Une nouvelle vie pour les matériaux de l’ancienne institution Saint-Jean dans une matériauthèque…

Publié le 18/10/2023 - 08:18
Mis à jour le 20/10/2025 - 17:02

Dans le cadre de la première étape du projet de rénovation de l’ancienne institution Saint-Jean porté par l’entreprise SMCI dans le quartier Saint-Claude à Besançon, une matériauthèque éphémère a été inaugurée à l'initiative de Grand Besançon Métropole et du Pôle Energie Bourgogne Franche-Comté mardi 17 octobre 2023. Plus de 150 tonnes de mobiliers, faïences et autres objets de récup’ ayant participé à l’immense histoire du lieu seront bientôt en vente aux entreprises comme aux particuliers.

Pas moins de 150 invités, étudiants en immobilier de l'école Pigier, élèves du Greta et du lycée Saint Paul, architectes, notaires, artisans, entreprises du bâtiment, bureaux d'étude, Sybert, Pôle Energie ont participé à cette inauguration, dont Anthony Nappez, conseiller communautaire délégué en charge des bâtiments de Grand Besançon Métropole.

160 ans presque jour pour jour après la pose de la première pierre (automne 1863) de ce qui était en tout premier lieu une école pour personnes souffrant de troubles auditifs et de la parole, cet automne 2023, les 7.000 m2 de l’ancienne institution Saint-Jean vivent une véritable transformation. Réalisé par le groupe immobilier bisontin SMCI, le projet baptisé L’Intemporel, est composé d’une partie rénovation et d’une partie construction, le Domaine Hugo, qui donneront une nouvelle vie à l’ensemble. Et ce chantier est le plus important gisement de matériaux de réemploi de Bourgogne Franche-Comté…

Comme un nouveau métier qui existe depuis toujours...

C’est pour cette raison que SMCI s’est associée à l’entreprise lyonnaise Made in Past dont l’un des principaux enjeux est le réemploi des matériaux issus de chantiers. Cureurs de métier, les dirigeants de cette société spécialisée dans la déconstruction et le réemploi est comme un nouveau métier, un nouveau secteur dans le bâtiment qui existe finalement depuis très longtemps (nos grands-parents, arrières-grands-parents... avaient davantage ce souci de l'économie et du réemploi), mais remis au goût du jour dans un souci de bon sens à l'heure pendant laquelle la diminution des ressources naturelles disponibles, les difficultés croissantes d’approvisionnement en matériaux et leur coût en constante augmentation pousse à s’interroger sur la pertinence du paradigme actuel.

Comment ça se passe ? 

Les étapes pour diminuer radicalement l’empreinte carbone

Avant tout, le projet immobilier, dès la base, a pour objectif de rénover plutôt que démolir pour reconstruire.

Ensuite, après la réalisation d’un diagnostic pour recueillir les données liées aux gisements présents sur le site du chantier, Made in Past procède à ce que Maxime Cornut, directeur de l’agence, appelle "la dépose sélective”. C’est-à-dire que les matériaux présents sur le site en rénovation ont été enlevés avec toutes les précautions nécessaires dans le but de préserver l’intégrité de chaque ressource pour garantir leur réemploi. 

La troisième étape vise à reconditionner les matériaux déposés. ”Les matériaux, qui seront vendus à des entreprises, des professionnels, mais aussi des particuliers doivent répondre à une esthétique, à un standard afin qu’ils puissent imaginer leur réemploi”, explique Maxime Cornut. En d’autres termes, les matériaux sont nettoyés, voire réparer afin de reprendre leur forme originale pour que le grand public reconnaisse les objets et puisse se projeter.

Le bois de la charpente du préau est aussi en revente. © Alexane Alfaro

La quatrième étape, et pas des moindres, est la logistique et le stock des matériaux. Dans le cadre de l’ancienne institution Saint-Jean, l’ensemble des éléments déposés sont stockés in-situ grâce à une superficie de plusieurs milliers de mètres carrez. 

Enfin, la dernière étape consiste à la revente des matériaux de réemploi. Afin de valoriser les objets, un catalogue en ligne et ouvert au public est créé. Les futurs acheteurs peuvent donc réserver des matériaux puis se rendre sur place pour régler et récupérer leurs achats pendant les horaires d’ouverture de la matériauthèque. (voir en fin d’article - infos pratiques)

"On va décarboner plus qu'on ne va carboner"

Faïences, sanitaires, parquet en chêne, bibelots, cuisine, portes, radiateurs, distributeurs de savon, luminaires, paters, mobiliers, signalétique de sécurité, jusqu’au bois de charpente du préau aux vitraux de la chapelle en passant par les tuiles et autres éléments de couverture… Plus de 150 tonnes de matériaux ont été récupérées pour constituer cette matériauthèque, induisant une nouvelle économie carbone équivalent à 600 allers-retours Paris - New York en avion ou la fabrication de 5.033 jeans en coton.

Précurseur en la matière, le président du groupe SMCI, Fabrice Jeannot, qui n'a pas attendu la RE 2020, nous explique que ”depuis toujours, soit depuis 30 ans, nous faisons des réhabilitations diverses et variées, nous avons toujours fait au mieux pour rénover plutôt que démolir pour reconstruire afin que ce que nous démolissons ou déconstruisons puissent être réutilisés et c’était toujours très difficile, car réutiliser des matériaux anciens coûtait souvent plus cher que d’acheter du matériel neuf”, se souvient-il. ”L’actualité nous a rattrapés et aujourd’hui, certains matériaux sont compliqués à obtenir avec des délais très importants, d’autres sont très chers, donc réutiliser des matériaux existants qu’on déconstruit avec soin a du sens pour nous.” Et d’ajouter : ”ce qui est important aussi, c'est que nous décarbonons plus qu'on ne va carboner, tout en proposant une offre de logements nécessaire à notre ville, et c'est toute la philosophie de SMCI qui est là".

