Violences urbaines à Vesoul : neuf individus mis en examen

Publié le 15/11/2017 - 09:38
Mis à jour le 16/04/2019 - 17:42

Neuf hommes suspectés d'avoir participé à des violences urbaines à Vesoul fin septembre, en réaction à la création d'une brigade de police nocturne, ont été mis en examen mardi, a-t-on appris mercredi 15 novembre 2017 auprès du parquet.

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illustration © damien poirier
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« Cinq auteurs principaux ont été écroués et quatre autres individus ont été placés sous contrôle judiciaire », a indiqué à l’AFP le procureur de la République de Vesoul, Emmanuel Dupic.

Témoins, vidéosurveillance, ADN

Âgés de 18 à 24 ans, ils sont suspectés d’avoir participé aux violences urbaines commises dans le quartier sensible du Montmarin, à Vesoul, dans la nuit du 29 au 30 septembre. Les suspects ont été interpellés lundi dès 6 h 00 du matin à Vesoul et ses environs, lors d’une vaste opération de police mobilisant une soixantaine de policiers, dont ceux de la brigade de recherche et d’intervention (BRI) de Dijon.

Ils ont été reconnus par des témoins, sur les images de vidéosurveillance de la ville ou identifiés grâce aux traces ADN retrouvées sur les projectiles. Plusieurs ont reconnu leur participation aux faits, a précisé le procureur.

Pompiers et policiers tombent dans un « get-apens »

Dans la nuit du vendredi 29 au samedi 30 septembre, une voiture et six poubelles avaient été volontairement incendiées dans le quartier du Montmarin. Les pompiers et les policiers – attirés dans un « guet-apens », selon le procureur – avaient été visés par des jets de tessons de bouteilles et de pavés. Un agent avait été légèrement blessé et plusieurs véhicules endommagés.

Le parquet a ouvert une information judiciaire pour « violences aggravées sur dépositaires de l’ordre public, en réunion et avec armes » et pour « destruction par incendie ».

Une brigade anticriminalité de nuit qui perturbe les trafics

Certains des mis en examen « sont connus des services de police pour des faits de trafic de stupéfiants, ce qui explique pourquoi ils ont participé à ces violences urbaines », avait dit lundi M. Dupic. Selon lui, ces violences sont survenues en raison de « l’arrivée d’une brigade anticriminalité de nuit qui perturbe les trafics ».

Le parquet de la Haute-Saône a fait part de « sa détermination à mettre fin, avec la police nationale, aux activités délinquantes d’une infime minorité d’auteurs ».

Début octobre, un homme de 44 ans et deux mineurs de 17 ans avaient déjà été mis en examen et écroués dans le cadre de cette enquête.

(Source : AFP)
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