpital va s'attacher "à identifier les causes du problème dans les meilleures conditions possibles", a-t-il ajouté. "Nous avons dit au patient que nous étions à sa disposition pour l'accompagner. Il a fait le choix d'aller vers d'autres centres hospitaliers, ce que nous comprenons", a précisé M. Bernard.

Une expertise doit avoir lieu dans les prochaines semaines pour essayer de déterminer l'origine du problème.

(source : AFP)

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Santé

L’anti-stress avec Anne Sallé : Quand on ne sait plus ce qu’on ressent…

"Ça va." On le dit souvent sans y penser, comme on répondrait à une formalité. Pourtant, derrière ce “ça va”, beaucoup d’entre nous composent avec une fatigue persistante, une agitation intérieure ou une impression de fonctionner en pilote automatique. La nouvelle année n’y change rien, ni nos bonnes résolutions. Les journées s’enchaînent, bien remplies. On gère le travail, la famille, les obligations. Mais quand il s’agit de dire ce que l’on ressent vraiment, les mots manquent. Comme si le lien avec soi s’était peu à peu distendu.

Biothérapies : la Bourgogne-Franche-Comté et le Québec unissent leurs forces pour accélérer l’innovation

Depuis plusieurs mois, une initiative vise à structurer des liens durables entre les acteurs des biothérapies de Bourgogne-Franche-Comté et leurs homologues québécois, a-t-on appris ce mercredi 14 janvier. Deux écosystèmes aux spécificités distinctes mais complémentaires, unis par des enjeux et une ambition partagés : accélérer l’émergence, le développement et la production de médicaments innovants.

Épidémies et grève des médecins : le système de santé régional sous tension en Bourgogne Franche-Comté

La région Bourgogne Franche-Comté traverse depuis plusieurs semaines une période de forte pression sanitaire, liée à la circulation de plusieurs virus hivernaux et à un mouvement de grève des médecins libéraux. L’Agence régionale de santé (ARS) affirme toutefois rester en capacité d’assurer la continuité des soins dans un communiqué du 9 janvier 2026.

Stimuler le cerveau sans chirurgie : un chercheur bisontin au cœur d’un ouvrage international

Un nouvel ouvrage collectif, Le Manuel de la stimulation cérébrale transcrânienne non invasive dans le domaine cognitif : méthodes, psychophysiologie, neuroamélioration et applications thérapeutiques, est paru le 8 décembre 2025 et dresse un état des lieux approfondi des connaissances et des perspectives dans le champ de la neuromodulation cérébrale. L’ouvrage est co-édité notamment par le professeur Vincent Van Waes, directeur du Laboratoire de Recherches intégratives en neurosciences et psychologie cognitive (UMR INSERM 1322) à l’Université Marie et Louis Pasteur à Besançon.

Jobs d’été 2026 : le CHU de Besançon ouvre ses recrutements aux étudiants

Le CHU de Besançon lance sa campagne de recrutement pour les jobs d’été 2026. Comme chaque année, l’établissement hospitalier propose environ une centaine de remplacements destinés aux étudiants pendant la période estivale, qui s’étend du 15 juin au 30 septembre. Les candidatures sont ouvertes dès à présent et jusqu’au 27 février 2026.

Épiphanie : la Brioche des rois d’Anne Sallé pour lâcher-prise…

L'anti-stress avec Anne Sallé • L’Épiphanie pointe le bout de son nez avec son parfum d’amandes ou de fleurs d'oranger, de beurre chaud et de convivialité. On tire les rois, on cherche la fève… c'est jouissif, mais il ne faudrait pas oublier l’essentiel : le plaisir simple d’être ensemble. Et si, dans notre quotidien souvent pressé, la galette devenait bien plus qu’une tradition gourmande : un véritable moment de bien-être comme Anne Sallé, notre coach anti-stress, vous y invite tant.

Les conseils de Valentine Caput : et si en 2026 on arrêtait de se prendre la tête avec son assiette ?

L'oeil de la diet' • En ce début d'année, les bonnes résolutions fleurissent : manger mieux, faire attention, perdre quelques kilos... Souvent avec beaucoup de bonne volonté et parfois un peu trop de sévérité... On fait le point avec notre nutritionniste Valentine Caput qui vous délivre les bons conseils pour débuter sereinement 2026. 
 

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 1.69
couvert
le 19/01 à 09h00
Vent
0.42 m/s
Pression
1019 hPa
Humidité
91 %