Au-delà de la matériauthèque qui permettra de vendre une importante quantité d’éléments, nombre de matériaux sont conservés pour être réutilisés sur le chantier du Domaine Hugo de L’Intemporel.

Infos pratiques

Le premier jour d'ouverture de la ”Matériothèque SMCI” est prévu samedi 4 novembre 2023 de 8h à 12h, puis :

  • samedi 18 novembre de 8h à 12h
  • samedi 2 décembre de 8h à 12h
  • samedi 16 décembre de 8h à 12h
  • samedi 30 décembre de 8h à 12h
  • samedi 13 janvier de 8h à 12h

Visite de la matériauthèque possible du lundi au vendredi uniquement sur rendez-vous par téléphone au 06 50 21 33 88 (Pierre Mathieu)

© Alexane Alfaro

Economie

À Besançon, Simon Leclair lance " Bissapéti " pour faire découvrir le bissap au grand public

Simon Leclair, jeune entrepreneur franco-sénégalais et bisontin de 25 ans, a créé Bissapéti, une boisson naturelle à base d’hibiscus inspirée d’une recette familiale, disponible depuis mi juillet 2026. De Besançon, il ambitionne de faire connaître cette spécialité d’Afrique de l’Ouest en France, puis à l’international.

Au Clavelin, Jules Laude sert la Franche-Comté aux Parisiens…

Dans une rue calme du 9e arrondissement de Paris, à deux pas de la rue des Martyrs, le Clavelin ne ressemble pas à un bar à vin comme les autres. Derrière le comptoir, Jules Laude a choisi de faire de son établissement une véritable vitrine de la Franche-Comté. Vins du Jura, fromages régionaux, recettes familiales et rencontres avec des vignerons composent l'identité de ce lieu ouvert depuis août 2023, où le terroir franc-comtois s'exprime dans une ambiance décontractée.

Les Instants gourmands reviennent fin août à Besançon : 4 jours de saveurs et de musique à Granvelle

Du jeudi 27 au dimanche 30 août 2026, les Instants gourmands feront leur retour sur la promenade Granvelle à Besançon. Organisé par l’Office du commerce et de l’artisanat, l’événement proposera une nouvelle édition placée sous le signe de la gastronomie, des découvertes culinaires et des animations musicales.

Quel est le poids du secteur hôtels, cafés et restaurants en Bourgogne-Franche-Comté ?

Les Urssaf Bourgogne et Franche-Comté ont annoncé, mi juillet 2026, la publication d’un nouveau format d’analyse statistique consacré aux hôtels, cafés et restaurants (HCR) en Bourgogne–Franche-Comté. Cette première édition s’adresse aux acteurs économiques, aux décideurs et aux partenaires institutionnels de la région.

Cancoillotte IGP : comment TikTok a fait bondir les ventes en un mois ?

En quelques semaines, la Cancoillotte IGP, spécialité emblématique de Franche-Comté, est devenue un phénomène de consommation à l'échelle nationale. Porté notamment par TikTok, ce fromage traditionnel a connu une forte hausse de sa notoriété, entraînant une progression significative des ventes en grande distribution et des tensions sur les stocks des producteurs, soit +31,4 %.

France Active Bourgogne-Franche-Comté : une nouvelle structure régionale dédiée au financement des entrepreneurs engagés

Les associations France Active Bourgogne et France Active Franche-Comté unissent leurs forces pour donner naissance à France Active Bourgogne-Franche-Comté, une nouvelle structure régionale dédiée au financement et à l’accompagnement des entrepreneurs engagés, des structures de l’ESS et des territoires en transition, apprend-on ce mois de juillet 2026.

En Bourgogne-Franche-Comté, les micro-entreprises gagnent du terrain, mais restent fragiles

En forte progression depuis plusieurs années, les micro-entreprises représentent désormais un tiers des très petites entreprises de Bourgogne-Franche-Comté. Si elles contribuent à l'emploi et au maintien des services, leurs revenus demeurent modestes et leur pérennité reste limitée, selon une étude de l'Insee publiée jeudi 9 juillet 2026 par Patrice Perron et Bénédicte Piffaut.

Restauration, beauté, marque… Monoprix engage un vaste plan de modernisation de tous ses magasins d’ici 2030

À partir de ce mois de juillet, Monoprix lance un important programme de rénovation de l'ensemble de ses magasins en France. L'enseigne du groupe Casino prévoit de moderniser progressivement son parc d'ici à 2030, avec un investissement global de 325 millions d'euros. Le premier magasin transformé a été inauguré le 6 juillet à Aix-en-Provence, marquant le début de ce chantier national.

Matthias Marc et son épouse ouvrent La Maison des Cimes à Malbuisson cet été

À Malbuisson, sur les rives du lac Saint-Point, troisième lac naturel de France, Matthias et Hanna Marc ouvriront début août 2026 La Maison des Cimes, un établissement qui réunit un hôtel de neuf chambres, un restaurant gastronomique et un bistrot au feu de bois. Pensée comme une destination dédiée à la Franche-Comté, à ses paysages et à son art de vivre, La Maison des Cimes marque également le retour de Matthias Marc sur son territoire d'origine après douze années passées à Paris.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Les données météo sont momentanément indisponibles.

Sondage