Une Haut-Saônoise "revenante" de Syrie condamnée à Paris à 8 ans de prison

Publié le 16/12/2025 - 08:19
Mis à jour le 16/12/2025 - 08:17

Une Française, membre du groupe dit de Vesoul, a été condamnée lundi par la cour d'assises spéciale de Paris à huit ans d'emprisonnement pour avoir rejoint le groupe Etat islamique (EI) en Syrie en 2014, avant son rapatriement en 2022.

 © Ekaterina  BOLOVTSOVA
© Ekaterina BOLOVTSOVA

Les trois jours de procès ont retracé le parcours de Lucie C., parmi les premières rapatriées en avion militaire, le 5 juillet 2022, après plus de trois ans dans les camps d'Al-Hol et Roj du nord-est syrien. Deux de ses enfants, nés en France et parties civiles au procès, avaient été rapatriés avant elle début 2021.

Issue d'une famille non pratiquante, elle connaît une enfance sans difficultés matérielles mais marquée par une soumission à ce qu'elle décrit comme la terreur paternelle, qu'elle fuit sitôt majeure et son BEP de petite enfance en poche pour rejoindre un Franco-turc rencontré à 16 ans. 

Quelques mois pour sombrer dans la radicalité

Puis c'est l'engrenage. Son cercle d'une dizaine d'amis de Haute-Saône, abreuvés de vidéos d'exactions, sombre en quelques mois dans la radicalité. Leur connaissance de l'islam reste néanmoins très limitée. Son frère Benjamin C, et son conjoint sont particulièrement "fanatisés", dit celle qui affirme aussi se soumettre pour expier un adultère.

La plupart sont comme elle des convertis et représenteront 23% de tous ceux partis dans la zone irako-syrienne, selon la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). 

Quand elle quitte la France pour la Syrie en voiture en septembre 2014, "le califat" transfrontalier du groupe EI vient d'être auto-proclamé. Là-bas, elle dit se sentir "à sa place" et "bien vivre" dans de vastes appartements, bénéficiant du statut social de son conjoint. Ce dernier occupera des fonctions importantes dans l'appareil sécuritaire de Daech, de la prison de Raqqa à la police des meurs et l'Amni, la branche du groupe EI chargée notamment de la sécurité intérieure et du renseignement. Il surveillera en ligne la manière dont le groupe est présenté en France.

Prête à mourir "la tête haute"

"Les premières années, je suis endoctrinée, radicalisée, fortement", dit-elle dans le box, jean et cheveux mi-longs lâches. Quand Raqqa est encerclée en 2017, Lucie C. écrit à son père n'"être prisonnière de personne", prête à mourir "la tête haute". Elle est finalement expulsée de la ville dans une "bétaillère" et "survit" pendant des mois de débâcle, entre abris dans un écurie ou un trou creusé dans la terre, avant la reddition en février 2019. 

La peine prononcée lundi, moindre que les 12 ans de réclusion criminelle requis par l'accusation, comprend une obligation de soins ainsi qu'un suivi socio-judiciaire de cinq ans avec obligation notamment de travailler.

(AFP)

Justice

Procès Zepeda pour l’assassinat de Narumi Kurosaki : de nouvelles recherches sur un ADN inconnu

Dix ans après la disparition d'une étudiante japonaise à Besançon, la cour d'assises du Rhône a demandé mercredi 18 mars 2026 à la police de tenter d'identifier un ADN trouvé sur son oreiller, accédant à la demande des avocats de son ex-petit ami chilien Nicolas Zepeda, rejugé pour assassinat.

Féminicide : Nicolas Zepeda jugé une troisième fois pour l’assassinat de Narumi Kurosaki

Le Chilien Nicolas Zepeda est jugé pour la troisième fois, à partir de mardi 17 mars 2026 à Lyon, pour l'assassinat en 2016 de son ex-petite amie japonaise à Besançon et devrait, sauf coup de théâtre, continuer à nier malgré des indices confondants. Même en l'absence de cadavre, de preuve et d'aveu, il a déjà été condamné deux fois à 28 ans de prison, en 2022 puis en appel en 2023, un verdict annulé par la Cour de cassation en 2025 pour un vice de procédure. 

Fraude et travail illégal : la gendarmerie du Doubs a saisi 7,5 millions d’euros en 2025

La gendarmerie du Doubs a saisi près de 7,5 millions d'euros d'avoirs criminels en 2025, dans le cadre de la lutte contre le travail illégal et la fraude, a annoncé samedi 14 mars 2026 la colonelle Elodie Montet, commandante du groupement départemental. Les avoirs criminels sont les profits issus d'une activité criminelle ou délictuelle.

Jugement de Frédéric Vuillaume et Toufik de Planoise à Besançon : un rassemblement de soutien le 12 mars

Frédéric Vuillaume secrétaire général de Force Ouvrière Bourgogne-Franche-Comté, et de Toufik-de-Planoise, journaliste indépendant, seront jugés en appel le 12 mars prochain par la Cour d'appel de Besançon. Un rassemblement pour soutenir les accusés est prévu par le syndicat Force Ouvrière. 

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 10.27
ciel dégagé
le 21/03 à 09h00
Vent
3.53 m/s
Pression
1014 hPa
Humidité
56 %